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 Médecine d’aptitude : arrêtons la machine à réformer !!! - par Marc le 03/06/2012 » 13:07

Médecine d’aptitude : arrêtons la machine à réformer !!!medecine-travail.jpg

Avec la mise en place des centres de médecine d’aptitude, le nombre de cheminot-e-s frappés d’inaptitude temporaire et définitive ne cesse d’augmenter. En parallèle, la direction SNCF a modifié les procédures de reclassement. Elle considère que le délai de 6 mois pour une telle procédure est une garantie pour l’agent que l’employeur a mis en œuvre les moyens nécessaire pour répondre à son obligation de reclassement. Depuis des années, la direction SNCF, au nom d’une logique comptable et financière, ne cesse d’affaiblir la médecine du travail et la médecine de soins tant utiles à la prévention et à la préservation de notre santé.

 

Tous les éléments sont réunis pour que l’évolution des médecines imposées par la direction RH SNCF agisse comme une véritable machine à réformer des cheminot-es. Ensemble, nous devons remettre en cause cette logique qui s’inscrit dans la politique de casse de l’entreprise publique et de sa dilution dans un groupe composé essentiellement de filiales de droit privé :

La médecine d’aptitude obéit à des législations issues des directives Européennes et mises en œuvre par les gouvernements successifs. Cette pseudo-médecine est sensée veiller à ce que l’état de santé d’un salarié soit compatible avec ses missions pour garantir sa sécurité, celles des circulations et des usagers. Nous doutons de l’efficacité de ces formes de contrôles médicaux pour notre sécurité et celles des circulations, par contre, Il est certain que ce procédé est un véritable outil de sélection des salarié-es au poste de travail.

 

Nous sommes 90 000 cheminot-e-s à être concerné-e-s par les habilitations physique et psychologique. Concernant les conducteurs, les règles sont fixées par un décret (2010-708 du 29 juin 2010) directement issue de la licence européenne de conduite des trains. Pour tous les autres, c’est la direction SNCF qui fixe les conditions d’aptitude physique et psychologique minimales pour l’exercice des fonctions de sécurité. La direction SNCF a décidé de faire appliquer aux médecins d’aptitude les normes écrites à l’époque par des médecins « chefs » SNCF dans l’arrêté de juillet 2003 (abrogé depuis). L’application des normes de l’arrêté 2003 par des médecins dont la seule mission consiste à vérifier que « le salarié-e est bien dans la norme » à l’exclusion de toute autre démarche, ne fait qu’augmenter les menaces d’inaptitudes pour de nombreux cheminot-es.

La première cause d’inaptitude est la conséquence des mauvaises conditions de travail subies durant des années : 

 

Arrêtons les mensonges : depuis des années d’autres organisations syndicales font croire que la situation actuelle « c’est la faute à SUD-Rail ». Nous nous sommes opposé en Conseil d’Etat au fait que la direction SNCF impose des pratiques médicales normées aux médecins du travail au mépris de leur indépendance professionnelle et déontologique et nous l’assumons. Les faux discours consistent à faire croire que si nous ne l’avions pas fait, la SNCF aurait pu continuer tranquillement à faire « sa sauce interne ». Qui peut croire à de telles sornettes ? Personne et certainement pas les cheminot-e-s. A l’inverse, l’exemple de la licence Européenne des conducteurs démontre que la CGT a sa part de responsabilité dans ce domaine : cette licence est directement issue de la négociation au niveau Européen d’un accord ETF/CER (Confédération Européenne des syndicats à laquelle la CGT française est adhérente). La médecine du travail est une médecine de prévention et de préservation de la santé. Son efficacité repose sur l’existence de liens de confiance entre le salarié-e et le médecin. Ces liens ne peuvent exister si le rôle du médecin se limite à la vérification de normes imposées pour décider de l’avenir du salarié-e.

 

Ensemble, avec les médecins du travail, obligeons la direction à revoir les conditions d’application de la médecine d’aptitude et les normes qu’elle a choisi d’imposer.

La direction SNCF aurait pu faire le choix de rediscuter avec les médecins du travail, de s’appuyer sur leur connaissance du ferroviaire pour redéfinir des normes adéquates afin de limiter les situations d’inaptitudes aux agents. Elle n’a pas fait ce choix, nous percevons une volonté d’entrainer un certain nombre d’entre nous vers la sortie (particulièrement les plus âgés qui présentent le plus de risque de se retrouver inaptes). Ainsi d’un côté les contre réformes des retraites obligent les cheminot-e-s à travailler plus longtemps pour espérer une pension décente, de l’autre l’utilisation d’une pseudo- médecine sur laquelle il y aurait long à dire est un outil pour les virer.

 

La commission de recours ferroviaire … Une instance qui doit fonctionner :

Cette commission s’adresse actuellement uniquement aux conducteurs et ne fonctionne pas correctement. SUD-Rail intervient et exige que :  Cette commission de recours dispose d’un véritable pouvoir dans l’examen des recours : en prenant en compte l’âge et l’expérience professionnelle et en réalisant des examens plus poussés si nécessaire, comme cela fonctionne dans l’aérien depuis plusieurs décennies.  Que tous/tes les cheminot-e-s habilité-e-s à l’exercice de fonctions de sécurité dans le ferroviaire puissent en bénéficier.

Le recours pour les agents autres que conducteurs : en cas de désaccord avec la décision d’inaptitude, le salarié exerce un recours (dans les deux mois après la décision) auprès de la direction du travail qui prend l’avis auprès d’un médecin inspecteur du travail (deux MIT pour la France) avant de rendre sa décision dans un délai de deux mois à compter de la réception du recours.

Ne laissons pas s’installer cette machine à réformer. SUD-Rail invite les cheminot-es à se rapprocher des militant-es et à contester systématiquement leur inaptitude en déposant des recours (Lorsque vous avez un problème connu depuis longtemps qui, pour autant, n’a pas donné lieu à un avis d’inaptitude de la part du médecin ou dès que les causes ne sont pas évidentes voire douteuses). Ne l’oublions pas la médecine d’aptitude n’est pas une médecine, les normes imposées par la direction sont discutables, nous devons les discuter ! En parallèle, la direction SNCF taille des coupes sombres dans notre système de médecine du travail au service de la prévention et de la préservation de la santé : Elle met tout en œuvre pour réduire à minima cette médecine, prétextant une pénurie de médecins. Cette pénurie organisée par les gouvernements précédents ne peut justifier de telles orientations car elle n’est pas à un niveau où le recrutement de médecins du travail deviendrait impossible. La direction fait tout pour démotiver les médecins. (Fermetures et regroupements de cabinets augmentant leurs déplacements, mise en cause des avantages tels les facilités de circulation, salaires peu attractifs…). Sur la région de Paris Est, trois médecins ont démissionné le même mois, un autre est en longue maladie depuis plus d’un an. Dans la région de Montpellier le personnel d’un cabinet médical (médecins compris) souffrent au travail suite à une situation de harcèlement. Cette politique comptable se retrouve dans le zèle et l’empressement de la direction RH « Services médicaux » à appliquer les dernières lois et décrets (loi du 20 juillet 2011, décrets 2012-135 et 137 du 30 janvier 2012) qui limitent la médecine du travail : Espacement des visites « surveillance médicale renforcée » de 12 à 24 mois y compris pour le travail de nuit. Mise en place d’un entretien infirmier » dans le seul but d’obtenir un agrément l’autorisant à espacer les visites de médecine du travail au delà de 24 mois.

Pour ne pas laisser affaiblir voire détruire cette médecine fondamentale dans le cadre de la prévention et de la préservation de la santé au travail, SUD-Rail invite les cheminot-es à utiliser leur droit en sollicitant les médecins du travail au-delà des visites médicales prévues : surveillance médicale renforcée ou pas : demandez un rendez vous annuel avec votre médecin du travail. Profitez-en pour discuter de ces sujets qui mettent en cause l’avenir des médecins du travail et avec lui, un pan fondamental de la prévention.

 

Ensemble, dans l’unité la plus large, avec les médecins du travail, revendiquons :

• La prévention de la souffrance au travail par des organisations du travail respectueuses, les embauches nécessaires pour faire cesser les surcharges de travail. L’arrêt de la course à la productivité sur le dos des cheminot-e-s. • La prise en compte de la pénibilité et du vieillissement.

•  La réduction du travail de nuit et la prévention des risques qui y sont liés.

 

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 Manifestations du 1er mai - par Marc le 19/04/2012 » 23:40

Le 1er Mai, soyons offensifs !

Nous sommes à la croisée des chemins, soit nous courbons l’échine devant les politiques d’austérité, les diktats du patronat et des marchés financiers, soit nous passons à l’offensive pour défendre les acquis sociaux, pour en conquérir de nouveaux et imposer une autre répartition des richesses. La finance internationale, les multinationales et les oligarchies politiques, veulent infliger une défaite majeure aux classes ouvrières du monde, mettre à genoux les populations, pour perpétuer un système capitaliste qui nous mène à la ruine, engendre pauvreté et précarité. L’explosion des profits financiers des entreprises et des dividendes versés aux actionnaires, la liberté de circulation des capitaux, la fraude fiscale des plus riches, le développement des paradis fiscaux, ont permis le plus grand hold-up des richesses produites par les salarié-es et plongé des millions de personnes dans la misère et le chômage. La construction libérale de l’Europe doit être défaite et refondée sur des principes de solidarité et de coopération entre les peuples. Il faut en finir avec le dumping fiscal et social, les politiques d’austérité et le déni de démocratie imposés par les traités successifs dont le dernier sur la « règle d’or ».

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Les manifestations du 1er mai en Haute Normandie:


 Droit de grève: la direction essaie de piéger les syndicats - par Marc le 05/04/2012 » 08:12

Droit de grève :  la direction essaie de piéger les syndicats


La  direction  SNCF  vient  de  rééditer  le  RH0924  (le  règlement  qui  traite  du  « dialogue  social  et  de  la  continuité  du service ») qui prévoit notamment que les organisations syndicales précisent systématiquement dans les relevés de DCI quelles sont leurs intentions (dépôt d’un préavis de grève ou non, besoin d’un délai supplémentaire pour se prononcer).  
Dans le même temps, la direction nationale RH a transmis un nouveau guide pratique à destination des Établissements dans lequel il est mentionné que dans le cas où les organisations syndicales précisent que la DCI sera suivie d’un préavis, elles ont l’obligation de le déposer le 9eme  jour. Il est précisé que tout dépôt de préavis le 10 eme  jour et donc les suivants devra être systématiquement dénoncé. C’est une véritable tentative de piéger les équipes syndicales !
Dans  un  courrier  unitaire  proposé  par  SUD-Rail,  les  fédérations  syndicales  ont  condamné  ce  choix  de  la  direction nationale qui, une fois encore, réduit le droit de grève plutôt que d’écouter et de prendre en compte les revendications exprimées par les cheminot-es.

Et une attaque de plus...


Profitant de la nouvelle loi sur le droit de grève dans l'Aérien, le Parlement a voté un article restreignant encore un peu plus le droit de grève dans les transports publics terrestres, et nous sommes donc concernés au niveau du rail.
Dorénavant, « Le salarié qui a déclaré son intention de participer à la grève et qui renonce à y participer en informe son employeur au plus tard vingt-quatre heures avant l’heure prévue de sa participation à la grève afin que ce dernier puisse l’affecter dans le cadre du plan de transport. […] Le salarié qui participe à la grève et qui décide de reprendre son service en informe son employeur au plus tard vingt-quatre heures avant l’heure de sa reprise afin que ce dernier puisse l’affecter dans le cadre du plan de transport. »
La parution au Journal Officiel ayant été faite le 20 mars, la direction SNCF va maintenant transposer cette nouveauté dans les textes internes. La fédération SUD-Rail a proposé une réponse unitaire, par laquelle les fédérations mettent en avant le recul des libertés qui serait ainsi imposé, les nombreux sujets plus urgents à traiter dans l’entreprise,… et le caractère totalement idiot de la mesure votée par le Parlement.

 

Des « garanties voyages » en trompe l’œil

La SNCF renonce à améliorer la qualité du service  public, préférant verser quelques indemnités en contrepartie des problèmes rencontrés par les voyageurs.
C’est toute l’année que les cheminot-es et usagers réclament de meilleures conditions de transport à travers une meilleure régularité,  plus  de  sécurité  et  de  propreté.  Ces  questions  appellent  à  d’autres  réponses  que  celles  qu’apportent  le gouvernement et la SNCF depuis des années.
La déshumanisation des gares et des trains a des conséquences visibles et les restructurations en cours n’augurent pas de changement de cap. Après le Fret, l’INFRA, les services en gare, l’ingénierie, les lignes d’autocar, c’est aujourd’hui le TER que l’entreprise veut attaquer avec sa filiale Keolis à partir de 2014. Selon les Échos du 15 mars 2012, la société se porterait candidate pour gérer les trains d’équilibre du territoire et sur le marché ferroviaire régional.
C’est  toujours  la  même  logique  qui,  sous  couvert  de  renforcer  le  groupe,  renforce  le  dumping  social en  abaissant  les conditions de travail, affaiblit inexorablement la maison mère SNCF et maltraite les cheminot-e-s.
Les 6 mesures annoncées dans le cadre de la « garantie voyage » que Guillaume Pépy a qualifié de « révolutionnaires », participent à cette logique car après avoir supprimé 25 000 emplois en 10 ans, la SNCF va demander aux cheminot-es de faire passer la pilule en proposant quelques compensations financières uniquement sur les lignes TGV et inter cités…
Cette annonce montre que l’entreprise renonce à prendre les engagements d’améliorer la qualité du service public pour les TER  et  les  trains  de  banlieue.  En  préférant  verser  des  compensations  qu’elle  a  d’ailleurs  prévu  de  financer  par  la suppression de milliers de vendeurs en gare, dans les centres d’appels, on est loin de satisfaire les demandes des usagers des transports ferroviaires.


 Le 24 mars : on manifeste à Paris pour le droit à l’emploi ! - par Marc le 22/03/2012 » 14:58

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Le  24  mars 2012 : on  manifeste  à  Paris pour  la défense de nos emplois et pour un emploi pour tou-te-s!

 

Plus  de  5  millions  de  chômeurs  et  chômeuses,  plus  de  8  millions  de  personnes  vivant  sous  le  seuil  de  pauvreté, …  et  les  « plans  sociaux » s’accumulent, … et les suppressions d’emplois se multiplient (1 500 déjà prévues en 2012 à la SNCF), … et le chômage partiel, le temps partiel imposé, les emplois  précaires  sont  présentés  comme  les  seules  solutions, … et  les  discours  politiques  se  succèdent,  laissant  patrons  et  banquiers  poursuivre  la destruction des emplois et de nos vies.

Soyons  offensifs,  nous  avons  toute  légitimité  à  défendre  nos  revendications,  à  refuser  les  suppressions d’emplois. Nous ne sommes responsables ni de la crise qu’ils ont provoquée, ni de la dette qu’ils ont créée ! Depuis des années, les gouvernements sont chargés de privatiser les profits et de socialiser les pertes. Et si on changeait la donne en faisant de la satisfaction des besoins collectifs la priorité commune ?
 
Nous devons imposer une répartition différente des  richesses que nous produisons : assez  de  la  confiscation  par  une  minorité  de  ce  que  produit  l’immense
majorité …  qu’on  rejette  vers  la  précarité,  le  chômage,  l’exclusion,  au  gré  des besoins patronaux !
 
Ensemble,  nous  réaffirmons  le  droit  à  l’emploi  pour  tous  et  toutes.  C’est  une nécessité économique, sociale, et aussi pour améliorer les conditions de travail, la  vie  au  travail,  de  chacun-e.  Nous  refusons  le  chantage  patronal  et  gouvernemental  qui  incite  à  baisser  les  salaires  en échange d’emplois … qui seront ensuite supprimés comme de nombreux exemples l’ont déjà montré !

De l’argent, il y en a !  Faisons en sorte qu’il serve à celles et ceux qui produisent, et non aux patrons, banquiers et actionnaires ! Prenons nos affaires en mains !

Grande manifestation à Paris le 24 mars pour le droit à l’emploi

Rendez-vous à 13h00, Place de la Bourse / Arrivée Place Stalingrad  vers 17h00

 CARS: GRATUITS DEPUIS L'EURE ET LA SEINE-MARITIME

 

  • départ Le Havre Dechaseaux: 10h15
  • départ Rouen Boulingrin: 11h15

Détails et inscriptions : solidaires27@gmail.com

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TRAIN:    Aller - Rouen RD 10h56 / Paris 12h10 - Métro Bourse ligne 3

Retour - Métro Stalingrad ligne 5 - train Paris 17h50 / Rouen 19h02



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 Rassemblement maitrises et cadres le 29 mars Paris Mouchotte - par Marc le 13/03/2012 » 00:18

eek Rassemblement à 11h00 devant le siège de la SNCF eek

rolleyes Jeudi 29 mars 2012 rolleyes

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Le Président du groupe SNCF doit des explications au Président de l’Epic SNCF pour rassurer les cadres de l’Epic.


 
Depuis septembre 2011 et la fameuse réorganisation de « la gouvernance de la DRH », le posistionnement de la direction des cadres  au  sein  du  groupe,  mais  en  dehors  de  l’Epic  SNCF    n’augurait    rien  de  bon  pour  les  cadres  au  statut  de l’Epic ♦ Accroissement du recrutement de contractuels, création d’une « BEC groupe », les menaces se font désormais de plus en plus précises pour l’avenir des  cadres au sein de l’EPIC ♦ La fédération SUD-Rail appelle les cheminot-es maitrises et cadres à se rassembler avec l’UFCM-CGT et l’UNSA le 29 mars à 11h00 à l'issue du Conseil d'Administration pour demander des explications au président Pépy ♦
 
 
La direction des cadres transférée de l’EPIC SNCF au groupe SNCF en 2011… 
  
Le Comité Central d’Entreprise du 13 septembre 2011 a été informé de la création, effective depuis le 1 er  septembre d’une  Direction  Générale  Déléguée  Cohésion  et  Ressources  Humaines  au  niveau  du  Groupe  SNCF.  Cette nouvelle entité absorbe une part importante des attributions jusque là dévolues à la DRH de l’entreprise SNCF (l’EPIC)  :  l’évolution  des  métiers  et  de  l’emploi,  la  direction  des  cadres  et  cadres  supérieurs,  la  stratégie  et l’ingénierie  sociale  et  des  fonctions  d’appui.  Comme  l’ont  dit les  fédérations  cheminotes   dans  une  déclaration unitaire,  cette  nouvelle  organisation  désintègre  la  DRH  de  l’entreprise  SNCF,  lui  retire  tous  ses  rôles essentiels, la réduit à un pôle d’appui sans pouvoir décisionnel. 
 
Il s’agit de noyer le cadre statutaire et la réglementation du travail SNCF dans un espace plus vaste, pour l’affaiblir ; c’est aussi un pas de plus vers la constitution d’une « holding SNCF » constituée d’entités multiples et prêtes à être privatisées.
 
Le transfert de la "direction des cadres  et cadres supérieurs" vers le groupe SNCF aura des conséquences bien concrètes. 

 

 
Clairement, ce projet provoquera inévitablement un accroissement de la mobilité géographique, l'apparition d’un double statut, le  cantonnement des  salarié-e-s  dans  une  activité/branche  et  et  bien  évidemment  modification  du  chapitre  6  du statut. Autant d’éléments qui se rajouteront aux blocages constatés lors des notations. Cette méthode, qui n’est pas nouvelle, aura des conséquences graves: outre les pertes de repères occasionnées, c'est encore  une remise en cause permanente de nos compétences et de nos acquis sociaux.

G.Pepy  prépare  des  changements  organisationnels    majeurs  qui  vont  accentuer  la souffrance au travail de l'encadrement ! 
 
Sans attendre les suites des assises ferrovaires qui auront un impact sur l'organisation du système ferroviaire et donc de l'EPIC SNCF, la direction de l’entreprise lance déjà des ballons d’essais :

 

 
La société SNCF inter services, filiale à 100% SNCF recrute des cadres et les envoie dans des sociétés du groupe  ou  l’Epic  SNCF.  La    présidente  de  cette  filiale  n’est  ni  plus  ni  moins  que…la  directrice  des cadres ! Les cadres de cette  société sont soumis à la convention collective du transport routier. A terme la direction des cadres et cette société ne feront-ils pas une seule entité ?

 

 
Sans  information,  ni  des  Instances  Représentatives  du  Personnel,  ni  du  Conseil  d’Administration,  la direction SNCF avance dans une refonte de la « régionalisation » de l’entreprise. Les Régions Bretagne et Limousin serviraient de tests pour une autonomisation de ces  structures. 

 

 
Le 22 mars 2012, le Comité Central d’Entreprise a été consulté sur la politique de mise à disposition de personnel.  Jusqu’a  présent  le  « prêt  de  main  à  but  non  lucratif »  servait  à  régler  la  situation  d’un  bon millier de cadres en détachement dans les filiales du groupe (ou hors groupe). Désormais, il y a une réelle volonté de la part de G.Pepy «d’accroître les échanges entre l’EPIC SNCF et les sociétés du groupe».

Au regard des décisions sur la politique RH et la création de filiales, l’UFCM-CGT, l’UNSA et SUD Rail appellent les Cheminots Maîtrises et Cadres à s’inscrire dans une démarche revendicative qui se traduira par leur rassemblement devant le siège de la SNCF, LE 29 MARS PROCHAIN A 11H, à l’occasion du Conseil d’Administration.
 
Au cours de ce rassemblement, des délégations de l’UFCM-CGT, de l’UNSA et de SUD Rail demanderont à être reçues par le Président de la SNCF pour exiger :
  • L’arrêt de toutes formes de contournement des dispositions statutaires,
  • La remise en perspective du principe de la carrière, le respect des processus de notation, et des rocédures de recrutement au Statut,
  • L’arrêt  des  transferts  des  savoirs  et  savoir-faire  de  l’entreprise  historique  vers  des  structures  de droit privé
  • L'arrêt des expérimentations RH sur les Cadres, en perspective d’une extension à l’ensemble desCheminots à court ou moyen terme (SNCF Interservices).

La fédération des syndicats SUD-Rail  rappelle son attachement au Statut, au respect de ses  dispositions, et à la mise en œuvre d’un dialogue social sortant des éléments de langage, et autres artifices de communication.


 Europe : pas sans nous ! - par Marc le 29/02/2012 » 12:36

Europe : pas sans nous !

Appel des 200 pour un référendum sur le nouveau traité européen

 

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Signer la pétition   -   Voir les signataires

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Plusieurs traités européens ont déjà dépossédé les citoyens de la possibilité de choisir les orientations de l’Union européenne.

Aujourd’hui, la Grèce mais aussi le Portugal, l'Irlande et l'Italie se voient imposer des décisions majeures dans des domaines qui ne sont de la compétence, ni de la commission, ni du conseil européens. Les dirigeants et les technocrates de l'Europe, au service de la finance, enfoncent les populations dans la récession, la régression sociale et la misère, renforçant ainsi les inégalités, les discriminations et la xénophobie.


Le sommet européen a adopté le 9 décembre, le projet du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination, et la gouvernance dans l’Union), dit traité Merkozy. Il cherche à donner une base légale à la répression, la régression sociale et aux dénis de démocratie, durcissant les règles qui figuraient déjà dans le Traité de Maastricht puis dans celui de Lisbonne, imposant de lourdes sanctions «immédiates» et «automatiques» aux pays contrevenants. Cet accord a vocation à engager l’ensemble des pays de l’Union et l'ensemble des décisions politiques.
Les gouvernants qui entendent limiter aux parlements la ratification du traité manifestent leur mépris des exigences démocratiques.

Ils se font les complices de la remise en cause du principe démocratique fondamental: la souveraineté du peuple.

Nous refusons de renoncer à nos droits !!

 


 Plan " Vision 2015 " : la direction dévoile peu à peu son projet. - par Marc le 29/02/2012 » 12:10

vision2015.gifPlan " Vision 2015 " : la direction dévoile peu à peu son projet de casse des métiers commerciaux voyageurs.

Les branches SNCF Voyages et Proximités travaillent à un « plan Voyageurs» appelé «Vision 2015». L’objectif de ce plan est d’imposer la polyvalence aux agents des Ventes, de l’Escale et des Trains, en « mélangeant» ces métiers, pour permettre les suppressions d’effectifs grâce aux gains de productivité escomptés.

De réunions en réunions, la direction dévoile peu à peu ses plans de modifications en profondeur des trois métiers commerciaux voyageurs (vendeurs, agents d’escale, ASCT).

En prenant appui sur la montée en charge des achats de billets via le site internet et sur le développement des titres de transport dématérialisés (e-billet), l’objectif central est la suppression de plusieurs milliers d’emplois de vendeurs. La part de la vente humanisée passerait à moins de 15%. La disparition probable de 3000 postes de vendeurs (un sur deux) n’est ni confirmé ni infirmé par une direction qui refuse de chiffrer précisément son plan à 3 ans.

Sous couvert de « nouvelles missions et services à la vente » différentes expérimentations ont vu le jour dans les établissements voyageurs depuis 2010 : c’est le cas des Animateurs Espace de Vente (AEV), des « rendez ­vous en gare et en boutique », des « stations mobiles et/ou tablettes », des « vendeurs en bout de quai »... Ces expérimentations vont toutes dans le même sens : comment faire sortir les vendeurs des guichets et ainsi leur donner l’illusion d’avoir une activité plus diversifiée en leur donnant d’autres attributions...

 

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 journée d'action interprofessionnelle européenne le 29 février - par Marc le 14/02/2012 » 18:52

Journée  d'action  interprofessionnelle  Européenne 

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du  29 février 2012

L’intersyndicale nationale CGT, CFDT, UNSA, FSU, SOLIDAIRES  appelle  à  une  journée  d'action  interprofessionnelle Européenne  le  29 février.  L’Union  syndicale  Solidaires,  dont  SUD-Rail  fait  partie,  est  signataire de cet appel, d'une part, parce que nous sommes favorables,  et  même  demandeurs  d'une  action  coordonnée au niveau européen, d'autre part, parce que cet appel  reprend  explicitement  l'opposition  au  projet  de traité  européen,  ce  qui  est  une  nouvelle  position  du côté de la CES en ce début d’année !

Le 29 février, en grève et dans la rue

Dans toute l’Europe, les politiques d’austérité se font sur le dos des travailleurs/ses, des chômeurs/ses et des retraité-es  Le 29 février, à la veille d’un nouveau sommet européen, les salarié-es de toute l’Europe vont, ensemble, dire que d’autres choix sont possibles. A la SNCF comme dans l’ensemble du secteur ferroviaire, les raisons de se mobiliser sont nombreuses

La SNCF vient de publier ses comptes pour l’année 2011 : le chiffre d’affaires du Groupe SNCF progresse de 7,2%, le chiffre d’affaires de l’entreprise publique SNCF (l’Epic) progresse de 4,8%.

C’est bien le travail des cheminot-e-s qui a permis ces résultats ! Et qu’ont-ils en retour ? Moins de 1% d’augmentation de salaire pour 2011, alors que l’inflation est à plus de 2,3% pour la même période !  


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 Adieu Roger - par Marc le 13/01/2012 » 10:50

Notre Camarade Roger Zarini décédait tragiquement le mercredi 07 décembre 2011.

Un Hommage militant lui a été rendu le jeudi 12 janvier 2012 à Montigny, dans " son atelier ".


Nous ne t'oublierons pas Roger,
"Nous ne sommes pas du club des Fripounets !"


pdf.gif Hommage rendu à Roger au nom de la Fédération SUD-Rail


 A propos des Assises du ferroviaire… - par Marc le 05/01/2012 » 10:31

A propos des Assises du ferroviaire…
Les « Assises du ferroviaire » lancées en septembre, se sont terminées le 15 décembre, sans surprises :  rolleyes  des préconisations en faveur de la privatisation partielle du chemin de fer (sous le terme «ouverture à la concurrence»)   rolleyes  une attaque en règle contre le statut social des cheminots et cheminotes rolleyes  une absence de réponse à la question du financement du système, amenant à un schéma de réduction de l'offre ferroviaire pour les voyageurs  rolleyes  une critique forte du système actuel de gestion de l'infrastructure et une préconisation de rapprochement entre Réseau Ferré de France, Direction de la Circulation Ferroviaire et SNCF Infra, au sein d'une entité commune.



Vers un nouveau changement de l’organisation du système ferroviaire ?

 Les Assises proposent une réintégration du gestionnaire d'infrastructure au sein d'un groupe SNCF, pivot du système ferroviaire. Les arguments sont ceux que SUD-Rail a développés depuis 1997 pour combattre la création de RFF et la désintégration consécutive du système ferroviaire.

 

SUD-Rail  s’oppose  à  une holding  capitalistique où les branches seraient des Sociétés Anonymes, organisant  la privatisation et  la disparition du Statut des cheminot-e-s. 

Ces entités doivent  être  des  services de la SNCF.

Les préconisations des Assises penchent en faveur d'une réintégration du gestionnaire d'infrastruc-ture au sein d'un groupe SNCF,  pivot  du  système ferroviaire. C'est la position défendue depuis peu par la direction  SNCF.  
La plupart des arguments justifiant cette position sont ceux que SUD-Rail a développés depuis 1997 pour combattre la création de RFF et la désintégration consécutive du système ferroviaire. Nous avions donc raison contre les dirigeants de la SNCF, notamment MM. Pépy  et  Azéma,  qui  ont  depuis  15  ans accompagné  et facilité  la  mise  en  place  d’une organisation antiéconomique et inefficace, contribuant ainsi à détruire à petit feu le système ferroviaire public. SUD-Rail partage une bonne part des analyses du rapport sur la « gouvernance » issu des Assises. Voir en particulier dans sa page 4 : « L’évolution historique de la séparation entre RFF et son gestionnaire délégué – la SNCF – (…) engendre un manque de coordination aux interfaces du système et des coûts de transaction. (…) Il en résulte une défiance et un épuisement des équipes, caractérisés par une mécanique contractuelle complexe, et la multiplication des dispositifs de contrôle sur les équipes SNCF, sans donner pour autant  les  moyens  souhaités  par  RFF  pour  remplir  ses missions. Ainsi le statu quo actuel apparaît largement intenable ;  il  rend  nécessaire  le  regroupement  des compétences de gestion de l’infrastructure, aujourd’hui éclatées entre la branche infrastructure de la SNCF et RFF (…)  la  Commission  conclut  qu’un  regroupement  des compétences de gestion de l’infrastructure de RFF et SNCF Infra sous un management unique est nécessaire. [En gras dans le  rapport  lui-même].  Tout  ajustement  intermédiaire  risque d’accentuer les dysfonctionnements opérationnels, les coûts de gestion, et la démotivation du personnel ferroviaire. » Un peu plus loin, on lit : «La même logique de cloisonnement présente un risque de perte d’une certaine expertise, des savoirs et  des  métiers,  [souligné  dans  le  rapport]  particulièrement dommageable  pour  réagir  efficacement  aux  situations perturbées. ». Ce risque-là est déjà amplement matérialisé.

 

Nous  prenons  acte  avec intérêt  de  l'évolution récente de la direction de la SNCF, mais nous avons beaucoup d'interrogations et  de  critiques.  

La direction SNCF propose le maintien  d’une  sorte  de «petit RFF» où serait situé l’organisme de répartition des capacités (ORC) chargé de recevoir les demandes de sillons, de les attribuer et d’entériner le graphique de circulation.
Pour SUD-Rail, tarification des sillons et perception des péages doivent relever du ministère chargé des Transports, car il s’agit là de politique des transports nationaux et de financement, et non d’un démembrement de l’Etat (RFF). En revanche, l’ORC (demandes et attributions des sillons) doit relever du service Infra de la SNCF, en prenant les précautions  d’organisation  nécessaires  pour  se conformer au droit européen, comme l’Allemagne l’a réalisé en 2001 avec l’accord de la Commission de Bruxelles.
Nous revendiquons la disparition totale de RFF et l’intégration de ses salarié-e-s au sein de l’entreprise publique SNCF. Que signifie la proposition de la direction SNCF de créer  trois  branches  contrôlées  à  100%  par  le «groupe SNCF» : Gestionnaire de l’Infrastructure, Gares  et Connexions,  Activités  de  transport SNCF?
SUD-Rail s’oppose à une liaison capitalistique où les trois branches seraient des Sociétés Anonymes, organisant la privatisation progressive  et  la  disparition  du  Statut  des cheminot-e-s. Ces entités doivent être des services de la SNCF intégrée, certes dotés chacun d’une comptabilité distincte et d’un compte de bilan, pour des raisons de compatibilité européenne. La constitution d’une « holding » à la tête d’un ensemble de filiales de droit privé est le rêve de certains dirigeants ; elle s’inscrit dans une logique  de  Monopoly  international,  totalement étrangère  au  service  public  ferroviaire  et  à  la satisfaction des besoins collectifs. SUD-Rail s’oppose à une holding capitalistique où les branches seraient des Sociétés Anonymes, organisant la privatisation et la disparition du Statut des cheminot-e-s. Ces entités doivent être des services de la SNCF.


La persistance d’un choix idéologique en faveur de la privatisation
Malgré l'échec économique et social de la concurrence privée dans le fret ferroviaire, les Assises prônent encore et toujours l'ouverture aux intérêts privés. Ces derniers semblent pourtant peu intéressés, vu la faiblesse des marges dans le transport : ainsi, Veolia vient de décider de vendre l'intégralité de sa branche « transports de voyageurs », 6 mois  après  l’avoir  fusionnée  avec  Transdev.  Depuis  plusieurs  mois  l’« ouverture  à  la  concurrence »  était fallacieusement  présentée  comme  une  réponse  aux  besoins  des  Conseils  régionaux,  mais  ceux-ci  ne  sont  pas demandeurs.  Alors,  les  privatisateurs  nous  disent  désormais  qu’il  faut  commencer  par  les  Trains  d’Equilibre  du Territoire,  dont  l’Autorité  Organisatrice  est  l’Etat !  Cette  orientation  en  faveur  du  privé  est  totalement idéologique. SUD-Rail la combat avec force ! Les enjeux écologiques et sociaux exigent un rééquilibrage planifié entre modes de transport en faveur, entre autres, du rail, ce qui nécessite de disposer d'un grand service public.  

Les Assises s’attaquent au Statut des cheminot-e-s pour faciliter la concurrence privée
L'attaque contre le Statut des cheminot-e-s est directement liée à la volonté de faciliter l'arrivée de la concurrence privée.  Entre  une  direction  SNCF  qui  veut  transformer  l'établissement  public  en  une  myriade  de  sociétés anonymes et les intérêts privés, il y a convergence pour mettre à mort le Statut et le remplacer par une convention collective  de  droit  privé  et  des  garanties  sociales  au  rabais.  SUD-Rail  qui  revendique,  depuis  sa  création,  un Statut unique pour tous les travailleurs/ses du rail, construit à partir des acquis du Statut des cheminot-e-s, ne laissera pas faire! La défense, l’amélioration et l’application à tous du Statut vont dans le sens du progrès social ; ils correspondent aussi à un impérieux besoin en matière de sécurité ferroviaire


Les moyens financiers existent
Les Assises reconnaissent qu'il manque 1 à 1,5 milliards   d'euros   par   an   pour   financer   le système    ferroviaire,    mais    leur    proposition consiste  à  réduire  le  nombre  de  trains  et  à augmenter  les  tarifs !  Il  existe  pourtant  des solutions.  
Le   retour   à   un   système   unifié permettrait  d'économiser  d'importants  coûts de transaction (essentiellement entre la SNCF et RFF), estimés  à environ 1 milliard  d'euros par  an  par  les  dirigeants  des  chemins  de  fer allemands,   qui   ne   sont   pourtant   pas   des « irresponsables »    au    sens    de    la    pensée dominante !  La  mise  en  place  d'une  politique multimodale des transports, fondée sur l'intérêt général,   permettrait   de   réorienter   les   flux financiers  existants  déjà  dans  le  secteur  du transport.     Rappelons,     par     exemple,     les faramineux  bénéfices  des  sociétés  d'autoroute, bradées  au  privé  en  2005,  qui  constituent  une rente   d'environ   2   milliards   d'euros   chaque année pour les grands groupes privés contrôlant aujourd'hui  le  secteur  autoroutier.  Évoquons aussi les mises en place, toujours renvoyées aux calendes,  d’une  « écotaxe  poids  lourd »  (qui rapporte  près  de  4  milliards  d’euros  par  an  en Allemagne   pour   financer   la   politique   des transports)  et  d’une  taxe  « carbone »  qui  serait favorable au rail….
 


Le budget SNCF 2012 présenté au ministère début décembre, sera soumis au Comité Central d’Entreprise et au Conseil d’Administration de la SNCF cette semaine.

  • Les suppressions d’effectifs se poursuivent : - 1 232 au fret, - 700 au total. L’effectif moyen serait en 2012 de 149 752 cheminot-e-s. Il était de 176 580 il y a 10 ans, de 196 100 fin 1991, de 248 570 fin 1981… et entre temps le trafic assuré a considérablement augmenté.
  • Dans son projet de budget 2012, la direction SNCF programme une nouvelle baisse du volume de marchandises transportées :  - 6,3%, soit une perte de 50% en seulement cinq ans.
  • Au titre de l’exercice 2011, la SNCF va verser plus de 230 millions d’euros de « dividendes » à son « actionnaire », l’Etat. En 2010, c’était 69,3 millions, en 2008, c’était 183,3 millions ; en 2007, 131,3 millions. En 2009 il n’y a pas eu de versement, du fait du déficit comptable de la SNCF. Sur 5 ans, cela représente plus de 610 millions qui n’ont pas été utilisés pour améliorer le service public ferroviaire ou diminuer la «dette». L’emploi des termes « dividendes » et « actionnaire » constitue un détournement de langage à but très politique, car la SNCF n’est pas une société par actions, et n’a pas pour but d’enrichir des actionnaires mais d’assurer à la population un service défini par un cahier des charges.


L’avenir du service public ferroviaire, de son organisation et du statut social des travailleurs concernés se joue sans doute dans les prochains mois. Nous avons des propositions concrètes pour sortir par le haut de la crise actuelle.
Mais  nous  ne  sommes  pas  naïfs :  les  propositions  seules  sont  insuffisantes.  Il  est  nécessaire  de  construire  un rapport de forces dans l'unité la plus large.


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