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A la SNCF, les accidents du travail se multiplient.

Chaque jour, 17 cheminot-e-s sont victimes d’accidents du travail et année après année, le taux de fréquence* est en augmentation à la SNCF. En 2011, 231 410 journées ont été non travaillées suite à des accidents de travail, en plus des 51 194, suite à des accidents de trajet. Depuis le début de l’année, 9 cheminots sont déjà morts au travail ! Pour 2012, 6 333 accidents du travail sont déjà répertoriés, dont 4 449 au 1 er semestre. Les cheminot-e-s payent l’irresponsabilité des dirigeant-e-s de l’entreprise qui imposent un tel système. Tous ces accidents du travail sont des agressions envers les cheminot-e-s qui en sont victimes. Ce n’est pas « la faute à la fatalité ». Les raisons sont connues : diminution des effectifs, destruction des collectifs de travail, formation insuffisante, encadrement surchargé de tâches annexes, course à la productivité,… Tout ceci se paie. La fonction Matériel est particulièrement impactée ces derniers temps. Deux accidents du travail graves sont survenus en moins d’un mois :

  • le mardi 30 octobre 2012, au Technicentre Industriel de Rouen Quatre Mares, une opératrice, tourneur dans le secteur usinage, a été happée par son tour en fonctionnement lors d'une opération d'usinage.
  • le mardi 13 novembre 2012, au Technicentre d’Oullins, un jeune apprenti de 15 ans s’est sectionné un doigt sous une presse hydraulique. Concernant ce dernier, nous en arrivons là parce que des irresponsables organisent le travail de manière à ce que les tuteurs et tutrices ne puissent suivre les apprentis et en laissant des « gamins » travailler sans la formation nécessaire. SUD-Rail exige que des responsabilités réelles soient établies.

Un autre accident grave s’est produit jeudi 22 novembre 2012, au Technicentre SNCF Charente- Périgord de Saintes. Lors d’une opération de maintenance sur un aspirateur THEP (Très Haute Efficacité Particulaire) servant à aspirer les poussières d’amiante, un opérateur d’une entreprise sous traitante a mis en marche l’aspirateur en mode soufflerie, projetant sous forme d’un nuage tout son contenu de poussières d’amiante dans l’atelier chaudronnerie, exposant ainsi plusieurs dizaines de cheminots présents.

Plus grave encore, après avoir pris connaissance de cet accident, la direction n’a pas jugé bon de faire évacuer et décontaminer le personnel, ni de confiner l’atelier en vue d’une décontamination par une entreprise compétente. L’activité a continué jusqu’en fin d’après midi. Les allées et venues des salariés et des engins de manutention ont propagé la pollution au bâtiment voisin. Ce n’est que le vendredi 23 novembre 2012, sous la pression des cheminots, qu’un droit d’alerte a été déposé par un membre du CHSCT du Technicentre Charente-Périgord de Saintes, pour obliger la direction à respecter ses obligations d’employeur, en prenant des mesures immédiates de protection du personnel et de l’environnement. Les cheminot-e-s ont toujours été conscients des dangers de leur métier, mais ils refusent la politique du risque calculé.

L’accident n’est pas une fatalité, il faut tout faire pour l’éviter.

* nombre d’accidents du travail / nombre de cheminot-e-s

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A la SNCF, les accidents du travail se multiplient.

Chaque jour, 17 cheminot-e-s sont victimes d’accidents du travail et année après année, le taux de fréquence* est en augmentation à la SNCF. En 2011, 231 410 journées ont été non travaillées suite à des accidents de travail, en plus des 51 194, suite à des accidents de trajet. Depuis le début de l’année, 9 cheminots sont déjà morts au travail ! Pour 2012, 6 333 accidents du travail sont déjà répertoriés, dont 4 449 au 1 er semestre. Les cheminot-e-s payent l’irresponsabilité des dirigeant-e-s de l’entreprise qui imposent un tel système. Tous ces accidents du travail sont des agressions envers les cheminot-e-s qui en sont victimes. Ce n’est pas « la faute à la fatalité ». Les raisons sont connues : diminution des effectifs, destruction des collectifs de travail, formation insuffisante, encadrement surchargé de tâches annexes, course à la productivité,… Tout ceci se paie. La fonction Matériel est particulièrement impactée ces derniers temps. Deux accidents du travail graves sont survenus en moins d’un mois :

  • le mardi 30 octobre 2012, au Technicentre Industriel de Rouen Quatre Mares, une opératrice, tourneur dans le secteur usinage, a été happée par son tour en fonctionnement lors d'une opération d'usinage.
  • le mardi 13 novembre 2012, au Technicentre d’Oullins, un jeune apprenti de 15 ans s’est sectionné un doigt sous une presse hydraulique. Concernant ce dernier, nous en arrivons là parce que des irresponsables organisent le travail de manière à ce que les tuteurs et tutrices ne puissent suivre les apprentis et en laissant des « gamins » travailler sans la formation nécessaire. SUD-Rail exige que des responsabilités réelles soient établies.

Un autre accident grave s’est produit jeudi 22 novembre 2012, au Technicentre SNCF Charente- Périgord de Saintes. Lors d’une opération de maintenance sur un aspirateur THEP (Très Haute Efficacité Particulaire) servant à aspirer les poussières d’amiante, un opérateur d’une entreprise sous traitante a mis en marche l’aspirateur en mode soufflerie, projetant sous forme d’un nuage tout son contenu de poussières d’amiante dans l’atelier chaudronnerie, exposant ainsi plusieurs dizaines de cheminots présents.

Plus grave encore, après avoir pris connaissance de cet accident, la direction n’a pas jugé bon de faire évacuer et décontaminer le personnel, ni de confiner l’atelier en vue d’une décontamination par une entreprise compétente. L’activité a continué jusqu’en fin d’après midi. Les allées et venues des salariés et des engins de manutention ont propagé la pollution au bâtiment voisin. Ce n’est que le vendredi 23 novembre 2012, sous la pression des cheminots, qu’un droit d’alerte a été déposé par un membre du CHSCT du Technicentre Charente-Périgord de Saintes, pour obliger la direction à respecter ses obligations d’employeur, en prenant des mesures immédiates de protection du personnel et de l’environnement. Les cheminot-e-s ont toujours été conscients des dangers de leur métier, mais ils refusent la politique du risque calculé.

L’accident n’est pas une fatalité, il faut tout faire pour l’éviter.

* nombre d’accidents du travail / nombre de cheminot-e-s

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