Recherche
 
Fermer
Connection

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
<O>


    visiteurs
    visiteurs en ligne

  Nombre de membres 22 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
 
Recherche
 
Fermer
 
Libre service
Les sections
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
63 Abonnés
Calendrier
Les nouvelles

La SNCF ne craint pas la comparaison avec les autres réseaux de chemin de fer

Tour d’horizon des différents pays voisins

Sur les Tarifs :

Il est difficile de mener des comparaisons internationales sur le prix des billets, néanmoins une étude récente menée par GOEURO, entreprise de vente en ligne de voyages et de billets dit que le prix moyen en France est bas 7,8 euros pour 100 km, 29,7 au Danemark, 28,6 en Suisse, 24 en Autriche, l’Italie et l’Allemagne auraient également des tarifs plus élevés. Les tarifs britanniques seraient un peu plus faibles mais il n’y a pas de grande vitesse sur le marché domestique (c’est donc pas comparable)

Les comparaisons menées par le GART (groupement des autorités responsables de transports) et l’UTP (union des transports publics) pour les tarifs des transports urbains suggèrent que les grandes villes Françaises, et notamment Paris pratiquent de prix beaucoup plus faibles qu’à Londres (3 fois plus chers) Oslo, Cologne ou Amsterdam

Le Royaume Uni :

Le réseau a été privatisé en 1994, Suite à plusieurs accidents dramatiques l’état a repris le contrôle de Network Rail (la maintenance et le réseau) depuis 2000 (ou 2002 ?), depuis il a investi en moyenne 4 milliards par an pour sa modernisation

Les prix des billets ont augmenté de 25% (hors inflation) depuis 1995, le prix moyen augmente 2 fois plus vite que l’inflation, la Grande Bretagne a  aujourd’hui les allers retours entre Londres et sa banlieue et les abonnements les plus chers du monde. Les britanniques déboursent chaque mois 14% de leur revenu mensuel pour se rendre à leur travail contre 2% pour les Français

Il existe 27 compagnies privées, Il y a beaucoup de problèmes de ponctualité, de voitures bondées, d’annulations de trains. Certaines entreprises privées (Virgin trains et groupe de transport Stagecoach) ont annoncé qu’elles abandonneraient leur concession 3 ans avant la fin du contrat et qu’elles ne payeront pas les redevances qu’elles devaient verser à l’Etat

Le gouvernement britannique se trouve ainsi régulièrement contraint, du fait de la défaillance des acteurs privés, de renationaliser au frais des contribuables des services qu’il avait privatisés, le Royaume Uni alloue davantage de subventions publiques aux compagnies privées que ce qu’elle donnait à l’entreprise historique

Aujourd’hui 66% des Britanniques réclament une renationalisation totale de leurs chemins de fer

L’Italie :

Les médias et le gouvernement nous expliquent depuis des années que la privatisation de la SNCF devrait s’inspirer du merveilleux modèle Italien, une privatisation réussie contrairement à celle de la Grande Bretagne. Pourtant, lorsque l’on regarde au-delà de l’emballage médiatique, les dessous sont plus sombres, que ce soit pour les cheminots ou pour les usagers.

Le réseau a été privatisé en 2001, seul pays à avoir privatisé la compagnie de lignes à grande vitesse (les américains ont même racheté cette entreprise), elle est devenue la société privée en Europe qui transporte le plus de passagers car sa stratégie est le TGV Low cost, de plus elle a bénéficié de 30% de réduction des péages des voies. Compte tenu de la concurrence (entre Trenitalia et Italo) et du fait de la baisse des péages les tarifs de la grande vitesse ont baissé

Par contre au moins 8 accidents ferroviaires ont eu lieu depuis le début de la privatisation du rail en 2001 soit 38% des accidents italiens depuis 1944, en 2016 deux trains se sont percutés bilan 23 morts et plusieurs centaines de blessés, le 25 janvier un train a déraillé bilan 3 morts et une centaine de blessés

La Rete Ferroviaria Italiana ou RFI est une société de droit privé qui gère le réseau et sa maintenance, au cours des dernières années RFI a vu ses investissements diminuer grandement ce qui s’est traduit par la perte de 100 000 emplois, entrainant de graves répercussions sur l’efficacité et la sécurité du réseau ferroviaire, les équipements sont datés voire périmés dont on assiste à une détérioration des conditions de travail et de la sécurité au travail.

L’aggravation de la situation de la RFI va de pair avec la privatisation rampante des activités de maintenance, les conditions de travail se sont dégradées pour les agents de la maintenance, moins de personnel, davantage de charges de travail et de travail de nuit, plus d’intérimaires, cette situation est dangereuse pour la sécurité d’où des accidents à répétition. Depuis plusieurs années on constate une augmentation croissante des accidents mortels de cheminots (il faut se dépêcher si non « nous perdrons le contrat et le travail sera donné à d’autres » disent les chefs)

La privatisation du rail en Italie est catastrophique pour les cheminots et les usagers

L’Allemagne :

Les 2 compagnies DB et DR ont fusionné et sont devenues la Deutsche Bahn , Société Anonyme de transport à capitaux publics en 1996, à partir de là l’état Allemand à commencer à céder des actions de la société. La Deusche Bahn a baissé les coûts de 20 à 30 % selon les réseaux et a gardé 70% de parts de marché, le français Transdev est devenu le N°2 du marché avec 8% du trafic .L’âge moyen des équipements est de 15 ans en Allemagne et de 30 ans en France

La privatisation a eu lieu en 1994, depuis 450 opérateurs privés gèrent 25% du réseau régional, les régions gardent la main et permettent de réguler les prix, mais les lignes de bus se sont multipliées, l’autocar est devenu le mode de transport favorisé par les allemands car il est moins cher que le train

La Deutsche Bahn est une entreprise intégrée (pas de société que gère uniquement le réseau et la maintenance) l’état a repris en 1993 l’équivalent de 36 milliards d’euros de dette, aujourd’hui la dette est de 17,5milliards (dont 10,7 pour l’infrastructure, de plus l’état fédéral Allemand a investi dans le réseau sans endetter la Deustche Bahn contrairement à la France. La part du ferroviaire est de 18,8% contre 10,7% en France, celle du fluvial de 9,9% contre 2,9% France et celle du transport routier de 71,3%  contre 86,4% en France. Ces choix politiques ont des conséquences sur notre environnement, notre santé et notre économie…

La Deutsche Bahn est moins productive que la SNCF (chiffre d’affaire par salarié : 206000 euros pour l’Allemagne, 217 000 par la France, nombre de salarié par km de ligne : 5,9 en Allemagne, 5 en France)

Les prix des billets sont supérieurs en Allemagne  qu’en France (0,26 euros du km en Allemagne 0,21 en France, écart qui s’accentue si le billet est pris en avance : 0,26 euros en Allemagne 0,13 en France)

Concernant la comparaison entre le chemin de fer allemand et celui de la SNCF, vous pouvez lire le dossier réalisé par libération le 14 mars 2018 (disponible au syndicat)

En conclusion provisoire, les privatisations des chemins de fer détériorent les conditions de travail des cheminot(e)s, entrainent davantage d’accidents de travail et d’accidents de circulations graves et mortels, n’améliorent pas le service rendu aux usagers et augmentent bien souvent les tarifs

Alors que ce soit en Grande Bretagne, en Allemagne ou en Italie la privatisation n’a rien apporté si ce n’est de l’argent aux actionnaires et des morts supplémentaires sur les rails…la France ne fera pas exception

Lire la suite Lire la suite

La SNCF ne craint pas la comparaison avec les autres réseaux de chemin de fer

Tour d’horizon des différents pays voisins

Sur les Tarifs :

Il est difficile de mener des comparaisons internationales sur le prix des billets, néanmoins une étude récente menée par GOEURO, entreprise de vente en ligne de voyages et de billets dit que le prix moyen en France est bas 7,8 euros pour 100 km, 29,7 au Danemark, 28,6 en Suisse, 24 en Autriche, l’Italie et l’Allemagne auraient également des tarifs plus élevés. Les tarifs britanniques seraient un peu plus faibles mais il n’y a pas de grande vitesse sur le marché domestique (c’est donc pas comparable)

Les comparaisons menées par le GART (groupement des autorités responsables de transports) et l’UTP (union des transports publics) pour les tarifs des transports urbains suggèrent que les grandes villes Françaises, et notamment Paris pratiquent de prix beaucoup plus faibles qu’à Londres (3 fois plus chers) Oslo, Cologne ou Amsterdam

Le Royaume Uni :

Le réseau a été privatisé en 1994, Suite à plusieurs accidents dramatiques l’état a repris le contrôle de Network Rail (la maintenance et le réseau) depuis 2000 (ou 2002 ?), depuis il a investi en moyenne 4 milliards par an pour sa modernisation

Les prix des billets ont augmenté de 25% (hors inflation) depuis 1995, le prix moyen augmente 2 fois plus vite que l’inflation, la Grande Bretagne a  aujourd’hui les allers retours entre Londres et sa banlieue et les abonnements les plus chers du monde. Les britanniques déboursent chaque mois 14% de leur revenu mensuel pour se rendre à leur travail contre 2% pour les Français

Il existe 27 compagnies privées, Il y a beaucoup de problèmes de ponctualité, de voitures bondées, d’annulations de trains. Certaines entreprises privées (Virgin trains et groupe de transport Stagecoach) ont annoncé qu’elles abandonneraient leur concession 3 ans avant la fin du contrat et qu’elles ne payeront pas les redevances qu’elles devaient verser à l’Etat

Le gouvernement britannique se trouve ainsi régulièrement contraint, du fait de la défaillance des acteurs privés, de renationaliser au frais des contribuables des services qu’il avait privatisés, le Royaume Uni alloue davantage de subventions publiques aux compagnies privées que ce qu’elle donnait à l’entreprise historique

Aujourd’hui 66% des Britanniques réclament une renationalisation totale de leurs chemins de fer

L’Italie :

Les médias et le gouvernement nous expliquent depuis des années que la privatisation de la SNCF devrait s’inspirer du merveilleux modèle Italien, une privatisation réussie contrairement à celle de la Grande Bretagne. Pourtant, lorsque l’on regarde au-delà de l’emballage médiatique, les dessous sont plus sombres, que ce soit pour les cheminots ou pour les usagers.

Le réseau a été privatisé en 2001, seul pays à avoir privatisé la compagnie de lignes à grande vitesse (les américains ont même racheté cette entreprise), elle est devenue la société privée en Europe qui transporte le plus de passagers car sa stratégie est le TGV Low cost, de plus elle a bénéficié de 30% de réduction des péages des voies. Compte tenu de la concurrence (entre Trenitalia et Italo) et du fait de la baisse des péages les tarifs de la grande vitesse ont baissé

Par contre au moins 8 accidents ferroviaires ont eu lieu depuis le début de la privatisation du rail en 2001 soit 38% des accidents italiens depuis 1944, en 2016 deux trains se sont percutés bilan 23 morts et plusieurs centaines de blessés, le 25 janvier un train a déraillé bilan 3 morts et une centaine de blessés

La Rete Ferroviaria Italiana ou RFI est une société de droit privé qui gère le réseau et sa maintenance, au cours des dernières années RFI a vu ses investissements diminuer grandement ce qui s’est traduit par la perte de 100 000 emplois, entrainant de graves répercussions sur l’efficacité et la sécurité du réseau ferroviaire, les équipements sont datés voire périmés dont on assiste à une détérioration des conditions de travail et de la sécurité au travail.

L’aggravation de la situation de la RFI va de pair avec la privatisation rampante des activités de maintenance, les conditions de travail se sont dégradées pour les agents de la maintenance, moins de personnel, davantage de charges de travail et de travail de nuit, plus d’intérimaires, cette situation est dangereuse pour la sécurité d’où des accidents à répétition. Depuis plusieurs années on constate une augmentation croissante des accidents mortels de cheminots (il faut se dépêcher si non « nous perdrons le contrat et le travail sera donné à d’autres » disent les chefs)

La privatisation du rail en Italie est catastrophique pour les cheminots et les usagers

L’Allemagne :

Les 2 compagnies DB et DR ont fusionné et sont devenues la Deutsche Bahn , Société Anonyme de transport à capitaux publics en 1996, à partir de là l’état Allemand à commencer à céder des actions de la société. La Deusche Bahn a baissé les coûts de 20 à 30 % selon les réseaux et a gardé 70% de parts de marché, le français Transdev est devenu le N°2 du marché avec 8% du trafic .L’âge moyen des équipements est de 15 ans en Allemagne et de 30 ans en France

La privatisation a eu lieu en 1994, depuis 450 opérateurs privés gèrent 25% du réseau régional, les régions gardent la main et permettent de réguler les prix, mais les lignes de bus se sont multipliées, l’autocar est devenu le mode de transport favorisé par les allemands car il est moins cher que le train

La Deutsche Bahn est une entreprise intégrée (pas de société que gère uniquement le réseau et la maintenance) l’état a repris en 1993 l’équivalent de 36 milliards d’euros de dette, aujourd’hui la dette est de 17,5milliards (dont 10,7 pour l’infrastructure, de plus l’état fédéral Allemand a investi dans le réseau sans endetter la Deustche Bahn contrairement à la France. La part du ferroviaire est de 18,8% contre 10,7% en France, celle du fluvial de 9,9% contre 2,9% France et celle du transport routier de 71,3%  contre 86,4% en France. Ces choix politiques ont des conséquences sur notre environnement, notre santé et notre économie…

La Deutsche Bahn est moins productive que la SNCF (chiffre d’affaire par salarié : 206000 euros pour l’Allemagne, 217 000 par la France, nombre de salarié par km de ligne : 5,9 en Allemagne, 5 en France)

Les prix des billets sont supérieurs en Allemagne  qu’en France (0,26 euros du km en Allemagne 0,21 en France, écart qui s’accentue si le billet est pris en avance : 0,26 euros en Allemagne 0,13 en France)

Concernant la comparaison entre le chemin de fer allemand et celui de la SNCF, vous pouvez lire le dossier réalisé par libération le 14 mars 2018 (disponible au syndicat)

En conclusion provisoire, les privatisations des chemins de fer détériorent les conditions de travail des cheminot(e)s, entrainent davantage d’accidents de travail et d’accidents de circulations graves et mortels, n’améliorent pas le service rendu aux usagers et augmentent bien souvent les tarifs

Alors que ce soit en Grande Bretagne, en Allemagne ou en Italie la privatisation n’a rien apporté si ce n’est de l’argent aux actionnaires et des morts supplémentaires sur les rails…la France ne fera pas exception

Fermer Fermer


 
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...