Le 19 février, se tenait la 8ème réunion de la Commission Mixte Paritaire (CMP) de négociation de la Convention Collective Nationale (CCN) de la branche ferroviaire.
La commission est présidée par un représentant du Ministère du travail, assisté par un représentant du Ministère des transports.
Toutes les organisations syndicales du secteur ferroviaire en sont membres ; l’UTP constitue la délégation patronale qui compte des représentant-es des directions SNCF, ECR, Thello, Transdev, Eurotunnel, etc., parlant d’une seule voix.
La délégation patronale entend conclure les discussions sur le champ d’application de la future convention collective, en soumettant à signature sa seule version, le 18 mars.
Les patrons veulent limiter la CCN au minimum de personnes. Au contraire, nous disons qu’elle doit couvrir les salarié-es de tout le secteur ferroviaire.
Nos intérêts sont opposés : plus le champ d’application sera large, plus il y aura de salarié-es disposant des mêmes droits, moins le dumping social sera possible. Voilà pourquoi la délégation patronale refuse les propositions de la fédération SUD-Rail.
La fédération SUD-Rail a renouvelé ses propositions d’une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire.
Les entreprises de ce secteur emploient des salarié-es qui, tous, contribuent au fonctionnement, à l’existence de l’activité économique « transport ferroviaire » et doivent trouver leur place dans cette future convention collective. Une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire, cela évitera que des entreprises qui interviennent dans ce secteur appliquent la convention du Bâtiment et Travaux Publics ou encore Hôtellerie-Restauration, comme c’est actuellement le cas !
La négociation de cette CCN est l’occasion de construire un statut social de haut niveau, commun à l’ensemble des salarié-es du secteur ferroviaire. Le contenu de la future C.C.N. doit être établi en s’appuyant sur ce qui existe dans l’entreprise ferroviaire historique (Statut et réglementation SNCF), en y intégrant les acquis sociaux aujourd’hui spécifiques à certains secteurs sur des points particuliers.
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A nous de choisir : laisserons-nous les patrons imposer leur choix, pour leur seul intérêt ? Ou bien prenons-nous les moyens, par l’action collective, d’imposer une vision progressiste, garantissant l’amélioration des conditions de travail de tous et toutes ?
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La grève nationale reconductible menée par le personnel de la restauration ferroviaire est en lien direct avec ces questions
Soutenu-es par les fédérations syndicales SUD-Rail, CFDT, FO, CGT, ces salarié-es du secteur ferroviaire réclament aux patrons de Newrest, l’amélioration de leurs conditions de travail et l’augmentation de leurs salaires.
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Mais ils et elles revendiquent aussi leur intégration au sein de la SNCF, car ils et elles travaillent pleinement pour le service public ferroviaire. ________________________________________________________________________________________________
A travers cette grève nationale reconductible, c’est le « modèle économique et social » de la sous- traitance qui est mis en cause. La sous-traitance est une invention patronale pour mieux exploiter les travailleurs et les travailleuses ! Les patrons de Newrest, de la SNCF et le gouvernement sont directement interpellés par les grévistes.
La fédération SUD-Rail soutient les grévistes de la restauration ferroviaire et leurs revendications, tant sur les conditions de travail que sur les salaires ou pour leur intégration à la SNCF.
L’organisation du travail : une nouvelle étape !
Très rapidement des réunions vont avoir lieu pour commencer à travailler sur le chapître « organisation du travail » de la Convention Collective Nationale. Mais encore une fois l’organisation patronale s’inscrit dans la droite ligne de la gestion par activités, avec comme seul objectif la rentabilité, la productivité.
Pour la fédération SUD-Rail, les conséquences sur les conditions de travail et de vie des salarié-es s doivent être les éléments essentiels de cette étude.
La délégation patronale refuse de prendre en compte dans l’étude proposée, les conséquences des organisations pathogènes : suicides, arrêt-maladie, souffrance au travail, articulation entre vie professionnelle et vie privée, etc.
Les dispositions générales de la future convention collective
L’UTP a proposé une rédaction de ces articles qui fixent la périodicité des réunions, le nombre de représentant-es par organisation syndicale, etc. Contrairement à d’autres délégations syndicales, notre souci n’est pas d’obtenir toujours plus de réunions ! Notre action vise à défendre les conditions de travail et de rémunération des salarié-es du secteur ferroviaire.
SUD-Rail appelle à construire un front unitaire pour défendre le principe « même travail, mêmes droits » et donc réclamer un seul statut (celui des cheminot-es) et une même réglementation du travail (basée sur celle applicable à la SNCF, qui est cependant améliorable) pour tous les salarié-es du secteur.
C’est en se cens que nous avons proposé une rencontre interfédérale qui se tiendra le 11 mars. Sur ces bases, nous y proposerons de faire l’unité syndicale pour être plus forts contre les patrons qui, eux, sont ensemble dans l’UTP !
Prochaine réunion de la Commission Mixte Paritaire : le 18 mars
Ouverture des négociations sur l’intéressement, première conséquence:
pas d’accord salarial pour l’année 2015.
A SUD-Rail nous le disons depuis plusieurs années, l’argent distribué en dividende salarial, c’est de l’argent en moins au titre d’augmentation générale des salaires. Or une augmenttiaon générale aussi petite soit elle, compte entièrement pour le calcul de la pension de retraite, ce n’est pas le cas de l’intéressement.
L’année où la SNCF remet sur la table un accord d’intéressement elle nous annonce en même temps que nous ne connaitrons pas d’augmentation générale de salaire. 2015 sera donc une année blanche en terme d’augmentation de salaire, ce n’était pas arrivé depuis l’accord 35 heures en 1999.
Dividende salarial 2014, une mauvaise réponse à un vrai problème.
Nous recevrons donc 100 euros brut sur notre paie de février au titre de dividende salarial pour l’année 2014.
Alors ces 100 euros brut nous les prendrons car ils sont le fruit de notre travail et qu’en ces temps de crise tout est bon à prendre.
Pour autant nous ne sommes pas dupes:
Pendant qu’on se déchire sur 100 euros brut nos dirigeants se gavent
450.000 euros: C’est le salaire annuel en 2013 de Guillaume Pepy (PDG), de Jean-Pierre Farandou (président de KEOLIS) et de Marie-Christine Lombard (Directrice générale). 
Soit un salaire mensuel brut de 37.500 euros par mois. Pour rappel, le traitement mensuel d’un qualif A position 4, est de 1251 euros. Celui d’un qualif H en fin de carrière de 4.584 Euros.
En comparaison, le salaire mensuel de Louis Gallois, notre ancien PDG, était de 15.000 euros. Plus nos grands dirigeants s’octroient des salaires astronomiques, plus ils nous expliquent que nous sommes beaucoup trop payés...
Nous vivons vraiment une époque formidable!!!

| Les mêmes droits pour tous ? ou la division pour nous tirer vers le bas ? |
Le champ d’application de la future Convention Collective Nationale (CCN) est toujours à l’ordre du jour des Commissions Mixtes Paritaires. Pour la dernière réunion, deux proposition sont été transmises :
Le document ci-dessous compare les propositions SUD-Rail à celles des patrons (UTP). A nous tous de décider ce qui est préférable :
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Champ d’application de la CCN de la branche ferroviaire La présente convention collective de branche est conclue en application de la législation et de la réglementation en vigueur. La présente convention collective, intitulée convention collective nationale de la branche ferroviaire, et ses annexes, déterminent les conditions générales de travail et d’emploi des salariés des entreprises ayant pour activité principale :
et des salariés des établissements pour lesquels la loi le prévoit. Le champ d’application géographique de la présente convention collective est le territoire métropolitain et la Corse ainsi que les DOM et TOM. Les parties signataires conviennent de demander au Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social l’extension du présent article. |
Les points surlignés en jaune appellent l'attention suivante:
(1) Actuellement des entreprises n’ont pas leur propre certificat de sécurité, ce qui est illégal. Avec la loi Macron ces entreprises pourront rouler seules sur des lignes déclassées sans que son personnel soit soumis à la CCN. Du pain béni pour les fervents du dumping social ! Pire, des filiales d’entreprises pourraient s’engouffrer dans cette brèche.
(2) Les salarié-es chargé-es de la construction et réparation dépendent de la convention collective de la Métallurgie. Cet article les exclut de fait de la future convention collective ferroviaire.
(3) Les Selon, l’UTP, cette phrase garantit que les contrôleurs (ASCT) ne pourraient être sortis de la CCN .
La proposition faite par SUD-Rail (Voir article ci-dessous) lève ces interrogations
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La convention s’applique à Toutes et Tous les travailleurs du rail sans conditions. Plus le champ d’application sera large, plus il y aura de salarié-es disposant des mêmes droits, moins le dumping social sera possible. Les entreprises de ce secteur emploient des salarié-es qui, tous, contribuent au fonctionnement, à l’existence de l’activité économique « transport ferroviaire » et doivent trouver leur place dans cette future convention collective. De nombreux/ses salarié-es du secteur ferroviaire n’ont actuellement que le Code du travail ou des Conventions Collectives à minima pour défendre leurs droits. Une convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire, cela évitera aussi que des entreprises qui interviennent dans ce secteur appliquent la convention du Bâtiment et Travaux Publics ou encore Hôtellerie-Restauration ! La négociation de cette CCN est l’occasion de construire un statut social de haut niveau, commun à l’ensemble des salarié-es du secteur ferroviaire. |
SUD-Rail appelle à construire un front unitaire pour défendre le principe «même travail, mêmes droits» et donc réclamer un seul statut (celui des cheminot-es) et une même réglementation du travail (basée sur celle applicable à la SNCF, qui est cependant améliorable) pour tous les salarié-es du secteur.
Commission Mixte Paritaire C.C.N.
Le 21 janvier, se tenait la 7ème réunion de la Commission Mixte Paritaire (CMP) de négociation de la Convention Collective Nationale (CCN) de la branche ferroviaire. La commission est présidée par un représentant du Ministère du travail, assisté par un représentant du Ministère des transports. Toutes les organisations syndicales du secteur ferroviaire en sont membres ; l’UTP est l’organisation patronale du secteur.
Plus d’un an après la première réunion, nous en sommes toujours aux discussions sur le champ d’application de la future convention collective. Les patrons veulent limiter la CCN au minimum. Au contraire, nous disons qu’elle doit couvrir les salarié-es de tout le secteur ferroviaire.
Nos intérêts sont opposés : plus le champ d’application sera large, plus il y aura de salarié-es disposant des mêmes droits, moins le dumping social sera possible. Voilà pourquoi la délégation patronale refuse les propositions de la fédération SUD-Rail.
SUD-Rail appelle à construire un front unitaire pour défendre le principe « même travail, mêmes droits » et donc réclamer un seul statut (celui des cheminot-es) et une même réglementation du travail (basée sur celle applicable à la SNCF, qui est cependant améliorable) pour tous les salarié-es du secteur.
La fédération SUD-Rail renouvelle ses propositions d’une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire.
Nous parlons de secteur ferroviaire car outre le transport ferroviaire, cela doit concerner :
Les entreprises de ce secteur emploient des salarié-es qui, tous, contribuent au fonctionnement, à l’existence de l’activité économique « transport ferroviaire » et doivent trouver leur place dans cette future convention collective. De nombreux/ses salarié-es du secteur ferroviaire n’ont actuellement que le Code du travail ou des Conventions Collectives à minima pour défendre leurs droits.
Une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire, cela évitera aussi que des entreprises qui interviennent dans ce secteur appliquent la convention du Bâtiment et Travaux Publics ou encore Hôtellerie-Restauration ! La négociation de cette CCN est l’occasion de construire un statut social de haut niveau, commun à l’ensemble des salarié-es du secteur ferroviaire.
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La fédération SUD-Rail a transmis la proposition ci-dessous avant la réunion. FO a fait part de son soutien. Les patrons ont défendu leur vision très restrictive. |
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Champ d’application de la CCN de la branche ferroviaire
Proposition de la fédération SUD-Rail [Union syndicale Solidaires]
Nouvelle formulation du 19 janvier 2015. Cette rédaction intègre les dispositions légales, notamment l’article L. 2222-1 du Code du travail qui permet aux organisations négociant une CCN d’en définir le champ d’application, La présente convention collective de branche est conclue en application de la législation et de la réglementation en vigueur. La présente convention collective, intitulée convention collective nationale de la branche ferroviaire, et ses annexes, déterminent les conditions générales de travail et d’emploi des femmes et des hommes salariés des entreprises ayant pour activité principale une des composantes du système de transport ferroviaire national (1) , à savoir :
(1) Le système de transport ferroviaire national est défini par le Code des transports (article L 2100-1). |
Ultérieurement, des réunions auront lieu pour commencer à plancher sur l’organisation du travail.
Pour SUD-Rail, ce thème ne doit pas se limiter aux, importants, sujets que sont la sécurité et les conditions de travail mais aussi traiter de la souffrance au travail, de l’articulation entre vie professionnelle et vie privée, etc.
L’UNSA proposant d’élargir les discussions aux accords locaux, les délégations CGT et SUD-Rail ont refusé qu’on ouvre la porte à leur remise en cause !
Commission Mixte Paritaire
Le 19 décembre, se tenait la 6 e réunion de la Commission Mixte Paritaire (CMP) de négociation de la Convention Collective Nationale (CCN) de la branche ferroviaire. La commission est présidée par un représentant du Ministère du travail, assisté par un représentant du Ministère des transports. Toutes les organisations syndicales du secteur ferroviaire en sont membres ; l’UTP est l’organisation patronale du secteur. Cela fait maintenant un an que la Commission Mixte Paritaire de négociation de la future Convention Collective Nationale du secteur ferroviaire se réunit. Certes, durant cette année, un accord sur le mode de fonctionnement de la commission a été signé par l’ensemble des organisations syndicales et par la représentation patronale ; mais c’est la seule chose concrète à l’issue de ces douze mois et ça fait bien peu.
La volonté gouvernementale de passer en force sa loi ferroviaire a polarisé les débats plusieurs mois et provoqué près de deux semaines de grève nationale au mois de juin. Nous sommes pour un système ferroviaire public, unifié, intégrant l’ensemble des activités ferroviaires. La loi entérine un système ferroviaire divisé et affaibli, facilite le développement de toujours plus de sous-traitance et de dumping social. Mais si nous n’avons pas avancé plus avant dans la définition du champ de la convention collective, ce n’est pas seulement à cause de la loi ferroviaire ; c’est aussi parce que depuis un an, la délégation patronale persiste à vouloir limiter au minimum le champ d’application de la future CCN : moins il y aura de secteurs et d’entreprises intégrés au sein de celle-ci, plus le patronat pourra développer le dumping social.
SUD-Rail appelle à construire un front unitaire pour défendre le principe « même travail, mêmes droits » et donc réclamer un seul statut (celui des cheminot-es) et une même réglementation du travail pour tous les salarié-es du secteur.
Comme SUD-Rail le dit depuis un an : oui, il est tout à fait possible d’étendre le champ d’application de la Convention Collective Nationale
Un représentant de la Direction Générale du Travail participait à cette réunion ; ses propos confirment qu’il n’y a aucun problème à reprendre dans la future CCN ferroviaire :
Le représentant du Ministère a également confirmé ce que dit la délégation SUD-Rail depuis un an :
La discussion sur le champ d’application repose sur des choix en matière de développement ou non de la sous-traitance et du dumping social, avec toutes les conséquences que cela a sur :
C’est en ce sens que la fédération SUD-Rail renouvelle ses propositions d’une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire.
Les entreprises de ce secteur emploient des salarié-es qui, tous, contribuent au fonctionnement, à l’existence de l’activité économique « transport ferroviaire » et doivent trouver leur place dans cette future convention collective. De nombreux/ses salarié-es du secteur ferroviaire n’ont actuellement que le Code du travail ou des Conventions Collectives à minima pour défendre leurs droits ; pourtant, des règles existent déjà : le statut SNCF, la réglementation du travail des cheminot-es sont à la fois le socle et des appuis importants pour tous.
Une Convention Collective Nationale couvrant véritablement l’ensemble du secteur ferroviaire, cela évitera aussi les scandaleuses possibilités laissées aujourd’hui à des entreprises qui interviennent dans ce secteur de prétendre appliquer les conventions du Bâtiment et Travaux Publics ou encore Hôtellerie-Restauration ! Pour la fédération des syndicats SUD-Rail, la négociation de cette CCN est l’occasion de construire un statut social de haut niveau, commun à l’ensemble des salarié-es du secteur ferroviaire.
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Certificats de sécurité pour les entreprises ferroviaires : c’est bien obligatoire !
Des représentant-es du Ministère des transports (DGITM) ont confirmé que la règle est bien qu’une Entreprise Ferroviaire doit disposer, en propre, d’un titre de sécurité. La circulation sous couvert d’un certificat de sécurité d’une autre entreprise est contraire aux dispositions légales. Ils ajoutent que l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire (EPSF) « va regarder les cas limites ».
La délégation SUD-Rail a déclaré :
Prochaine réunion de la Commission Mixte Paritaire : le 21 janvier.

Dernière minute:vu la complexité du dossier, le TGI a reporté la date de rendu de sa décision au mardi 23 décembre .
Le combat continue !!!
[Lire l'article Paris-Normandie]

La SNCF veut supprimer la moitié des emplois au frêt sur la région Normandie et dénomme ce projet "ambition Normandie" Drôle d'ambition à nos yeux!
Suite à la mise en oeuvre à marche forcée de son projet "ambition Normandie", deux audiences publiques étaient prévues le 13 novembre au TGI de Rouen :
L'avocat de la direction SNCF a transmis volontairement ses conclusions à nos 2 avocats et au Président du TGI seulement la veille du référé. Ceci ne laissait pas le temps à nos 2 avocats d'analyser la défense de la direction et les points de droit. Il y a donc eu un renvoi des 2 référés à cause de cette nouvelle manœuvre de la direction qui veut gagner du temps car elle a commencé à mettre en œuvre la nouvelle organisation depuis le 1er novembre. L'examen des 2 référés est reporté lors d'une audience unique le jeudi 27 novembre à 11h00.
Une centaine de cheminots s'était rassemblée devant le palais de justice en soutien et pour dénoncer la casse de Fret SNCF sur la Normandie. Ce rassemblement était composé majoritairement de militants SUD-Rail malgré la tenue de leur congrès régional. La presse était au rendez-vous avec des journalistes de Paris-Normandie et de France 3 Haute-Normandie.
France 3 a fait un reportage qui est passé au journal télévisé.
Un nouveau rassemblement est organisé jeudi 27/11 à partir de 10h30 devant le palais de justice de Rouen. Rendons nous y nombreux!

Selon la Direction de la SNCF, l’austérité ne nécessite qu’une bonne communication pour faire avaler des idées fausses au plus grand nombre. Après la stigmatisation des cheminots-es « privilégiés » car ils peuvent utiliser le moyen de transport qu’ils font vivre au quotidien, la Direction de la SNCF veut aller plus loin en abaissant les revenus des salariés-es et la masse salariale, en s’appuyant sur de nombreuses omissions ou contre-vérités.
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La direction souligne dans un document interne que «la flexibilité apportée par les CDD, intérim et heures supplémentaires est moins utilisée par SNCF que par les entreprises du secteur des transports». Nous sommes ainsi prévenus : la direction va continuer et accentuer le recours aux CDD, Intérimaires
Elle n’a qu’un leitmotiv : il faut résister au dumping social européen, et pour cela, elle propose comme solution de le pratiquer elle-même! Décomplexés par la politique nationale et européenne, nos patrons lancent un chantier d’austérité sans ambigüité : abaissement du coût du travail, par le recours aux conditions sociales en vigueur dans certains pays européens ! Tout est remis en cause à l’inverse d’un modèle solidaire : suivi social, déclarations sociales, travail clandestin, exploitation, etc. Bien entendu, ni la SNCF ni aucune entreprise légalement installée en France ne peut s’aligner face au moins-disant social pratiqué en Europe. Pourtant, si l’on compare le salaire moyen à la SNCF avec celui du secteur industriel français, ou des grosses entreprises nationales de «services en réseau» (production et distribution de gaz/électricité et Télécom), alors on s’aperçoit que les cheminots coûtent moins cher! |
La masse salariale, que la direction veut toujours réduire, est choisie par celle-ci comme seule variable d’ajustement : il y aura davantage d’embauches de contractuels et moins de statutaires, plus d’intérim et de CDD, etc. De même, l’organisation du travail se durcit à la SNCF. Loin de rattraper l’inflation (de 2003 à 2013 l’inflation a été de 16,6% l’augmentation des salaires de 11,8%), la direction de la SNCF a multiplié les éléments variables de solde (EVS), le travail de nuit, les déplacements entre régions pour couvrir les besoins en effectifs et les carences de plus en plus nombreuses. Cette politique coûte cher et traduit une volonté de diviser les cheminot- es. SUD-Rail l’a dénoncé à l’occasion de son refus de signer l’accord salarial de 2014, lequel une fois de plus accentue la paupérisation des plus bas revenus en incitant les agents à recourir aux EVS dont ils n’ont ni le choix ni le contrôle et dont ils perdent le bénéfice en cas de maladie |
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L’organisation du travail a fortement changé à la SNCF. La Direction a fait le choix d’augmenter le travail de nuit, d’élargir les zones d’intervention des agents, sources de multiplication des déplacements, ceci pour couvrir le manque d’effectifs et ses carences de gestion prévisionnelle. Cette politique génère une augmentation des EVS (éléments variables de solde) et une forte inégalité entre les cheminot-es. La direction voudrait le beurre et l’argent du beurre. Elle n’embauche pas sur place, fait travailler de nuit et se livre à un calcul d’apothicaire lorsqu’il faut régler les d’indemnités de déplacement ou les primes de nuit La réalité vécue est celle d’une politique d’embauche minimale, du désengagement du service public ferroviaire dans des territoires fortement touchés par le sous-emploi, dans les zones rurales et semi-rurales. L’abandon de l’indicateur de production beaucoup plus pertinent (même s’il était imparfait) qui existait depuis 1985, à savoir les Unités-kilomètres équivalentes de trafic ou UKE, dénote une déliquescence de la réflexion économique à la direction de la SNCF bien pratique pour qu’elle affirme ce qu’elle veut quant à la productivité des cheminot-e-s en additionnant les VK et les TK comme des choux avec des carottes! |
Confortée par une loi ferroviaire qui introduit la concurrence et prépare à une privatisation qui se met déjà en œuvre par la multiplication des filiales de la SNCF, la direction affirme qu’elle doit introduire plus de « souplesse » (pour éviter de dire « précarité ») au travers des CDD, contrats d’intérim, etc. Même si les choix de la direction aboutissent à un sous-effectif chronique, il lui suffira de continuer à communiquer publiquement sur des embauches sans en préciser les conditions, qui paraîtront importantes dans les médias, mais qui ne feront que |
| La loi ferroviaire, votée le 4 aout 2014, ne règle en rien le problème de la dette ferroviaire de 44 milliards d’euros ! SUD-Rail constate que ce sont les cheminot-e-s et les usagers qui vont devoir payer la facture et subir l’abandon de nombreux services avec l’augmentation des prix du train, les suppressions de lignes ferroviaires et fermetures de gares, le développement du transport en commun par autocar, plus nuisant pour l’environnement (pollution locale et effet de serre), la précarité sociale, etc |
La direction oublie volontairement d’indiquer que de 2003 à 2013, le coût du facteur « travail » (passé de 52% à 47% des charges d’exploitation de l’EPIC SNCF) a plus diminué que le coût des autres facteurs de production, parce que cela contredirait ses larmoiements et son discours unilatéral selon lequel c’est le personnel qui coûte toujours trop cher
L’augmentation des salaires de 11,8% entre 2003 et 2013, dont viendrait tout le mal selon la direction, Il paraîtrait pourtant bien faible si on la comparait à l’augmentation des péages de la SNCF à RFF sur la même période : +50% en euros constants !
Ce sera pire demain avec les péages à verser à l’EPIC SNCF-Réseau, puisqu’ils devront couvrir les coûts complets de gestion de l’infrastructure et donc quasiment doubler ! Les « éléments de langage » diffusés par la direction de la SNCF font volontairement l’impasse sur l’abandon prochain des trains «Intercités» qui seront remplacés par des autocars, tout cela sur fond d’une rhétorique bien rodée qui vise à stigmatiser les salarié-es et à leur faire porter la responsabilité des choix néo-libéraux du Gouvernement. |
Abandon de l'écotaxe,
qui va payer?
Communiqué de presse
L’abandon de l’écotaxe, signe la fin d’un engagement principal du grenelle de l’environnement décidé en 2009 et voté majoritairement par l’Assemblée Nationale. Cette victoire du lobby routier accentue les inégalités territoriales et les dégradations sociales et environnementales. Le gouvernement laisse une ardoise douloureuse que les Français vont devoir payer par de nouvelles augmentations de gasoil ; les salariés et les usagers des services publics vont eux aussi payer la facture, par l’augmentation du coût des transports, (prix des billets, augmentation des péages autoroutier, TIPP ) et les dégradations des conditions sociales dans les entreprises de transport et particulièrement dans les chemins de fer. Après avoir voté et promulgué le 4 aout 2014 une loi ferroviaire qui entérine 44 milliards d’euros de dette du système ferroviaire sans aucune solution, le gouvernement recule sur ce qui aurait pu constituer le financement d’une relance du FRET ferroviaire.
Le FRET ferroviaire est une fois de plus abandonné au profit du tout routier, qui n’a pas à s’acquitter du poids des dégradations de son fonctionnement. Pollution, dégradation des chaussées, concurrence déloyale, destruction sociale dans le secteur routier Français, augmentation du PTRA à 44 tonnes La Fédération SUD-Rail considère que ce choix traduit une volonté de ce gouvernement libéral, qui écrase les salariés lorsqu’ils luttent et revendiquent, et se montre consensuel face au patronat lorsqu’il grogne ! Ne pas répondre aux grands enjeux du transport de demain est irresponsable ; cela laisse le champ libre, sans aucune contrepartie, aux lobbys du transport, pour accentuer la casse sociale, les inégalités et la dégradation de notre environnement.