
| Montpellier | 86,06 |
| Lyon | 83,07 |
| Reims | 81,84 |
| Metz/Nancy | 81,70 |
| Toulouse | 81,65 |
| Marseille | 81,13 |
| Rouen | 80,84 |
| Nantes | 80,38 |
| Clermont Ferrand | 80,34 |
| Bordeaux | 79,07 |
| Limoges | 78,74 |
| Lille | 78,53 |
| Rennes | 78,51 |
| Amiens | 77,01 |
| Strasbourg | 75,18 |
| Tours | 73,96 |
| TOTAL | 73,60 |
| Paris Est | 73,25 |
| Paris Sud Est | 71,78 |
| Paris St lazare | 71,63 |
| Chambéry | 70,92 |
| PRG | 69,95 |
| Dijon | 69,59 |
| Paris Nord | 68,57 |
| Direction de l'entreprise | 36,02 |
Au-delà des annonces sur une négociation dans les entreprises, la réalité montre une volonté d’aller vite pour faire plier rapidement les cheminots et les secteurs combatifs des régimes spéciaux. Cela, pour imposer une nouvelle baisse des pensions de tous les salariés en les calculant sur 41 années de cotisation dès 2008 (et plus encore assez rapidement !) . Dans le même temps, notre société de chômage ne permet aux salariés du régime général que de cotiser 37 ans en moyenne.
Dans son document d’orientation, le gouvernement considère que les régimes spéciaux comportent des avantages et des inconvénients. Il supprime tous les avantages en imposant les mêmes règles que la fonction publique s’est vue imposer en 2003, faute de grève reconductible alors que le rapport de forces le permettait…
Il impose sans concertations :
- les 40 années de cotisation pour obtenir une retraite dite complète, ainsi que la progression de la mise en place complète en 2012. Pour le gouvernement, c’est décidé, les cheminots cotiseront 38 ans en partant en 2008, 38,5 ans en 2009, 39 ans en 2010, 39,5 ans en 2011, 40 ans en 2012… et probablement 41 ans en 2014 pour prendre en compte la réforme de 2008. SUD-Rail refuse cette rupture de contrat, ressentie comme une profonde injustice par chaque cheminot-e qui a choisi de travailler à la SNCF, en a accepté les fortes contraintes en échange d’un départ en retraite plus tôt.
- le système de décote et sa progression sur 10 ans afin d’arriver à une diminution de 5% de la pension par année manquante : 2010 : -0,5%, 2011 : -1%, 2012 : 1,5%, 2013 : -2%, 2014 : -2,5%, 2015 : -3%, 2016 : -3,5%, 2017 : -4%, 2018 : -4,5%, 2019 : -5%. Afin de connaître exactement la baisse de sa pension, en fonction de sa date de départ, de sa position, du nombre d’années cotisées… c’est facile, il suffit de demander à un militant SUD-Rail qui va montrer tout ça sur un ordinateur. Autre solution, téléchargez le fichier EXCEL et faites votre calcul vous même.
Quant à la surcote, à terme, elle n’entre en vigueur qu’à la double condition d’avoir plus de 60 ans et 40 années de cotisation.
- la fin de la solidarité entre les actifs et les retraités qui ne verront plus leur pouvoir d’achat évoluer en même temps. Cela contredit tous les engagements écrits du ministère et de la direction, notamment le fait que les évolutions des salaires se répercuteraient sur les pensions. MAIS, elles ne sont plus valables : « Depuis, une campagne électorale est passée avec d’autres promesses qui annulent les précédentes » affirme le gouvernement. Comment mieux dire que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Cette mesure n’étonne pas SUD-Rail qui a combattu l’externalisation de la Caisse de retraite de la SNCF qui avait cet objectif, permettre à l’entreprise de ne pas augmenter les pensions de retraites lorsqu’elle doit augmenter les salaires des actifs.
Il renvoie aux négociations la possibilité de mettre fin aux désavantages des régimes spéciaux, ainsi que tous les points posant problème :
- Comment faire travailler des cheminots plus âgés sur des postes difficiles, fatigants, de sécurité… ? Il faut négocier des modifications des postes de travail et des conditions de travail ! Nous connaissons les orientations et pratiques de la direction dans ce domaine : d’ailleurs elle n’a jamais rien fait par exemple pour les contractuels d’origine étrangère obligés de travailler à la manœuvre jusqu’à 60 ans et plus !
- Qui imagine la SNCF, toujours en recherche de productivité, changer de politique pour aménager ses postes, ses horaires, détendre les roulements, réduire les étapes traction… pour conserver les cheminots cherchant leurs 40 ans de cotisation ? Elle n’aura plus le droit de les mettre en retraite d’office. Elle va donc réformer à tour de bras en durcissant les examens d’aptitude notamment pour les fonctions liées à la sécurité.
Comment faire entrer dans le calcul de la pension la partie du salaire (12% du salaire avec primes de vacances, d’exploitation, une partie de la PFA, les indemnités…) qui, contrairement au privé et la plupart des fonctionnaires, ne rentre pas dans le calcul de la pension ? Aujourd’hui, un cheminot ne touche en moyenne que 58,5% de son ancien salaire, contre 84% dans le privé et 77% pour les fonctionnaires. La négociation doit préciser s’il ne faut rien faire, créer une caisse complémentaire ou alimenter les fonds de pension ! La fonction publique a créé une surcomplémentaire, gérée par la Caisse de Dépôt, qui reçoit les cotisations sociales (5% salariale + 5% patronale) sur ces primes jusqu’à maintenant non soumises à cotisation… et verse un petit complément à la pension, sur la base d’une retraite par répartition.
Les conséquences directes des mesures non négociables ne laissent qu’une alternative à chaque cheminot-e :
Soit continuer de partir à 55 ans (ou 50 ans pour les ADC) avec une pension en baisse de 30% en 2019 (sauf à arriver au minimum de pension avant) un peu moins pour les plus anciens partant avant (mais quand même plus de 13% en 2012 par exemple).
Soit chercher à se constituer une pension dite pleine (en fait 66% du dernier salaire) en travaillant 40 ans… si la SNCF le considère apte au travail va jusque-là.
La SNCF utilise les départs précoces en retraite comme un outil de baisse des effectifs.
Repousser l’âge de la retraite va dans un 1er temps bloquer les embauches de jeunes, et pousser les plus anciens vers la réforme, dans le meilleur des cas.
Ce document d’orientation est une caricature de dialogue social :
Retraites : l’heure est à l’unité et à l’action !
Le Président de la République a annoncé le 18 septembre qu'il organiserait, d'ici la fin de l'année, « l'harmonisation » des régimes spéciaux avec celui de la fonction publique « réformés » par la loi Fillon de 2003 (40 ans de cotisations pour une retraite à taux plein, au lieu des 37,5 annuités), et dans la foulée en 2008, le passage pour tous de 40 à 41 ans.
Marquant bien les limites de la négociation entreprise par entreprise, dès à présent Pépy annonce le cadre nouveau qui sera mis en place, « Le résultat est que chaque année cotisée donne droit à un montant de pension moins élevé qu'avant (baisse du taux d'annuité). Il faut donc cotiser plus longtemps pour avoir la même pension ».
Cette opération de négociation à la hussarde n'est donc que de la poudre aux yeux : il s’agit juste d’une manœuvre pour tenter de diviser les syndicats ; comme si on pouvait s’en sortir en jouant « les cheminots » contre « les électriciens » ou « les agents RATP » …
Au contraire, SUD-Rail et l’union syndicale Solidaires pensent qu’il faut rester unis, rassemblés : voilà pourquoi nous avons poussé à saisir l’appel lancé par les fédérations syndicales de cheminots pour le 18 octobre, afin que cela devienne un mouvement interprofessionnel.
Et nous avons réussi : la SNCF, mais aussi EDF/GDF,
A
Des différences existent quant aux modalités.
˜ SUD-Rail, FGAAC, FO proposent un appel à une grève reconductible, des assemblées générales partout pour que les cheminot-e-s décident démocratiquement.
˜ Des équipes CGT construisent le nécessaire mouvement reconductible, mais la fédération CGT préfère rejoindre CFDT, UNSA, CFTC, CGC pour une « 24 heures » carrée.
L’objectif essentiel est que la grève soit très forte le 18 !
Tout laisse penser que ce sera le cas, dans tous les collèges, dans toutes les régions. Ce serait une erreur de laisser retomber le rapport de forces ainsi créé. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud ! 24 heures de grève, cela ne suffira pas à préserver notre régime de retraite, … pourtant prévu dans notre contrat de travail.
Il faut un prolongement au 18 octobre. Les cheminots en décideront dans les assemblées générales.
Quelles sont les autres possibilités :
Chaque solution est respectable et correspond à des orientations syndicales différentes. A SUD-Rail, nous considérons normal que des points de vue divers soient exposés ; et nous pensons que cette diversité d’opinion sur la tactique à suivre ne doit pas briser le cadre unitaire construit en vue du 18 octobre. Cette façon de voir les choses n’est pas partagée par tous au niveau national :
Calculez le montant de votre retraite en tenant compte de la lettre de cadrage adressée le 10/10/07 aux partenaires sociaux par le ministre Xavier Bertrand (voir en rubrique "sommaire" "retraites" accessible uniquement aux membres inscrits)
Ensemble, nous allons continuer de construire la grève qui démarrera le 17 au soir !
Ensemble, organisons les assemblées générales pour que les cheminot-e-s s’expriment et gèrent leur grève !


Le gouvernement se prépare à annoncer
la fin de notre régime de retraite !
Depuis plusieurs jours, dans « les milieux bien informés », il se disait que le président Sarkozy annoncerait le 18 septembre, aux journalistes, sa décision d’abroger le décret qui prévoit le régime spécifique de retraite des cheminot-e-s. C’est aujourd’hui confirmé. Les premiers responsables de certaines confédérations syndicales ont été informés.
Oui, c’est bien le président de la république qui gère ce dossier. Exit le premier ministre, exit le ministre du travail, exit le secrétaire d’état aux transports, … mais, après tout, c’est leur problème !
Au 1er juillet, ils ont sorti la Caisse de Prévoyance et Retraite de la SNCF.
En septembre, ils veulent passer à la suite !
Le gouvernement veut casser les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF, …) dès 2007, pour être plus fort lorsqu’il s’attaquera aux retraites de tous en 2008, pour obliger tous les salariés à travailler au-delà de 60 ans, pour amplifier la baisse des pensions, pour rendre indispensable la retraite par capitalisation.
L’abrogation de notre régime de retraite est l’attaque majeure qu’on
ne peut pas laisser passer !
Le 19, les fédérations syndicales ont prévu de se retrouver.
Pour SUD-Rail, si le 18 Sarkozy confirme ses intentions, pas d’hésitation : la grève!
˜ Maintien du régime de retraite des cheminot-e-s!
˜ Retour aux 37,5 annuités pour le régime général!
La direction voudrait nous faire croire que le Fret n’a d’avenir que sans des cheminots à statut...
Pour SUD-Rail, c'est FAUX!!!
La direction a présenté un plan de « relance » du Fret qui s’appuie sur une prévision de 50 GTK (milliards de Tonnes/Kilomètres) de marchandises transportées par le fer en 2010, soit un retour aux résultats de l’an 2000... [lire le tract]
Service minimum:
AGISSONS LE 31 JUILLET 2007
Nos fédérations se sont exprimées unitairement le 5 juillet par rapport à l’avant-projet de la loi gouvernementale baptisée « dialogue social et la continuité du service public de transport » [consulter le projet de loi], plus communément appelée « service minimum ».
Nous considérons que ce texte comporte de nouvelles atteintes au droit de grève, limitant de fait les conditions de son exercice. Que ce soit l’allongement du délai de prévenance obligatoire avant un dépôt de préavis de grève, la déclaration des salariés grévistes 48 H avant la grève ou la consultation à bulletin secret au bout de 8 jours de grève, toutes ces mesures y contribuent.
Avec l’examen du projet de loi cadre les 17 et 18 juillet au Sénat, les amendements des Parlementaires soutenus par le Gouvernement viennent durcir encore ce texte et restreindre complètement l’exercice du droit de grève.
Ce projet de loi n’a pas pour but d’améliorer les conditions de transport des usagers qui aspirent avant tout à disposer au quotidien d’un service public de qualité alliant régularité, confort, fiabilité et sécurité.
Le 31 juillet, jour de l’ouverture de la discussion sur ce texte de loi à l’Assemblée Nationale des initiatives interprofessionnelles unitaires auront lieu dans les régions, les départements pour exiger le retrait des mesures qui contraignent le droit de grève.
Les Fédérations Syndicales de Cheminots
CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD RAIL – UNSA – FGAAC
appellent les cheminots
à participer massivement à ces mobilisations
dont celle en Ile de France à 14H30 devant l’Assemblée Nationale.
C’est sans surprise que le conseil des ministres a avalisé l’avant projet de loi qui a pour vocation de restreindre le droit de grève des salariés des entreprises de transport.
La fédération SUD-Rail, l’union syndicale Solidaires réaffirment leur opposition à toute remise en cause du droit de grève.
C’est bien de cela dont il s’agit : rien dans ce projet n’est fait pour améliorer la situation des usagers!!!
Le Sénat puis l’Assemblée Nationale vont donc examiner ce texte. Ils le font en sachant que le mouvement syndical, et plus largement de nombreuses forces démocratiques, est uni pour s’y opposer. Le gouvernement fera-t-il le choix du conflit social ?
Le président Sarkozy espère remettre en cause le droit de grève à
En effet, le projet gouvernemental sur le service minimum prévoit que « toutes les entreprises de transport seront obligées d’avoir un plan de transport minimum les jours de grève ».
Pour SUD Rail, c’est inacceptable !!!
Ce texte stipule entre autre, qu’un salarié gréviste devra le déclarer deux jours avant. Dans le même esprit, au bout de huit jours de conflit, un scrutin à bulletins secrets aura lieu pour déterminer s’il y a une majorité pour ce conflit ou pas. Le but étant de rendre la grève illégale si elle est minoritaire.
Sarkozy dit vouloir respecter le droit de grève, dans les faits c’est un pas de géant vers sa remise en cause.
Si nous mettons à mal ce projet, nous serons plus fort lors des prochaines attaques, notamment celle sur les retraites.
Nous devons nous mobiliser et saisir toutes les occasions (rassemblements, manifestations et grèves) pour exprimer notre rejet de ce projet.
Un rassemblement est prévu le 27 juin à Paris 11H00 devant le siège de |
Ses propos concernant le paiement des jours de grève sont insultants pour tous les cheminots qui chaque jour, et malgré le manque de moyen, font tout ce qui est possible pour assurer un service de qualité à tous les usagers de
Les jours de grève à
Devons nous comprendre des propos de Nicolas Sarkozy, que les jours de grève, des années précédentes auraient dû nous être payés ?
Est-ce de la méconnaissance ou de l’incompétence ?
Nous connaissons la volonté du nouveau président de briser le symbole de résistance sociale au libéralisme que représentent les cheminots, mais on ne peut prétendre unir les français et dans le même temps utiliser le mensonge et la démagogie pour stigmatiser une catégorie de travailleurs.
Non, Monsieur le Président, les jours de grève à