
La réforme du système ferroviaire est dans l’esprit de tous les cheminots et cheminotes.
Elle implique à la fois la réintégration de RFF et la volonté de l’état et du gouvernement de mettre en place un cadre social harmonisé. Le droit communautaire n’imposait pas en 1996 la séparation de RFF pas plus qu’il l’impose aujourd’hui ! SUD-Rail s’y est toujours opposé. Les promoteurs de cette séparation sont aujourd’hui les mêmes qui appellent la réintégration de RFF. Ce sont 15 années de perdues pour se rendre compte du gâchis de cette politique tournée uniquement vers la libéralisation du rail.
L’exigence de SUD-Rail : la réintégration de RFF au sein de l’EPIC.
On ne peut pas parler de RFF sans évoquer la dette, avant 1996 l’état faisait porter sur la SNCF 32 milliards de dette ; 15 plus tard, la dette du système ferroviaire (SNCF+RFF) est du même niveau. Pour la SNCF une partie des charges liées au remboursement de la dette s’est transformée en péages payés à RFF ! C’est à l’état de reprendre cette dette. Elle est liée pour l’essentiel à des charges d’infrastructure qui sont la conséquence de choix politiques de la responsabilité des pouvoirs publics ; une autre partie est due aux prêts pour rembourser la dette
et qui la font augmenter !
Direction et gouvernement dessinent les contours au détriment des acquis des cheminot-es.
SUD-Rail revendique une réglementation pour tous les travailleurs du rail fondée sur deux impératifs, la sécurité des circulations ferroviaires et la santé des salarié-es.
La base minimum de cette réglementation doit être le RH0077.
C’est en ce sens que le gouvernement doit agir (décret) en matière d’organisation du travail en s’appuyant sur les enseignements tirés d’un siècle d’histoire ferroviaire. Ne pas en tenir compte serait une mise en danger de tout le système ferroviaire avec la seule
volonté d’organiser le dumping social au travers de la libéralisation du transport de voyageurs. Selon le Président de la République« Le Changement C’est Maintenant ». Pour les travailleurs du rail le changement devra être synonyme d’amélioration des conditions de travail et non la recherche d’un point de jonction entre la réglementation RH077 et
pas de réglementation. Cela mènerait à l’abaissement de certains éléments du RH077 (déjà très dur à vivre en l’état) et vendu comme une avancée pour les autres salarié-es.
On n’enlève pas aux uns pour donner aux autres, quand on parle de sécurité, de santé et de progrès social !
Le statut et la réglementation des cheminot-es ne sont pas à vendre.
La sauvegarde des emplois, des conditions de travail, des salaires, du service public ferroviaire seront nos priorités.
La direction nivelle par le bas en culpabilisant tous les cheminots-tes. Cette volonté de rendre les salariés captifs par la peur, résulte d'une politique libérale, soutenue et encouragée par les gouvernements successifs. Ces politiques scélérates doivent être combattues par tous les salariés-es du public et du privé, par la mobilisation... La seule fatalité serait de les laisser faire.
Les cheminot-es ne sont ni des nanti-es, ni des privilégié-es, ils réclament juste un outil de travail de qualité et une rémunération digne du service qu’ils-elles rendent.
La politique générale de la SNCF a fait que l’ensemble des organisations syndicales a refusé de signer l’accord salarial 2012. Un accord où la direction une fois de plus mettait à mal le pouvoir d’achat des cheminot-es en proposant une augmentation lissée sur l’année de 0,16%. Ce sont de nombreux cheminot-es qui se retrouvent avec des salaires inférieurs au SMIC, alors que le chiffre d’affaires augmente de 813M€ dans un pays où le PIB augmente lui de 0,8%. Cette politique libérale menée par l’ensemble des patrons et des
gouvernements n’a que trop durée ! Le partage des richesses doit être fait équitablement et non pas en laissant les salarié-es sur le carreau.
A la SNCF, les accidents du travail se multiplient.
Chaque jour, 17 cheminot-e-s sont victimes d’accidents du travail et année après année, le taux de fréquence* est en augmentation à la SNCF. En 2011, 231 410 journées ont été non travaillées suite à des accidents de travail, en plus des 51 194, suite à des accidents de trajet. Depuis le début de l’année, 9 cheminots sont déjà morts au travail ! Pour 2012, 6 333 accidents du travail sont déjà répertoriés, dont 4 449 au 1 er semestre. Les cheminot-e-s payent l’irresponsabilité des dirigeant-e-s de l’entreprise qui imposent un tel système. Tous ces accidents du travail sont des agressions envers les cheminot-e-s qui en sont victimes. Ce n’est pas « la faute à la fatalité ». Les raisons sont connues : diminution des effectifs, destruction des collectifs de travail, formation insuffisante, encadrement surchargé de tâches annexes, course à la productivité, Tout ceci se paie. La fonction Matériel est particulièrement impactée ces derniers temps. Deux accidents du travail graves sont survenus en moins d’un mois :
Un autre accident grave s’est produit jeudi 22 novembre 2012, au Technicentre SNCF Charente- Périgord de Saintes. Lors d’une opération de maintenance sur un aspirateur THEP (Très Haute Efficacité Particulaire) servant à aspirer les poussières d’amiante, un opérateur d’une entreprise sous traitante a mis en marche l’aspirateur en mode soufflerie, projetant sous forme d’un nuage tout son contenu de poussières d’amiante dans l’atelier chaudronnerie, exposant ainsi plusieurs dizaines de cheminots présents.
Plus grave encore, après avoir pris connaissance de cet accident, la direction n’a pas jugé bon de faire évacuer et décontaminer le personnel, ni de confiner l’atelier en vue d’une décontamination par une entreprise compétente. L’activité a continué jusqu’en fin d’après midi. Les allées et venues des salariés et des engins de manutention ont propagé la pollution au bâtiment voisin. Ce n’est que le vendredi 23 novembre 2012, sous la pression des cheminots, qu’un droit d’alerte a été déposé par un membre du CHSCT du Technicentre Charente-Périgord de Saintes, pour obliger la direction à respecter ses obligations d’employeur, en prenant des mesures immédiates de protection du personnel et de l’environnement. Les cheminot-e-s ont toujours été conscients des dangers de leur métier, mais ils refusent la politique du risque calculé.
L’accident n’est pas une fatalité, il faut tout faire pour l’éviter.
* nombre d’accidents du travail / nombre de cheminot-e-s

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Communiqué de presse
Les cheminots en grève ce 25 octobre 2012 adressent un message fort à la direction de la SNCF. Ils demandent une revalorisation de leurs salaires à la hauteur de la perte du pouvoir d’achat qu’ils subissent depuis trop d’années. Les cheminots comme de nombreux salariés en France, ont concédé beaucoup d’efforts et la direction SNCF annonce que d’autres sont encore à venir. SUD-Rail maintient ses revendications sur les salaires avec notamment une augmentation immédiate de 300 euros pour tous les cheminots. Alors que notre Direction cache sa politique salariale en nous renvoyant à la responsabilité de tutelle et comme à son habitude, oppose emploi et salaire, elle ne propose aux cheminot(e)s qu’une augmentation de 0,16% sur l’année, laissant une grosse partie de nos collègues sous le seuil du SMIC. Alors que dans le même temps, les plus hauts salaires ont été augmentés de 16% dans l’entreprise. La fédération SUD-Rail demande l’arrêt des restructurations dans l’entreprise avec leurs lots de suppression d’emploi, d’augmentation de la productivité, qui font «souffrir» les cheminots. Il faut en finir avec cette politique de profit. Nous dénonçons la «précarisation» galopante à la SNCF et réclamons une vraie politique de l’emploi dans l’entreprise publique SNCF. Nous réclamons des engagements à la hauteur des besoins de missions de service public et des réclamations des usagers dans certaines régions comme en Ile de France. Contrairement à la vision de la direction qui indique que l’emploi à la SNCF est stabilisé en confirmant 500 embauches en Ile De France et l’engagement de la SNCF de faire 500 «contrats d’avenir», nous pensons que ces annonces ne répondront pas aux besoins et aux attentes. Il ne peut pas y avoir d’efforts sans contrepartie et il faut sortir de la logique de culpabilisation des travailleurs du rail. SUD-Rail proposera aux autres organisations syndicales dans le cadre d’une interfédérale la construction d’un mouvement fort et reconductible si la direction de la SNCF reste muette face aux revendications des cheminots. Nous demandons au gouvernement de fixer la feuille de route de l’entreprise, et de montrer par là même, sa volonté de service public fort, au service du public et non pas de laisser notre Direction brandir la feuille de route laissée par le gouvernement Sarkozy. La situation des salariés en France se dégrade, les plus fragilisés se précarisent d’avantages quand les autres se serrent toujours plus la ceinture. Cette situation n’est plus tenable et il convient dès aujourd’hui de construire un mouvement interprofessionnel pour combattre les logiques libérales qui affaiblissent chaque jour un peu plus les Français en les divisant Lors des rencontres nationales qui vont avoir lieu ces prochains jours, l’Union syndicale Solidaires et la fédération SUD-Rail proposeront un prolongement de l’action d’aujourd’hui le 14 novembre.
(DES)ACCORD SALARIAL 2012
En refusant de négocier, la Direction vient de confirmer la décision prise par les fédérations de ne pas signer cet accord 2012 (CGT, CFDT, SUD-Rail, UNSA).
La position défendue par les OS depuis le début des négociations est devenue plus que légitime.
Les cheminots paient depuis trop longtemps la rigueur interne imposée par la Direction sous l’égide des gouvernements successifs.
Après la perte du pouvoir d’achat durant ces dernières années, et aucun accord réellement en faveur des revenus des cheminots, cette année, la Direction n’a pas honte de proposer grassement 0,5% d’augmentation générale à partir du 1er septembre, ce qui signifie + 0,16 % sur une année pleine.
Les cheminots ne méritent pas plus aux yeux de la direction !
Quelques euros ! Laissant même les positions 4 à 12 sous le seuil du SMIC, avec une proposition de majoration de 5 €.
De l’argent, il y en a lorsqu’il s’agissait, en 2011, d’augmenter de près de 16% les plus hauts salaires de l’entreprise! Trouvez l’erreur les cheminots cadres, maitrises et exécution auraient dans le meilleur des cas 10€, nos dirigeants eux, plus de 4000€.
SUD-Rail revendique son choix d’avoir décrié l’accord 2011 et celui de cette année. La dignité des cheminots ne se situe pas dans les quelques euros jetés à nos pieds.
La progression du coût moyen agent demeure historiquement basse, nous coûtons de moins en moins cher aux patrons. Elle est même inférieure à l’évolution constatée au premier semestre 2011.
La croissance du chiffre d’affaires est bonne : +3,1% à périmètre et charge constantes.
SUD-Rail revendique une augmentation uniforme et immédiate de 300 € pour l’ensemble des cheminots.
Nous ne sommes pas dupes que de nombreuses mesures annoncées ne sont là que pour compenser les problématiques URSSAF (suppression de l’exonération de l’allocation de panier des brigades des grands centres, modification des conditions de versement de la participation de l’entreprise aux frais d’utilisation d’un téléphone fixe personnel pour les besoins de service, suppression de l’exonération des allocations de déplacement du régime général lors de réduction pour couchage).
SUD-Rail confirme son appel aux cheminots à se mobiliser dès le mercredi 24 octobre à 19 heures au vendredi 26 octobre à 8 heures
Salaires, emploi, conditions de travail, avenir du service public ferroviaire
Tous en grève le 25 octobre !
Les propositions de la direction pour les salaires sont une véritable provocation.
+ 0,5 % à partir du 1 er septembre, cela signifie + 0,16 % sur une année pleine.
La majoration de la prime de travail de 5 € pour les positions de rémunérations 4 à 12 laisse des cheminot-es sous le SMIC.
Et cela dans un contexte où les tenants du libéralisme continuent leurs pressions pour privatiser le service public ferroviaire.
Pourtant, de l’argent, il y en a !
Le montant global des dix plus hautes rémunérations de l’entreprise a augmenté quant à lui de 15,78% en 2011.
Et vous ? Exécution, maîtrise ou cadre, avez-vous eu 15,78% d’augmentation l’an dernier ?
Non, une fois de plus ce sont celles et ceux qui nous font la leçon à longueur d’années, qui nous disent que «pour être compétitif on ne peut pas trop augmenter la masse salariale», qui nous expliquent qu’il faut être réalistes et abandonner nos droits acquis, bien souvent par la lutte, ce sont elles et eux qui s’en mettent toujours plus plein les poches!
Chaque mois, pour ces dix plus hautes rémunérations, cela représente 4070 euros de plus par rapport à l’année précédente ! Cette seule augmentation c’est bien plus que le salaire de nombreux/ses cheminot-e-s !
Parce que nous ne sommes pas responsables de leur crise et que nous refusons de payer pour leurs choix, SUD-Rail revendique 300 € d’augmentation uniforme pour tous. Se mobiliser pour une augmentation décente des salaires des cheminots, c’est aussi combattre la politique de casse du service public ferroviaire !
L'avenir des cheminot-es, de leur entreprise et du service public ferroviaire, sera en jeu dans les prochains mois. Le gouvernement doit annoncer dans quelques jours ses orientations pour une loi sur le ferroviaire soumise au Parlement début 2013. L'avis du Conseil Economique Social et Environnemental va dans le sens de la privatisation du TER, la direction de la SNCF poursuit le découpage de l’entreprise, aggravant ce qu’elle a déjà fait pour le Fret.
Les patrons du ferroviaire veulent une convention collective du secteur en-dessous du Statut SNCF et du RH0077. Il est hors de question de laisser les patrons dégrader nos conditions de travail pour faire plus de profits sur notre dos. Dans le secteur ferroviaire privé où ils n'appliquent pas le RH0077, ils imposent des journées à rallonge, ce qui permet de supprimer des emplois de cheminot-es. C'est contre ces conditions de travail dégradées que les cheminots d'ECR viennent de faire 4 jours de grève la semaine dernière.
RFF tente de mettre la main sur les cheminots de l'Infra-Circulation et leur savoir-faire. Pépy propose de les transférer dans une filiale du Groupe. Le gouvernement envisage une Société Anonyme
Réintégrer RFF, c’est réunifier le système ferroviaire pour plus d'efficacité et de sûreté mais c’est aussi garantir aux cheminot-es de l’Infra-Circulation le maintien de leur Statut et de leurs conditions de travail au sein de l’EPIC SNCF.
Dans notre secteur aussi, la question de l’emploi est primordiale La direction SNCF a supprimé 30 000 emplois en 10 ans sans compter ceux des sous-traitants qui sous la pression du donneur d’ordre (SNCF) imposent des contrats toujours à la baisse. Les embauches de contractuel-les mais aussi d’alternants, le recours abusif à des CDD et à l’intérim, se multiplient et privent tous ces cheminot-es du Statut SNCF. SUD-Rail revendique l’arrêt des réorganisations et des suppressions de postes. L’intégration de la sous-traitance ainsi que l’embauche au statut dans tous les chantiers, des collègues en CDD ou intérimaires qui le souhaitent.
Alors, nous serons en grève le jeudi 25 octobre. Cette journée de mobilisation unitaire est une étape dans la construction du rapport de forces. A travers des rassemblements, assemblées générales, etc., nous discuterons des suites à donner dans les prochaines semaines. Par la grève, les cheminot-es et leurs organisations syndicales exprimeront leur refus de livrer le service public ferroviaire à l’appétit des financiers et autres fonds de pensions, qu’ils soient nationaux, internationaux ou européens. La crise financière dont ils sont responsables, a mis à genoux une grande partie de l’industrie Française et les conditions sociales de leurs salariés. Si nous les laissons faire, ils feront des chemins de fer un désert social servant leurs seuls profits, alors : REAGISSONS et LUTTONS, TOUS ENSEMBLE !
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Des rassemblements sont prévus sur notre région:
A Rouen:
A Caen: |