« La nature irrégulière des poussières d’amiante s’apparente à du verre coupant et, lorsque ces particules s’élèvent dans une pièce et qu’elles restent en suspension, quelle que soit leur quantité, leurs effets se sont révélés nocifs. » Pour saisir toute la portée de ces quelques lignes sans équivoque, il faut savoir qu’elles ont été rédigées en 1898 par Lucy Deane inspectrice du travail britannique ! Pourtant cette démonstration du caractère hautement toxique des poussières d’amiante devra attendre 100 ans avant de trouver sa conclusion en 1997 avec l’interdiction en France de l’usage de ce matériau.
Durant ces années, les pouvoirs publics ont autorisé l’usage de l’amiante dans les bâtiments, les navires, les trains… et cela sans fixer jusqu’à une date récente, de normes sérieuses de sécurité, l’Etat n’a pas protégé la santé des salariés. Les entreprises ont, quant à elles, engrangé des bénéfices sur une substance qu’elles savaient toxique, elles n’ont rien dit aux dockers, ouvriers du broyage, sidérurgistes, mécaniciens, électriciens... , aux ouvriers de
Déjà plus de 35 000 morts et 100 000 à venir !
Refusons l'impunité des responsables et des donneurs d'ordre !
SUD-Rail appelle à manifester
Samedi 30 Septembre 2006
à 14h00 gare Montparnasse
Cheminots, retraités, élus, nous pensons que nous devons tous nous unir sur ce dossier et nous battre. L’objectif est
VOYAGEURS
Le trafic voyageurs grandes lignes ou TER est en croissance supérieure à ce qui a été prévu. Les retards et suppressions de trains sont toujours concentrés sur la transversale sud. Les moyens (infrastructures en particulier) sont manifestement en cause. Les « Produits de Trafic » (les recettes) sont supérieurs. La Direction a laissé entendre que ce dépassement comblerait le déficit du Fret.
FRET
De ce coté là c’est effectivement l’effondrement qui se poursuit. Bien embêté pour mettre au compte des grèves en juin juillet, le Directeur du Fret a argumenté sur les « déraillements ». Bref, la politique de la Direction Fret et le désastreux « plan Véron » n’y sont pour rien quand ce n’est pas la faute des cheminots, c’est celle à pas de chance…
SUD-rail dénonce, la réalité d’un abandon du Fret derrière des discours incantatoires destinés à masquer la situation. Avoir décidé l’abandon de nombreux trafics pour se replier sur les trafics massifiés des « tapis roulants » ne pouvait qu’aboutir à une dynamique de recul. Il ne faut pas s’étonner de la concurrence sauvage qui commence sur ces axes de trains complets. Chacun sait que c’est sur ces segments que la concurrence peut venir « écrémer » en pratiquant le Dumping social.
L’élu SUD-Rail a une nouvelle fois demandé une analyse, cas par cas des trafic perdus au profit de sociétés concurrentes (12 cette année).
Les conséquences sociales et environnementales de la politique de « flux tendus » développée par le nouveau cours du capitalisme sont catastrophiques. Elles ne répondent qu’à des exigences financières destinées à servir les spéculateurs.
Le repli sur les trains complets, l’affaiblissement du wagon isolé et du combiné ne donnent plus les moyens de répondre aux demandes courtes.
La croissance des sociétés de chemins de fer (y compris du combiné) dans d’autres pays mériterait d’être analysée. Il semble que de toutes façons, elle accompagne une croissance équivalente de la route.
Il faut, bien sur, intégrer le report vers l’Est des usines délocalisées. Ces délocalisations
produisent une « croissance des transports ». Mais l’utilité sociale de cette politique est très contestable. Seulement de ça il ne faut pas parler « c’est le progrès », « c’est l’indiscutable loi du marché », « c’est la construction de l’Europe »
Cette politique de dumping social et fiscal est d’ailleurs encouragée par les décisions et les investissements autoroutiers de l’Union Européenne.
Et si derrière ces matraquages publicitaires, il n’y avait que l’acharnement des défenseurs d’‘un système économique qui leur profite ?
Il y a fort à parier que la pression exercé par la capitalisme le plus sauvage, ne se traduise par une casse des conditions de travail et de salaire ans ces sociétés ferroviaires.
Nos Directeurs ne travaillent pas à « sauver le service public, le chemin de fer, le Statut ». Ils sont simplement un rouage dans cette offensive contre les conditions sociales (1).
La Direction a annoncé l’obtention de sa licence d’entreprise ferroviaire par VFLI. Cette société étant destinée à « assurer le trafic Fret en dehors des grands axes ».
SUD-rail se démarque des compliments d’usage sur « la défense du groupe SNCF ».Il s’agit d’un tour de passe passe. Si VFLI est une société du groupe, c’est aussi (et surtout) une société privée dont les salariés n’ont pas le Statut. Dans ces conditions le transfert du trafic Fret vers VFLI sera source de conflits sociaux des cheminots qui résisteront face à ce recul. Cette licence organise, ni plus ni moins, la privatisation d’une part du Fret SNCF.
( 1) A propos, c’est la raison pour laquelle SUD-Rail n’a pas jugé utile de s’associer au Conseil de Juillet. Cette réunion n’a servi qu’à cautionner la nomination d’une pédégère déjà annoncée par la presse, à assurer le quorum nécessaire à cette désignation et à déverser des hommages à l’ancien PDG. Le jugement sur les individus ne se mène pas dans ces instances, ici c’est la politique mise en œuvre sur laquelle on s’exprime. Vouloir tartiner d’hommages un PDG en espérant recevoir quelques éclaboussures de notabilité, n’est pas notre sens de la pratique syndicale.
AGC et TER 2N
Pour équiper les régions l’achat de nouveau matériel est demandé par les régions pour être réalisé avant les prochaines élections régionales. C’est donc un complément du matériel sans modification qui est décidé. Les études pour un matériel d’avenir intégrant les exigences pour l’accès aux PMR (personnes à mobilité réduite) sont maintenues pour du matériel futur.
Un renforcement du parc TER est une bonne chose.
Mais quelques questions méritent d’être posées sur les conditions de mise en œuvre. Le développement réel du trafic voyageur et des Trains Régionaux donne lieu à de profonds changements.
Commandes des TER 2N
| | fait | | | en cours | | | suplt | | | total |
| caisses | 3 | 4 | 5 | 3 | 4 | 5 | 3 | 4 | 5 | |
| centre | | 7 | | | 5 | | | | | 12 |
| hte Ndie | | | | | | | | | 17 | 17 |
| lorraine | 21 | | | 4 | | | | | | 25 |
| CFL | 12 | | | | | | | | | 12 |
| N Pd C | 26 | | | 16 | | | 5 | | | 47 |
| Pd Loir | | | | | | | 10 | | | 10 |
| picardi | | 6 | 8 | | 2 | | | 7 | | 23 |
| paca | | 10 | | | 5 | | | 7 | | |
| Rh Alp | 36 | | | 24 | | | | | | 60 |
| | | | | | | | | | | |
| rames | 95 | 23 | 8 | 54 | 12 | | 5 | 14 | 17 | 228 |
Commandes des AGC (actuelles et ajout)
| | xgc | | bgc | | bibi | zgc | | total | + |
| caisses | 3 | 4 | 3 | 4 | 4 | 3 | 4 | | |
| alsace | 22 | | | | | 6 | | 28 | 7 |
| aquit | | | 18 | | | | | 18 | 8 |
| auver | 23 | | | | | 3 | | 26 | |
| BNdie | 14 | | | | | 9 | | 23 | |
| bourg | | | 20 | 10 | | 10 | | 40 | 5 |
| breta | | | | | 2 | 10 | 6 | 18 | 5 |
| centre | | | 5 | | | | | 5 | 9 |
| champ | 20 | | | | 8 | 10 | | 38 | 6 |
| FComt | 5 | | | | | 4 | | 9 | 5 |
| HNdie | 4 | | | | | 21 | | 25 | 8 |
| LRous | | | 4 | | | | 42 | 46 | |
| limous | | | 12 | | | | | 12 | |
| lorrain | 9 | 6 | | | | 18 | 8 | 41 | |
| MiPy | | | 11 | | | 19 | | 30 | |
| NPdC | 15 | | | | | | | 15 | 30 |
| PdLoir | 8 | | | | | | 14 | 22 | 15 |
| picard | 24 | | | | | | | 24 | 16 |
| PChar | | | | | | | | | 21 |
| paca | 8 | | | 17 | | | | 25 | 10 |
| rhAlp | | | 40 | | | | 15 | 55 | 31 |
| IdF | | | | | | | | | 96 |
| rames | 152 | 6 | 110 | 27 | 10 | 110 | 85 | 500 | 200 |
Pour l’achat du matériel, la SNCF ne dispose plus des fonds. L’Etat verse une contribution (dont le niveau est insuffisant) aux Régions.
Les nouvelles règlementations libérales sont très contraignantes, c’est « l’autorité » qui subventionne qui possède le matériel … et aura le choix de mettre en concurrence l’exploitation (procédure de l’appel d’offre) ou de gérer directement (création d’une régie… les cheminots deviendraient des salariés de la région). Pour l’instant et afin de faire passer une pilule (mise à mal par le non à la constitution libérale) les échéances sont repoussées dans le temps pour les chemins de fer.
Cette question est au cœur des réformes de la SNCF depuis la création de RFF. SUD-Rail qui avait eu la lucidité de le dire dès l’époque est écarté aujourd’hui des informations sur les dossiers. (voir aussi le dossier de la LGV Rhin/Rhône).
Les Régions se lancent dans des mécanismes financiers surprenant à première vue pour assurer l’achat de ce matériel.
Après avoir emprunté pour subventionner la SNCF ou acheter le matériel, les financiers (y compris ceux de la SNCF) propose maintenant une formule dite « de portage ».
Des « fonds de financements », (c'est-à-dire des structures qui récupèrent l’argent des spéculateurs) se chargent de l’achat du matériel et le louent aux régions, qui le mettent à disposition de la société chargée du transport.
Personne ne croit avoir trouvé des philanthropes qui font un cadeau au service public… ces fonds ne cherchent que du profit maximum. C’est donc la Région qui paie un loyer assurant ces profits.
Pourquoi ces loyers seraient plus intéressants que des emprunts ?
Parce que ces « porteurs » sont domiciliés dans des paradis fiscaux… Ce sont donc les Régions qui, pour assurer le service public participeraient au dumping fiscal… et donc à la casse du service public.
Dans tous les cas pour assurer la rentabilité maximum à ces financiers, les voyageurs et les cheminots seront mis à contribution.
Remarquable inventivité du capitalisme !
Mais ça ne marche que si personne n’informe de ce qui se joue là…
Autre question dont la crise sur les « TIR » a démontré qu’il n’y avait pas que du fantasme.
Le renforcement du Parc TER des Régions n’est-il pas aussi, pour partie, la conséquence de l’abandon par l’Etat de ses responsabilité et l’obligation des régions de s’y substituer ?
Dans le contexte actuel, l’aspect modernisation technique ne peut être isolé des risques de morcellement de l’entreprise et de la recherche de suppression de personnel, y compris sur des fonctions de sécurité qui assurent les boucles de rattrapage. La mise en cause des métiers de la sécurité (pas celle dont Sarkosy nous bassine, celle des circulations) est de plus en plus présente lors des réorganisations pilotées par des « managers » aux dents aussi longues que leur méconnaissance du travail est grande.
Sur ce point la Direction répond que le matériel n’ayant aucune modification sur l’existant les conditions d’exploitation ne seraient pas changées.
SUD-Rail (comme tout le CA) a voté pour le principe de ces achats. Mais en annonçant une analyse cas par cas des décisions quand elles seront rediscutés région par région.
Rappelons que d’ici 2008, 16 régions vont renégocier leur convention….
LGV Rhin/Rhône
accord RFF-SNCF
Une SNCF bonne poire
L’Etat a demandé la négociation de deux accords pour les tranches à venir. D’une part sur les dessertes, d’autre part sur l’exploitation et les coûts d’entretien.
L’accord soumis à approbation est celui sur les dessertes
SUD-Rail a tout d’abord dénoncé (et informé les autres administrateurs) sur les pratiques de RFF. Sur ce dossier un administrateur de RFF (élu régional par ailleurs « mais ne représentant pas la région » comme il est d’usage de dire a été évacué du CA de RFF, ar il posait des questions gênantes.
SUD-Rail observe que sur un montant de 2,5 milliards d’investissement prévus sur la première phase du TGV Rhin-Rhône, RFF ne participera qu’à hauteur de 642M€ environ. La réforme de 1997 est donc loin d’avoir réglé les questions du financement du système ferroviaire par l’Etat.
Pour résumer, cet accord :
le constat est fait d’une pratique déloyale de RFF concernant les coûts d’exploitation et d’entretien, mais aucun accord ne vient clarifier cette situation.
Le présent accord vise par contre à garantir à RFF un niveau péages.
Cet engagement est tout de même très relatif, car aucune pénalité ne vient sanctionner le non respect du contrat. La SNCF qui se verrait dans l’impossibilité de respecter l’horaire, ou le train, annoncé à ses voyageurs se verrait juste dégagée de son obligation de desserte. Si le train n’est pas assuré, il n’y aurait pas de péage…cela semble vraiment le minimum.
C’est en tout cas bien loin des dures lois du marché dont la Direction de RFF s’est faite le chantre. Rappelons que le contentieux sur le non respect des engagements sur les infrastructures est à l’origine d’une grave crise du réseau britannique et de sa renationalisation. Les mécanismes pratiqués en France masquent la situation en faisant porter à la SNCF (donc aux voyageurs et cheminots) la totalité des risques et des conséquences du manque d’investissement dans le transport ferroviaire et de l’absence de ébat sur la politique des transports..
Il a voté contre la présentation de cet accord en l’état. L’ensemble des autres administrateurs a voté pour.
La SNCF escroquée, l’avenir très incertain
En 1987 une convention a été établie pour le paiement par la SNCF et les réseaux britanniques de l’utilisation du tunnel. Eurotunnel donnait un droit d’usage de 50% des capacités en contrepartie du paiement de coûts d’exploitation, charges pour investissements, assurances et dépenses d’énergie.
Les coûts d’exploitation deviennent forfaitisés et sont sérieusement baissés (et non plus sur la base des coûts dits réels).
1995 : 35 millions de livres sterling, 41 en 2001, 46 en 2005, ils passent à un forfait de 14,4 millions en 2006 (en Euros il faut pratiquement multiplier par deux).
Ils devraient être ramenés à un plafond de 13,4 (valeur 2007) à partir de 2011.
Ces forfaits devraient être revus à la baisse au fur à mesure de l’arrivée de nouveaux entrants.
Compte tenu des difficultés économiques notoires d’Eurotunnel on est en droit de s’interroger sur les conditions de viabilité financière du fonctionnement du tunnel avec un péage revu à la baisse.
La création d’une filiale pour l’ingénieriste SNCF nous est présentée pour les raisons suivantes :
o L’obligation légale semble abandonnée et les seuls éléments annoncés sont des risques de contestations liés à l’existence justement, d’une filiale ! Les arguments portent tous sur la nécessité de se prémunir en garantissant l’étanchéité complète entre la filiale et la maison mère…
Les arguments en faveur de la création de cette filiale ne sont donc pas convaincants.
Par contre, l’opposition du personnel concerné illustre le refus
- d’une précarisation progressive de ces emplois
- et d’un pillage des qualifications et connaissances de l’entreprise publique par des sociétés qui, a défaut de créer cette capacité intellectuelle et technique, viennent juste se servir.
Les six administrateurs salariés ont voté contre. Les représentants des usagers (2)se sont abstenus.
(2) il est d’usage de prétendre que les administrateurs sont là à titre personnel, mais deux d’entre eux sont, par le plus grand des hasard, choisi par le gouvernement du coté des usagers, CSF pour les voyageurs et GEFCO pour le Fret.
30 août 2006
Nouveaux entrants
Décrets Réglementation du travail.
L’unité : ça marche !
De Villepin ne signera pas.
Les 19 et 20 juillet deux réunions se sont tenues au ministère des transports. Etaient présents, les organisations syndicales de cheminots, les représentants du syndicat patronal des entreprises privées de transports publics et les représentants du ministère.
Le Ministère espérait avaliser la rédaction de ses projets de décret au cours de cette réunion. Visiblement pour le représentant du patronat cette réunion ne devait être qu’une formalité, puisqu’il avait négocié, au sein de la commission ferroviaire de son organisation, une partie de la rédaction de ces décrets avec … la SNCF !
Seulement voilà, tout ne s’est pas passé comme ces messieurs l’espéraient.
Les 8 fédérations syndicales de cheminots ont fait front commun et sont restées soudées sur la même position qui se résume ainsi :
« Le secteur ferroviaire n’est pas un secteur d’activité nouveau. Une réglementation du travail est actuellement applicable aux 165000 salariés de ce secteur. Si d’autres entreprises souhaitent exercer dans ce secteur d’activité, elles doivent appliquer la réglementation en vigueur, donc le décret du 31 décembre 1999, dénommé à la SNCF RH0077».
SUD-Rail a été très ferme dans ces interventions au ministère :
« Pas question d’accepter le dumping social, pas question d’accepter que les conditions sociales et de travails des cheminots se dégradent, pas question de revoir à la baisse le niveau de sécurité des circulations ».
Au sortir de ces réunions, un courrier commun a été envoyé au ministre des transports. Ce courrier n’ayant pas reçu de réponse début septembre, les fédérations ont décidé de l’envoi d’un nouveau courrier, mais cette fois ci, au 1er ministre. 3 jours après, la réponse nous est parvenue. De Villepin ne signera pas en l’état les projets de décrets.
C’est une première avancée dans le bon sens à mettre au compte du front unitaire. Mais …
...car il y a un Mais!
Refusons la logique libérale,
Refusons le dumping social !
Imposons une politique de développement de l’entreprise nationale de services publics SNCF.
Préparons-nous à agir !
NON à l'ouverture des marchés aux particuliers
Le gouvernement s'engage dans l'ouverture totale du marché, dans la privatisation de Gaz de France avec le projet de fusion Gaz de France/Suez et dans la privatisation d'EDF Dans un contexte de crise énergétique majeure, l'Etat abandonne au marché tout contrôle de la politique énergétique



Cette séparation entre médecine d’aptitude et médecine du travail sert l’intérêt des cheminots : [ Lire le tract ]





Remise en cause des retraites des cheminots :
La présidente de la CNAV en phase avec le MEDEF
Danièle Kamiewicz, présidente de la CNAV (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse), dans une interview au quotidien Le Parisien attaque les régimes spéciaux de retraite de certaines entreprises publiques. Mais, elle ment par omission:
° Pour la SNCF, les cotisations retraite sont de 12% supérieures à celles du régime général.
° Ce ne sont pas les cheminots qui ont sabré dans les effectifs, les divisant par 3 en 50 ans, privant ainsi la Caisse de Retraite de cotisations sociales et déséquilibrant profondément le rapport entre actifs et retraités.
De cela, Kamiewicz ne dit pas un mot. De même qu'elle ne dit pas un mot sur les avantages des régimes spéciaux des députes, des militaires … Son choix de s'attaquer aux seuls services publics en cours de privatisation est politique et correspond à ce que le gouvernement comme le MEDEF attendent d'elle: participer à la curée contre des salariés qui résistent aux reculs sociaux et préparer le terrain à de prochaines attaques contre la protection sociale.
Pourtant, transférer les cheminots au régime général, ce n'est que transférer les soit disant problèmes du régime particulier vers le régime général. A moins que la présidente de la CNAV ne veuille plutôt liquider nos acquis sociaux et nous orienter vers les caisses privées complémentaires, ouvrant la voie à la capitalisation et aux fonds de pension, ce qui explique son impatience.
SUD-Rail tient à répéter que les véritables raisons de la "crise" des retraites et de l'ensemble de la protection sociale se résument à deux éléments :
- les actionnaires sont attirés par les sommes gigantesques épargnées par les salariés comme autant de sources de profit supplémentaires qui pour l'instant leur échappent. Pour ces gens-là, la capitalisation et la liquidation des régimes de retraite par répartition deviennent une priorité; ils ont trouvé un allié de poids avec la présidente de la CNAV.
- le chômage de masse, les cadeaux fiscaux aux entreprises, les baisses de charges patronales représentent des sommes colossales perdues pour la protection sociale. Elles sont supérieures au "trou" de la protection sociale. Sur ce point aussi, silence assourdissant de la présidente de la CNAV. Pour SUD-Rail, ce sont les responsables de cette situation qui doivent payer, pas les salariés.
La fédération SUD-Rail revendique le retour aux 37,5 annuités pour tous, l'abrogation des réformes de 1993 et de 2003. De même, nous demandons que l'ensemble des travailleurs du rail, salariés à la SNCF ou dans les entreprises privées, bénéficie de notre régime particulier de protection sociale.
Enfin, nous rappellerons que contrairement à ce qui se dit trop souvent, le bilan financier global de la protection sociale était positif jusqu'en 2002 (chiffres du ministère de la santé) … avant la réforme des retraites (2003) et celle de l'assurance maladie (2004) …
Négociations salariales du 7 juin 2006: 1,8% des mesures très insuffisantes !
Pour l’année 2006, la direction a proposé des mesures qui portent au total à 1,8% la majoration du salaire de base par rapport au niveau atteint au 31 décembre 2005.
Augmentation générale des salaires, déjà décidée et appliquée : 0,3% au 1er janvier 2006
Augmentation générale des salaires, déjà décidée, de 0,4% au 1er avril portée à 0,6%.
Augmentation générale des salaires de 0,5% au 1er juillet 2006.
Augmentation générale des salaires de 0,4% au 1er octobre 2006.