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Grève 09 Avril 2015 - par Marc le 12/03/2015 » 20:53



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Avec SUD-Rail, contrôlez les négociations ! n°9 - par Marc le 25/02/2015 » 18:13

Future convention collective:

Avec SUD-Rail, contrôlez les négociations !  n°9

Le 19 février, se tenait la 8ème réunion de la Commission Mixte Paritaire (CMP) de négociation de la Convention Collective Nationale (CCN) de la branche ferroviaire.

La commission est présidée par un représentant du Ministère du travail, assisté par un représentant du Ministère des transports.

Toutes les organisations syndicales du secteur ferroviaire en sont membres ; l’UTP constitue la délégation patronale qui compte des représentant-es des directions SNCF, ECR, Thello, Transdev, Eurotunnel, etc., parlant d’une seule voix.  

La délégation patronale entend conclure les discussions sur le champ d’application de la future convention collective, en soumettant à signature sa seule version, le 18 mars.

Les patrons veulent limiter la CCN au minimum de personnes. Au contraire, nous disons qu’elle doit couvrir les salarié-es de tout le secteur ferroviaire.

Nos intérêts sont opposés : plus le champ d’application sera large, plus il y aura de salarié-es disposant des mêmes droits, moins le dumping social sera possible. Voilà pourquoi la délégation patronale refuse les propositions de la fédération SUD-Rail.  

La fédération SUD-Rail a renouvelé ses propositions d’une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire.

Les entreprises de ce secteur emploient des salarié-es qui, tous, contribuent au fonctionnement, à l’existence de l’activité économique « transport ferroviaire » et doivent trouver leur place dans cette future convention collective. Une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire, cela évitera que des entreprises qui interviennent dans ce secteur appliquent la convention du Bâtiment et Travaux Publics ou encore Hôtellerie-Restauration, comme c’est actuellement le cas !

La négociation de cette CCN est l’occasion de construire un statut social de haut niveau, commun à l’ensemble des salarié-es du secteur ferroviaire. Le contenu de la future C.C.N. doit être établi en s’appuyant sur ce qui existe dans l’entreprise ferroviaire historique (Statut et réglementation SNCF), en y intégrant les acquis sociaux aujourd’hui spécifiques à certains secteurs sur des points particuliers.  

 

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A nous de choisir : laisserons-nous les patrons imposer leur choix, pour leur seul intérêt ? Ou bien prenons-nous les moyens, par l’action collective, d’imposer une vision progressiste, garantissant l’amélioration des conditions de travail de tous et toutes ?

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La grève nationale reconductible menée par le personnel de la restauration ferroviaire est en lien direct avec ces questions

Soutenu-es par les fédérations syndicales SUD-Rail, CFDT, FO, CGT, ces salarié-es du secteur ferroviaire réclament aux patrons de Newrest, l’amélioration de leurs conditions de travail et l’augmentation de leurs salaires.

 

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Mais ils et elles revendiquent aussi leur intégration au sein de la SNCF, car ils et elles travaillent pleinement pour le service public ferroviaire. ________________________________________________________________________________________________

 

A travers cette grève nationale reconductible, c’est le « modèle économique et social » de la sous- traitance qui est mis en cause. La sous-traitance est une invention patronale pour mieux exploiter les travailleurs et les travailleuses ! Les patrons de Newrest, de la SNCF et le gouvernement sont directement interpellés par les grévistes.

La fédération SUD-Rail soutient les grévistes de la restauration ferroviaire et leurs revendications, tant sur les conditions de travail que sur les salaires ou pour leur intégration à la SNCF.

L’organisation du travail : une nouvelle étape !

Très rapidement des réunions vont avoir lieu pour commencer à travailler sur le chapître « organisation du travail » de la Convention Collective Nationale. Mais encore une fois l’organisation patronale s’inscrit dans la droite ligne de la gestion par activités, avec comme seul objectif la rentabilité, la productivité.

Pour la fédération SUD-Rail, les conséquences sur les conditions de travail et de vie des salarié-es s doivent être les éléments essentiels de cette étude.

La délégation patronale refuse de prendre en compte dans l’étude proposée, les conséquences des organisations pathogènes : suicides, arrêt-maladie, souffrance au travail, articulation entre vie professionnelle et vie privée, etc.

Les dispositions générales de la future convention collective

L’UTP a proposé une rédaction de ces articles qui fixent la périodicité des réunions, le nombre de représentant-es par organisation syndicale, etc. Contrairement à d’autres délégations syndicales, notre souci n’est pas d’obtenir toujours plus de réunions ! Notre action vise à défendre les conditions de travail et de rémunération des salarié-es du secteur ferroviaire.

 

SUD-Rail appelle à construire un front unitaire pour défendre le principe « même travail, mêmes droits » et donc réclamer un seul statut (celui des cheminot-es) et une même réglementation du travail (basée sur celle applicable à la SNCF, qui est cependant améliorable) pour tous les salarié-es du secteur.  

 

C’est en se cens que nous avons proposé une rencontre interfédérale qui se tiendra le 11 mars. Sur ces bases, nous y proposerons de faire l’unité syndicale pour être plus forts contre les patrons qui, eux, sont ensemble dans l’UTP !  

 

Prochaine réunion de la Commission Mixte Paritaire : le 18 mars  

 

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Pas d’accord salarial pour 2015. - par Marc le 23/02/2015 » 12:19

Ouverture des négociations sur l’intéressement, première conséquence:

pas d’accord salarial pour l’année 2015.

A SUD-Rail nous le disons depuis plusieurs années, l’argent distribué en dividende salarial, c’est de l’argent en moins au titre d’augmentation générale des salaires. Or une augmenttiaon générale aussi petite soit elle, compte entièrement pour le calcul de la pension de retraite, ce n’est pas le cas de l’intéressement.

L’année où la SNCF remet sur la table un accord d’intéressement elle nous annonce en même temps que nous ne connaitrons pas d’augmentation générale de salaire. 2015 sera donc une année blanche en terme d’augmentation de salaire, ce n’était pas arrivé depuis l’accord 35 heures en 1999.

Dividende salarial 2014, une mauvaise réponse à un vrai problème.

Nous recevrons donc 100 euros brut sur notre paie de février au titre de dividende salarial pour l’année 2014.

Alors ces 100 euros brut nous les prendrons car ils sont le fruit de notre travail et qu’en ces temps de crise tout est bon à prendre.

Pour autant nous ne sommes pas dupes:

Pendant qu’on se déchire sur 100 euros brut nos dirigeants se gavent

450.000 euros: C’est le salaire annuel en 2013 de Guillaume Pepy (PDG), de Jean-Pierre Farandou (président de KEOLIS) et de Marie-Christine Lombard (Directrice générale). 500smic.jpg

Soit un salaire mensuel brut de 37.500 euros par mois. Pour rappel, le traitement mensuel d’un qualif A position 4, est de 1251 euros. Celui d’un qualif H en fin de carrière de 4.584 Euros.

En comparaison, le salaire mensuel de Louis Gallois, notre ancien PDG, était de 15.000 euros. Plus nos grands dirigeants s’octroient des salaires astronomiques, plus ils nous expliquent que nous sommes beaucoup trop payés...

Nous vivons vraiment une époque formidable!!!

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Avec SUD-Rail, contrôlez les négociations ! n°8 - par Marc le 23/02/2015 » 12:03

Future convention collective:

Avec SUD-Rail, contrôlez les négociations !  n°8

Les mêmes droits pour tous ?
ou la division pour nous tirer vers le bas ?

Le  champ  d’application  de  la  future  Convention  Collective  Nationale  (CCN)  est  toujours  à l’ordre du jour des Commissions Mixtes Paritaires. Pour la dernière réunion, deux proposition sont  été transmises :

  1. une par la délégation patronale (UTP, c’est-à-dire les patrons de la SNCF,d’ECR, etc.)
  2. l’autre par la fédération SUD-Rail [Solidaires].

Le document ci-dessous compare les propositions SUD-Rail à celles des patrons (UTP). A nous tous de décider ce qui est préférable :

Champ d’application de la CCN de la branche ferroviaire
PROJET UTP - V 02

La présente convention collective de branche est conclue en application de la législation et de la réglementation en vigueur.

La présente convention collective, intitulée convention collective nationale de la branche ferroviaire, et ses annexes, déterminent les conditions générales de travail et d’emploi des salariés des entreprises ayant pour activité principale :

  • le transport ferroviaire de marchandises et/ou de voyageurs, titulaires d’un certificat de sécurité ou d’une attestation de sécurité délivrés en application de l’article L. 2221-1 du Code des transports ; (1)
  • la gestion, l’exploitation ou la maintenance sous exploitation des lignes et installations fixes d’infrastructures ferroviaires, lorsque ces entreprises sont titulaires d’un agrément de sécurité ou d’une attestation de sécurité délivrés en application de l’article L. 2221-1 du Code des transports ; (1)
  • la maintenance courante, hors réparation, (2)des matériels ferroviaires roulants, liée à l’exploitation et la sécurité;
  • l’exercice des tâches essentielles de sécurité ferroviaire telles que définies réglementairement ; (3)

et des salariés des établissements pour lesquels la loi le prévoit.

Le champ d’application géographique de la présente convention collective est le territoire métropolitain et la Corse ainsi que les DOM et TOM.

Les parties signataires conviennent de demander au Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social l’extension du présent article.  

Les points surlignés en jaune appellent l'attention suivante:

(1) Actuellement des entreprises n’ont pas leur propre certificat de sécurité, ce qui est illégal. Avec la loi Macron ces entreprises pourront rouler seules sur des lignes déclassées sans que son personnel soit soumis à la CCN. Du pain béni pour les fervents du dumping social ! Pire, des filiales d’entreprises pourraient s’engouffrer dans cette brèche.  

(2) Les salarié-es chargé-es de la construction et réparation dépendent de la convention collective de la Métallurgie. Cet article les exclut de fait de la future convention collective ferroviaire.

(3) Les Selon, l’UTP, cette phrase garantit que les contrôleurs (ASCT) ne pourraient être sortis de la CCN….

La proposition faite par SUD-Rail (Voir article ci-dessous) lève ces interrogations

La convention s’applique à Toutes et Tous les travailleurs du rail sans conditions. Plus le champ d’application sera large,

plus il y aura de salarié-es disposant des mêmes droits, moins le dumping social sera possible.

Les entreprises de ce secteur emploient des salarié-es qui, tous, contribuent au fonctionnement, à l’existence de l’activité économique « transport ferroviaire » et doivent trouver leur place dans cette future convention collective. De nombreux/ses salarié-es du secteur ferroviaire n’ont actuellement que le Code du travail ou des Conventions Collectives à minima pour défendre leurs droits. Une convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire, cela évitera aussi que des entreprises qui interviennent dans ce secteur appliquent la convention du Bâtiment et Travaux Publics ou encore Hôtellerie-Restauration !

La négociation de cette CCN est l’occasion de construire un statut social de haut niveau, commun à l’ensemble des salarié-es du secteur ferroviaire.

SUD-Rail  appelle  à  construire  un  front  unitaire  pour  défendre  le  principe  «même  travail, mêmes  droits»  et  donc  réclamer  un  seul  statut  (celui  des  cheminot-es)  et  une  même réglementation  du  travail  (basée  sur  celle  applicable  à  la  SNCF,  qui  est  cependant améliorable) pour tous les salarié-es du secteur.

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Avec SUD-Rail, contrôlez les négociations ! n°7 - par Marc le 23/02/2015 » 11:46

Future convention collective:

Avec SUD-Rail, contrôlez les négociations !  n°7

Commission Mixte Paritaire C.C.N.

Le 21 janvier, se tenait la 7ème réunion de la Commission Mixte Paritaire (CMP) de négociation de la Convention Collective Nationale (CCN) de la branche ferroviaire. La commission est présidée par un représentant du Ministère du travail, assisté par un représentant du Ministère des transports. Toutes les organisations syndicales du secteur ferroviaire en sont membres ; l’UTP est l’organisation patronale du secteur.

Plus d’un an après la première réunion, nous en sommes toujours aux discussions sur le champ d’application de la future convention collective. Les patrons veulent limiter la CCN au minimum. Au contraire, nous disons qu’elle doit couvrir les salarié-es de tout le secteur ferroviaire.

Nos intérêts sont opposés : plus le champ d’application sera large, plus il y aura de salarié-es disposant des mêmes droits, moins le dumping social sera possible. Voilà pourquoi la délégation patronale refuse les propositions de la fédération SUD-Rail.  

SUD-Rail appelle à construire un front unitaire pour défendre le principe « même travail, mêmes droits » et donc réclamer un seul statut (celui des cheminot-es) et une même réglementation du travail (basée sur celle applicable à la SNCF, qui est cependant améliorable) pour tous les salarié-es du secteur.  

La fédération SUD-Rail renouvelle ses propositions d’une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire.

Nous parlons de secteur ferroviaire car outre le transport ferroviaire, cela doit concerner :

Les entreprises de ce secteur emploient des salarié-es qui, tous, contribuent au fonctionnement, à l’existence de l’activité économique « transport ferroviaire » et doivent trouver leur place dans cette future convention collective. De nombreux/ses salarié-es du secteur ferroviaire n’ont actuellement que le Code du travail ou des Conventions Collectives à minima pour défendre leurs droits.  

Une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire, cela évitera aussi que des entreprises qui interviennent dans ce secteur appliquent la convention du Bâtiment et Travaux Publics ou encore Hôtellerie-Restauration ! La négociation de cette CCN est l’occasion de construire un statut social de haut niveau, commun à l’ensemble des salarié-es du secteur ferroviaire.

La fédération SUD-Rail a transmis la proposition ci-dessous avant la réunion.

FO a fait part de son soutien.

Les patrons ont défendu leur vision très restrictive.

 

Champ d’application de la CCN de la branche ferroviaire

 

Proposition de la fédération SUD-Rail [Union syndicale Solidaires]

 

Nouvelle formulation du 19 janvier 2015. Cette rédaction intègre les dispositions légales, notamment l’article L. 2222-1 du Code du travail qui permet aux organisations négociant une CCN d’en définir le champ d’application,

La présente convention collective de branche est conclue en application de la législation et de la réglementation en vigueur.

La présente convention collective, intitulée convention collective nationale de la branche ferroviaire, et ses annexes, déterminent les conditions générales de travail et d’emploi des femmes et des hommes salariés des entreprises ayant pour activité principale une des composantes du système de transport ferroviaire national (1) , à savoir :

  • le transport ferroviaire de marchandises et/ou de voyageurs ;
  • la gestion, l’exploitation, la maintenance ou la régénération des lignes et installations fixes d’infrastructures ferroviaires ;
  • l’exercice des tâches de sécurité ferroviaire telles que définies réglementairement ;
  • la participation à la prestation de transport ferroviaire, de marchandises et/ou de voyageurs, à travers la production de produits ou services qui y sont liés et y concourent : restauration et autres prestations à bord des trains, nettoyages des trains, des gares et autres installations ferroviaires, accueil et services aux voyageurs, prévention et sécurité dans les enceintes ferroviaires, maintenance et du matériel et des installations ferroviaires.
  • Sont aussi concernées toutes les activités en lien avec la sécurité des personnes et des biens transportés, et des circulations ferroviaires, sur l’ensemble des réseaux ferrés établis sur le territoire national. Cette convention collective est également applicable aux hommes et aux femmes salariés des établissements publics constituant le groupe public ferroviaire (2)  ainsi qu'aux salariés des entreprises titulaires d'un certificat de sécurité ou d'une attestation de sécurité (3)  dont l'activité principale est le transport ferroviaire de marchandises ou de voyageurs, et aux salariés des entreprises titulaires d'un agrément de sécurité ou d'une attestation de sécurité (4)  dont l'activité principale est la gestion, l'exploitation ou la maintenance sous exploitation des lignes et installations fixes d'infrastructures ferroviaires. Le champ d’application géographique de la présente convention collective est le territoire métropolitain et la Corse ainsi que les DOM et TOM. Les parties signataires conviennent de demander au Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social l’extension du présent article. 

 

  (1)  Le système de transport ferroviaire national est défini par le Code des transports (article L 2100-1).
  (2)  Le groupe public ferroviaire est défini à l’article L. 2100-1 du Code des transports.
  (3)  Certificat ou attestation délivrés en application de l’article L. 2221-1 du Code des transports.
  (4)  Agrément ou attestation délivrés en application de l’article L. 2221-1 du Code des transports.

 

Ultérieurement, des réunions auront lieu pour commencer à plancher sur l’organisation du travail.

Pour SUD-Rail, ce thème ne doit pas se limiter aux, importants, sujets que sont la sécurité et les conditions de travail mais aussi traiter de la souffrance au travail, de l’articulation entre vie professionnelle et vie privée, etc.

L’UNSA proposant d’élargir les discussions aux accords locaux, les délégations CGT et SUD-Rail ont refusé qu’on ouvre la porte à leur remise en cause !  

[Télécharger le tract]

 

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Avec SUD-Rail, contrôlez les négociations ! n°6 - par Marc le 05/01/2015 » 12:43

Future convention collective:

Avec SUD-Rail, contrôlez les négociations !  n°6

Commission Mixte Paritaire

Le 19 décembre, se tenait la 6 e réunion de la Commission Mixte Paritaire (CMP) de négociation de la Convention Collective Nationale (CCN) de la branche ferroviaire. La commission est présidée par un représentant du Ministère du travail, assisté par un représentant du Ministère des transports. Toutes les organisations syndicales du secteur ferroviaire en sont membres ; l’UTP est l’organisation patronale du secteur. Cela fait maintenant un an que la Commission Mixte Paritaire de négociation de la future Convention Collective Nationale du secteur ferroviaire se réunit. Certes, durant cette année, un accord sur le mode de fonctionnement de la commission a été signé par l’ensemble des organisations syndicales et par la représentation patronale ; mais c’est la seule chose concrète à l’issue de ces douze mois et ça fait bien peu.

La volonté gouvernementale de passer en force sa loi ferroviaire a polarisé les débats plusieurs mois et provoqué près de deux semaines de grève nationale au mois de juin. Nous sommes pour un système ferroviaire public, unifié, intégrant l’ensemble des activités ferroviaires. La loi entérine un système ferroviaire divisé et affaibli, facilite le développement de toujours plus de sous-traitance et de dumping social. Mais si nous n’avons pas avancé plus avant dans la définition du champ de la convention collective, ce n’est pas seulement à cause de la loi ferroviaire ; c’est aussi parce que depuis un an, la délégation patronale persiste à vouloir limiter au minimum le champ d’application de la future CCN : moins il y aura de secteurs et d’entreprises intégrés au sein de celle-ci, plus le patronat pourra développer le dumping social.

SUD-Rail appelle à construire un front unitaire pour défendre le principe « même travail, mêmes droits » et donc réclamer un seul statut (celui des cheminot-es) et une même réglementation du travail pour tous les salarié-es du secteur.

Comme SUD-Rail le dit depuis un an : oui, il est tout à fait possible d’étendre le champ d’application de la Convention Collective Nationale  

Un représentant de la Direction Générale du Travail participait à cette réunion ; ses propos confirment qu’il n’y a aucun problème à reprendre dans la future CCN ferroviaire :

Le représentant du Ministère a également confirmé ce que dit la délégation SUD-Rail depuis un an :

 

La discussion sur le champ d’application repose sur des choix en matière de développement ou non de la sous-traitance et du dumping social, avec toutes les conséquences que cela a sur :

C’est en ce sens que la fédération SUD-Rail renouvelle ses propositions d’une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire.

Les entreprises de ce secteur emploient des salarié-es qui, tous, contribuent au fonctionnement, à l’existence de l’activité économique « transport ferroviaire » et doivent trouver leur place dans cette future convention collective. De nombreux/ses salarié-es du secteur ferroviaire n’ont actuellement que le Code du travail ou des Conventions Collectives à minima pour défendre leurs droits ; pourtant, des règles existent déjà : le statut SNCF, la réglementation du travail des cheminot-es sont à la fois le socle et des appuis importants pour tous.

Une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire, cela évitera aussi les scandaleuses possibilités laissées aujourd’hui à des entreprises qui interviennent dans ce secteur de prétendre appliquer les conventions du Bâtiment et Travaux Publics ou encore Hôtellerie-Restauration ! Pour la fédération des syndicats SUD-Rail, la négociation de cette CCN est l’occasion de construire un statut social de haut niveau, commun à l’ensemble des salarié-es du secteur ferroviaire.  

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Certificats de sécurité pour les entreprises ferroviaires : c’est bien obligatoire !

Des  représentant-es du Ministère des  transports  (DGITM)  ont  confirmé  que la règle est bien qu’une Entreprise Ferroviaire doit disposer, en propre, d’un titre de sécurité. La circulation sous couvert d’un certificat  de  sécurité d’une  autre  entreprise  est  contraire aux dispositions légales. Ils  ajoutent que l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire (EPSF) « va regarder les cas limites ».

La délégation SUD-Rail a déclaré :

 
Prochaine réunion de la Commission Mixte Paritaire : le 21 janvier.

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TGI de Rouen: audience du 27/11/2014 - par Marc le 28/11/2014 » 10:09

Audience au TGI de Rouen et rassemblement pour sauvegarder le Fret SNCF du 27 novembre 2014

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Jeudi 27 novembre se tenait l'audience publique au TGI de Rouen sur les 2 référés du CHSCT Plateforme Fret Normandie et du CE Fret (national). Le but est d'obtenir la suspension de la mise en œuvre de la 1ère phase du plan dénommé "Ambition Normandie" qui prévoit de supprimer 50% des effectifs car la direction ne respecte même pas ses obligations  vis-à-vis des Instances Représentatives du Personnel.
L'audience a duré 2h30 pendant lesquelles l'avocat du CHSCT et celui du CE ont démontré toutes les manœuvres de la direction pour passer en force. L'avocat de la SNCF, qui est la voix de la direction, a mis en avant la loi du 14 juin 2013 (issue de l'Accord National Interprofessionnel signé par la CFDT) pour justifier ce passage en force, cette loi pro patronale facilitant la mise en œuvre de plans de suppressions d'emplois. Le Président du TGI a mis le jugement en délibéré et rendra sa décision le 11 décembre (jugement qui ne sera pas rendu publiquement et qui sera simplement mis à disposition au greffe).
coolDernière minute:vu la complexité du dossier, le TGI a reporté la date de rendu de sa décision au mardi 23 décembre .

Au moins 150 cheminots s'étaient rassemblés, à l'appel de SUD-Rail et de la CGT, devant le palais de justice de Rouen pour soutenir cette action en justice et dénoncer l'abandon du Fret SNCF par la direction. Les militants SUD-Rail étaient encore plus nombreux que lors du dernier rassemblement du 13 novembre. Cela montre un soutien concret des cheminots de tous les établissements de la Région dans notre lutte difficile pour sauvegarder le Fret SNCF en Normandie et nos emplois.

rolleyesLe combat continue !!!rolleyes

[Lire l'article Paris-Normandie]

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La SNCF finalise sa braderie du FRET - par Marc le 14/11/2014 » 15:59

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La SNCF veut supprimer la moitié des emplois au frêt sur la région Normandie et dénomme ce projet "ambition Normandie"  Drôle d'ambition à nos yeux!

 

Suite à la mise en oeuvre à marche forcée de son projet "ambition Normandie", deux audiences publiques étaient prévues le 13 novembre au TGI de Rouen :

 

L'avocat de la direction SNCF a transmis volontairement ses conclusions à nos 2 avocats et au Président du TGI seulement la veille du référé. Ceci ne laissait pas le temps à nos 2 avocats d'analyser la défense de la direction et les points de droit. Il y a donc eu un renvoi des 2 référés à cause de cette nouvelle manœuvre de la direction qui veut gagner du temps car elle a commencé à mettre en œuvre la nouvelle organisation depuis le 1er novembre. L'examen des 2 référés est reporté lors d'une audience unique le jeudi 27 novembre à 11h00.

Une centaine de cheminots s'était rassemblée devant le palais de justice en soutien et pour dénoncer la casse de Fret SNCF sur la Normandie. Ce rassemblement était composé majoritairement de militants SUD-Rail malgré la tenue de leur congrès régional. La presse était au rendez-vous avec des journalistes de Paris-Normandie et de France 3 Haute-Normandie.

France 3 a fait un reportage qui est passé au journal télévisé. ici.gif 

L'article de Paris Normandie ici.gif  

 

 

Un nouveau rassemblement est organisé jeudi 27/11 à partir de 10h30 devant le palais de justice de Rouen. Rendons nous y nombreux!

 

 

 

 

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Coûts salariaux trop élevés? Où se situent-ils? - par Marc le 24/10/2014 » 11:48

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A l’heure où la direction de la SNCF communique sur les coûts salariaux trop élevés et la productivité trop faible, quelle est la vérité?

 

Selon la Direction de la SNCF, l’austérité ne nécessite qu’une bonne communication pour faire avaler des idées fausses au plus grand nombre. Après la stigmatisation des cheminots-es « privilégiés » car ils peuvent utiliser le moyen de transport qu’ils font vivre au quotidien, la Direction de la SNCF veut aller plus loin en abaissant les revenus des salariés-es et la masse salariale, en s’appuyant sur de nombreuses omissions ou contre-vérités.  

 

 

La direction de la SNCF se lamente…

de rémunérer le travail !

La  direction  souligne  dans  un  document  interne que «la flexibilité apportée par les CDD, intérim et heures  supplémentaires  est  moins  utilisée  par SNCF  que  par  les  entreprises  du  secteur  des transports».  Nous  sommes  ainsi  prévenus :  la direction va continuer et accentuer le recours aux CDD, Intérimaires… Elle n’a qu’un leitmotiv : il  faut  résister  au  dumping  social  européen,  et pour  cela,  elle  propose  comme  solution  de  le pratiquer elle-même!
 
Décomplexés    par    la    politique    nationale    et européenne,   nos   patrons   lancent   un   chantier d’austérité sans ambigüité : abaissement du coût du   travail,   par   le   recours   aux   conditions sociales    en    vigueur    dans    certains    pays européens ! Tout est remis en cause à l’inverse d’un  modèle  solidaire :  suivi  social,  déclarations sociales,  travail  clandestin,  exploitation,  etc.  Bien entendu,   ni   la   SNCF   ni   aucune   entreprise légalement  installée  en  France  ne  peut  s’aligner face au moins-disant social pratiqué en Europe. Pourtant, si l’on compare le salaire moyen à la SNCF avec celui du secteur industriel français, ou   des   grosses   entreprises   nationales   de «services     en     réseau»     (production     et distribution de gaz/électricité et Télécom), alors on s’aperçoit que les cheminots coûtent moins cher!
La masse salariale, que la direction veut  toujours  réduire,  est  choisie par  celle-ci  comme  seule  variable d’ajustement :  il  y  aura  davantage d’embauches   de   contractuels   et moins  de  statutaires,  plus  d’intérim et    de    CDD,    etc.    De    même,
l’organisation  du  travail  se  durcit  à la SNCF.   Loin de rattraper l’inflation (de 2003 à  2013  l’inflation  a  été  de  16,6% l’augmentation   des   salaires  de 11,8%),  la  direction  de  la  SNCF  a multiplié  les  éléments  variables  de solde  (EVS),  le  travail  de  nuit,  les déplacements  entre  régions  pour couvrir  les  besoins  en  effectifs  et les   carences   de   plus   en   plus nombreuses.
Cette politique coûte cher et traduit une volonté de diviser les cheminot- es.    SUD-Rail    l’a    dénoncé    à l’occasion  de  son  refus  de  signer l’accord salarial de 2014, lequel une fois      de      plus      accentue      la paupérisation des plus bas revenus en incitant les agents à recourir aux EVS  dont  ils  n’ont  ni  le  choix  ni  le contrôle   et   dont   ils   perdent   le bénéfice en cas  de maladie…

 

Les choix de gestions de la direction de la SNCF consistent en :
précarité, contrats hors statut, CDD, EVS, inégalités entre métiers…

L’organisation  du  travail  a  fortement  changé  à  la SNCF.  La Direction a fait le choix  d’augmenter le travail de  nuit,  d’élargir  les  zones  d’intervention  des  agents, sources  de  multiplication  des   déplacements,  ceci  pour couvrir le manque d’effectifs et ses carences de  gestion prévisionnelle.  Cette  politique  génère  une  augmentation des  EVS  (éléments  variables  de  solde)  et  une  forte inégalité entre les cheminot-es.  
La direction voudrait le beurre et l’argent du beurre. Elle n’embauche pas sur place, fait travailler de nuit et se livre  à  un  calcul  d’apothicaire  lorsqu’il  faut  régler  les d’indemnités de déplacement ou les primes de nuit…
La  réalité  vécue  est  celle  d’une  politique  d’embauche minimale, du désengagement du service public ferroviaire dans des territoires fortement touchés par le sous-emploi, dans  les  zones  rurales  et  semi-rurales.  L’abandon  de l’indicateur de production beaucoup plus pertinent (même s’il  était  imparfait)  qui  existait  depuis  1985,  à  savoir  les Unités-kilomètres  équivalentes de  trafic  ou UKE,  dénote une  déliquescence  de  la  réflexion  économique  à  la direction de la SNCF… bien pratique pour qu’elle affirme ce  qu’elle  veut  quant  à  la  productivité  des  cheminot-e-s en additionnant les VK et les TK comme des choux avec des carottes!

Confortée par une loi ferroviaire qui introduit la concurrence et prépare à une privatisation qui se met déjà en œuvre   par   la   multiplication   des filiales   de  la   SNCF,   la   direction affirme qu’elle doit introduire plus de « souplesse »  (pour  éviter  de  dire « précarité »)  au  travers  des  CDD, contrats  d’intérim,  etc.  Même  si  les choix  de  la  direction  aboutissent  à un   sous-effectif   chronique,   il   lui suffira de continuer à communiquer publiquement  sur  des  embauches sans en préciser les conditions, qui paraîtront    importantes    dans    les médias,   mais   qui   ne   feront   que
traduire   des   rattrapages   toujours   insuffisants          pour          assurer  correctement    le    service    public ferroviaire,  avec  des  personnels  de plus en plus précaires.
De  cette  politique  résulte  pour  les  cheminot-e-s  de  la  déconsidération et de la souffrance au travail.

L’association Gouvernement/Médias/Direction « SNCF »- a dupé
l’opinion publique sur la réalité de la loi ferroviaire

 

La loi ferroviaire, votée le 4 aout 2014, ne règle en rien le problème de la dette ferroviaire de 44 milliards d’euros ! SUD-Rail constate que ce sont les cheminot-e-s et les usagers qui vont devoir payer la facture et subir l’abandon de nombreux services avec l’augmentation des prix du train, les suppressions de lignes ferroviaires et fermetures de gares, le développement du transport en commun par autocar, plus nuisant pour l’environnement (pollution locale et effet de serre), la précarité sociale, etc…

La direction oublie volontairement d’indiquer que de 2003 à 2013, le coût du facteur « travail » (passé de 52% à 47% des charges d’exploitation de l’EPIC SNCF) a plus diminué que le coût des autres facteurs de production, parce que cela contredirait ses larmoiements et son discours unilatéral selon lequel c’est le personnel qui coûte toujours trop cher…

 

L’augmentation des salaires de 11,8% entre 2003 et 2013, dont viendrait tout le mal selon la direction, Il paraîtrait pourtant bien faible si on la comparait à l’augmentation des péages de la SNCF à RFF sur la même période : +50% en euros constants !

 

Ce sera pire demain avec les péages à verser à l’EPIC SNCF-Réseau, puisqu’ils devront couvrir les coûts complets de gestion de l’infrastructure et donc quasiment doubler ! Les « éléments de langage » diffusés par la direction de la SNCF font volontairement l’impasse sur l’abandon prochain des trains «Intercités» qui seront remplacés par des autocars, tout cela sur fond d’une rhétorique bien rodée qui vise à stigmatiser les salarié-es et à leur faire porter la responsabilité des choix néo-libéraux du Gouvernement.

 

 

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Abandon de l'ecotaxe, qui vapayer - par Marc le 10/10/2014 » 15:20

Ecotaxe.jpgAbandon de l'écotaxe,

qui va payer?

 

Communiqué de presse

 

L’abandon de l’écotaxe, signe la fin d’un engagement principal du grenelle de l’environnement décidé en 2009 et voté majoritairement par l’Assemblée Nationale. Cette victoire du lobby routier accentue les inégalités territoriales et les dégradations sociales et environnementales. Le gouvernement laisse une ardoise douloureuse que les Français vont devoir payer par de nouvelles augmentations de gasoil ; les salariés et les usagers des services publics vont eux aussi payer la facture, par l’augmentation du coût des transports, (prix des billets, augmentation des péages autoroutier, TIPP …) et les dégradations des conditions sociales dans les entreprises de transport et particulièrement dans les chemins de fer. Après avoir voté et promulgué le 4 aout 2014 une loi ferroviaire qui entérine 44 milliards d’euros de dette du système ferroviaire sans aucune solution, le gouvernement recule sur ce qui aurait pu constituer le financement d’une relance du FRET ferroviaire.

Le FRET ferroviaire est une fois de plus abandonné au profit du tout routier, qui n’a pas à s’acquitter du poids des dégradations de son fonctionnement. Pollution, dégradation des chaussées, concurrence déloyale, destruction sociale dans le secteur routier Français, augmentation du PTRA à 44 tonnes… La Fédération SUD-Rail considère que ce choix traduit une volonté de ce gouvernement libéral, qui écrase les salariés lorsqu’ils luttent et revendiquent, et se montre consensuel face au patronat lorsqu’il grogne ! Ne pas répondre aux grands enjeux du transport de demain est irresponsable ; cela laisse le champ libre, sans aucune contrepartie, aux lobbys du transport, pour accentuer la casse sociale, les inégalités et la dégradation de notre environnement. 

 

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