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Accident de Passage à Niveau à Le Breuil (Rhône) :
Qu’attendent la SNCF, RFF et les pouvoirs publics pour agir ?
 
Dimanche 4 décembre, à 17h20, un TER à vide percute à 100 km/h une voiture sur un passage à niveau non-protégé dans la commune de Le Breuil dans le Rhône. L’accident tue sur le coup le père et ses trois enfants et blesse très grièvement la mère. La fédération Sud Rail apporte tout son soutien le plus sincère aux personnes endeuillées par ce drame ainsi que sa solidarité aux cheminots présents, choqués par cet événement tragique.
 
Les passages à niveau non-protégés, c'est-à-dire sans barrière ni système d’annonce visuel et/ou sonore des trains, sont nombreux dans la région Rhône-Alpes ainsi que partout en France (une dizaine rien que sur la ligne incriminée entre Lyon et Paray-le-Monial). Sous principe d’une quantité insuffisante de passages routiers sur ces passages à niveau, la SNCF, exploitante, et RFF, gestionnaire du réseau, ne considèrent pas comme « préoccupant » nombre de ceux-ci. Mais si ces entreprises classent les passages à niveau selon leur « dangerosité », c’est uniquement pour réaliser des économies sur leur frais d’entretien. Des évènements comme celui-ci démontrent qu’il n’y a pas de passage à niveau sans risque et que, par conséquent, tous doivent être considérés comme « préoccupant » et sécurisés dans ce sens.
 
La séparation entre RFF et SNCF encourage pour ces entreprises la recherche incessante de rentabilité et de profits dans le secteur ferroviaire avec un gros impact sur la sécurité. Elles doivent prendre immédiatement les mesures adéquates en faveur d’une bonne cohabitation entre les circulations routières et ferroviaires et arrêter de se ranger trop facilement derrière les erreurs ou le non-respect du Code de la Route des automobilistes. Les dirigeants de ces entreprises doivent se rappeler que lorsqu’il y a un accident, c’est déjà trop tard !
 
Les cheminots, en particulier les agents de conduite, sont en premières lignes en cas d’accident de ce genre. Il est aussi de la responsabilité de la SNCF de préserver leur intégrité physique et psychologique en évitant de les exposer eux aussi à de tels évènements. La prévention des risques passe par l’information immédiate des membres du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et sur les Conditions de Travail) compétent, ce qui n’a pas été le cas dans cette affaire.
 
La fédération Sud-Rail exige toujours le retour à une entreprise intégrée et publique assurant l’ensemble des missions de service public ferroviaire. Le chemin de fer a un coût que les entreprises ferroviaires et l’Etat doivent assumer. C’est l’unique condition pour assurer un niveau optimal de sécurité sur tout le réseau.

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Accident de Passage à Niveau à Le Breuil (Rhône) :
Qu’attendent la SNCF, RFF et les pouvoirs publics pour agir ?
 
Dimanche 4 décembre, à 17h20, un TER à vide percute à 100 km/h une voiture sur un passage à niveau non-protégé dans la commune de Le Breuil dans le Rhône. L’accident tue sur le coup le père et ses trois enfants et blesse très grièvement la mère. La fédération Sud Rail apporte tout son soutien le plus sincère aux personnes endeuillées par ce drame ainsi que sa solidarité aux cheminots présents, choqués par cet événement tragique.
 
Les passages à niveau non-protégés, c'est-à-dire sans barrière ni système d’annonce visuel et/ou sonore des trains, sont nombreux dans la région Rhône-Alpes ainsi que partout en France (une dizaine rien que sur la ligne incriminée entre Lyon et Paray-le-Monial). Sous principe d’une quantité insuffisante de passages routiers sur ces passages à niveau, la SNCF, exploitante, et RFF, gestionnaire du réseau, ne considèrent pas comme « préoccupant » nombre de ceux-ci. Mais si ces entreprises classent les passages à niveau selon leur « dangerosité », c’est uniquement pour réaliser des économies sur leur frais d’entretien. Des évènements comme celui-ci démontrent qu’il n’y a pas de passage à niveau sans risque et que, par conséquent, tous doivent être considérés comme « préoccupant » et sécurisés dans ce sens.
 
La séparation entre RFF et SNCF encourage pour ces entreprises la recherche incessante de rentabilité et de profits dans le secteur ferroviaire avec un gros impact sur la sécurité. Elles doivent prendre immédiatement les mesures adéquates en faveur d’une bonne cohabitation entre les circulations routières et ferroviaires et arrêter de se ranger trop facilement derrière les erreurs ou le non-respect du Code de la Route des automobilistes. Les dirigeants de ces entreprises doivent se rappeler que lorsqu’il y a un accident, c’est déjà trop tard !
 
Les cheminots, en particulier les agents de conduite, sont en premières lignes en cas d’accident de ce genre. Il est aussi de la responsabilité de la SNCF de préserver leur intégrité physique et psychologique en évitant de les exposer eux aussi à de tels évènements. La prévention des risques passe par l’information immédiate des membres du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et sur les Conditions de Travail) compétent, ce qui n’a pas été le cas dans cette affaire.
 
La fédération Sud-Rail exige toujours le retour à une entreprise intégrée et publique assurant l’ensemble des missions de service public ferroviaire. Le chemin de fer a un coût que les entreprises ferroviaires et l’Etat doivent assumer. C’est l’unique condition pour assurer un niveau optimal de sécurité sur tout le réseau.

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