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Les 10 dernières nouvelles

Nouveau né SOLIDAIRES - par Marc le 05/07/2010 • 12h21

Et_Voila.jpg

Voici le nouveau né de SOLIDAIRES.

Le bulletin « et voilà » numéro zéro disponible en rubrique "Sommaire".

Ce bulletin à vocation mensuel fera régulièrement le point sur l’actualité des questions de santé et de conditions de travail.

Bonne lecture.smile

24Juin2010.jpgRetraites, travailleurs du rail - par Marc le 16/06/2010 • 16h14

Retraites : cheminots, travailleurs du rail,
nous sommes tous concernés !


Pour celles et ceux qui avaient encore des doutes, les dernières annonces sont claires. C’est officiel, les attaques du gouvernement vont avoir un impact direct sur les cheminots.  
La direction SNCF a beau se répandre en communication pour assurer que les cheminots à statut ne seront pas touchés, personne n’est dupe :
  • Les nouvelles mesures seront instillées dans le calendrier de la contre-réforme de 2007 et les cheminots à statut en ressentiront les effets néfastes dès le second semestre 2017.
  • Les mesures qui seront prises auront un effet immédiat pour les cheminots contractuels, pour nos collègues des filiales (EFFIA, Parme, etc.), le personnel des CE/CCE, des sociétés de sous-traitance  (gardiennage, nettoyage…)  et celui des entreprises privées de transport ferroviaire, soumis déjà depuis 1993 à la contreréforme Balladur.
retraites_Medef.jpg
Personne ne peut croire qu'au nom de "l'équité", la régression sociale que sont toutes ces "réformes" appliquées au plus grand nombre, restera lettre morte pour les salariés affiliés à un régime spécial. Gallois nous avait déjà fait le coup en 2003 !

Les contre-réformes ont  pour but de repousser l'âge de départ en retraite, et celle-ci repoussera encore l'âge de liquidation des droits.  
 
Les femmes, du fait de carrières « heurtées », sont obligées de liquider leurs droits à 65 ans pour ne pas subir l'iniquité de la décote au régime général.

Ces contre-réformes obligeront aussi les cheminots à travailler de plus en plus longtemps après 55 ans (50 pour les ADC)
Cela aura comme conséquence un cercle pervers de moindres embauches et donc une augmentation du chômage des jeunes.  
Le gouvernement et la direction jouent la carte de la division entre les salariés du secteur ferroviaire pour faire passer leurs mauvais coups, ne les laissons pas nous manipuler.

Pour la fédération SUD-Rail, ne pas combattre tous ensemble cette nouvelle régression, c'est donner un blanc seing à ce gouvernement de régression sociale et accepter un nouveau recul.



Le 24 juin, c’est bien tous ensemble  
que nous devons mettre sur les rails  
le mouvement qui fera reculer le gouvernement !!
 
Tous en grève et dans la rue !

MANIFESTATIONS   

ROUEN cours Clémenceau : 10h00

LE HAVRE : 10h00
DIEPPE : 10h30


Ils ont sauvé les banques... - par Marc le 16/06/2010 • 16h00

Ils ont sauvé les banques et les actionnaires
 
Et si maintenant on pensait aux ouvriers, aux enseignantes, aux techniciens, aux retraitées, aux électriciens, aux chômeuses, aux journalistes, aux étudiantes, aux conducteurs de bus, aux infirmières, aux routiers, aux jeunes en formation, aux fonctionnaires, aux chercheurs, aux vendeurs…?
nos_retraites.jpg

 
Chômage,
C.D.D.,
intérim,

temps partiel,
travail au noir,
retraite, …
En France, aujourd’hui,
8 millions de
personnes vivent
en dessous du
seuil de pauvreté

(908 euros mensuels)

 
Mais
 
Le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40, uniquement pour les années 2007
à 2009, c’est …

212 milliards d’euros !.
 
Et il n’y aurait pas d’argent pour nos salaires et nos retraites ?


maillet.jpgLa SNCF condamnée - par Marc le 14/06/2010 • 19h16

La SNCF condamnée pour la non application de la réglementation du travail
 Le Conseil des prud’hommes de Paris vient de rendre son jugement dans l’affaire opposant 120 cheminots, soutenus par la Fédération SUD-Rail, à la direction de la SNCF, pour la non application de la réglementation du travail.
 
Le jugement du Conseil des prud’hommes de Paris est sans appel pour la direction de la SNCF : il condamne l’entreprise publique à dédommager les agents pour le non respect de la réglementation du travail.                   

Pour ces 120 agents, ce sont 2134 jours de repos qui n’avaient pas été attribués par l’entreprise.

 La fédération SUD-Rail à également été reconnue dans son action et la SNCF devra lui verser 1€ symbolique.
 A ces jours de repos non attribués, s’ajoutent de nombreuses autres infractions à la réglementation du travail ainsi que la banalisation des postes non tenus, résultat des politiques successives de suppression de personnel.
Pour rappel, en 2010, la politique de démantèlement et de privatisation de l’entreprise publique va entrainer la suppression de plus de 2300 postes de cheminots à statut.
 
La fédération SUD-Rail exige l’arrêt de cette politique de casse de l’emploi et demande que les embauches nécessaires soient réalisées pour permettre des conditions de travail correctes - à travers notamment le respect de la réglementation - et un véritable service public pour les usagers.

Communiqué commun - par Marc le 01/06/2010 • 14h50

Communiqué commun SOLIDAIRES, CFDT, CGT, FSU, UNSA
 
Les organisations syndicales Solidaires,CFDT, CFTC*, CGT, FSU, UNSA se sont  réunies le lundi 31
mai 2010 pour faire l'analyse de la journée de mobilisation du 27 mai pour l’emploi, les salaires et
les retraites et pour envisager les suites.
Elles  portent  une  appréciation  positive  sur  la  dynamique  de mobilisation  qui  a  rassemblé  les
salariés du public et du privé, les retraités, les privés d’emploi, les jeunes alors que les annonces
gouvernementales,  notamment  de  reporter  l'âge  légal  de  départ  en  retraite,  ont  été  faites  3
jours avant cette journée.
Les organisations syndicales rappellent que :
•  la remise en cause de l'âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste, en particulier
elle fait porter les efforts sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les
travailleurs et travailleuses les plus précaires ;
•  la reconnaissance de la pénibilité est incontournable et ne peut se concevoir à
partir d'un examen médical ;
•  la question des nouvelles ressources reste pleine et entière ;
•  La situation de l’emploi se dégrade, notamment pour les jeunes et les seniors,
nécessitant une autre politique de l’emploi.
Les  orientations  du  gouvernement  ignorent  l'essentiel  des  exigences  formulées  par  les
organisations syndicales.  
Le  gouvernement,  avec mépris,  a  affirmé  vouloir maintenir  le  cap  sans  prendre  en  compte  la
mobilisation des salarié(e)s. Il écarte toute idée d'un véritable débat et distille son projet au fil de
l’eau. C'est inacceptable.
Le gouvernement  reste  campé  sur  l'allongement de la durée de cotisations et le  report de l'âge
légal  de  départ  à  la  retraite.  Taxation  des  hauts  revenus  et  des  revenus  du  capital,
harmonisation éventuelle entre le public et le privé… autant d’incertitudes et d’inquiétudes  sur ses véritables intentions !  
Rien n'est  joué  !  Le projet  de  loi devrait  être  présenté  autour  du  18  juin.  L’intersyndicale  se
retrouvera  régulièrement  tout au long du processus qui court jusqu’à l’automne. Elle précisera
ses  analyses,  continuera  à  faire  connaître  ses  propositions  et  affinera  ses mots  d’ordre.  Elle
continuera à convaincre les salarié(e)s que leur intervention est indispensable.

Elles décident et appellent les salarié(e)s du public et du privé, les  retraités, les privés d’emploi,
les jeunes à une nouvelle journée de mobilisation le 24 juin 2010.

 
Le 31 mai 2010
 
 
 
* La CFTC réserve sa réponse

dossier_retraite.jpgFaites entendre vos exigences sur les retraites - par Marc le 18/05/2010 • 10h37

Faites entendre vos exigences sur les retraites:
[Signez la pétition]

signature.jpg


Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen  (niveau de la retraite par rapport au salaire), passerait de 72% en 2007 à 59% en 2050. Cette dégradation continuera donc à frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et toutes celles et ceux qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-e-s les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

Mercredi 21: pas de négociation - par Marc le 20/04/2010 • 22h29

entourloupe.jpg

Mercredi 21:
pas de négociation !

 

Ce que nous disions dans notre tract d’hier :

Pas besoin d’avoir des années d’expérience  syndicale pour  savoir qu’on est plus  forts en négociant avec  les grévistes derrière  soi, qu’en  ayant  fait  cesser  la  grève. C’est pour  ça que la direction ne cesse de dire qu’il faut arrêter la grève avant la négociation. Nous, nous disons le contraire…
 
Et voilà !  La direction avait donné ses ordres : arrêtez la grève, et on négociera le 21 avril.
Certains ont fait semblant d’y croire … mais voilà, demain il n’y aura pas de négociation.
 
Mardi à 19 heures, la direction vient enfin, non pas de répondre à nos multiples sollicitations, mais de nous informer que durant la journée de mercredi 21, elle organise des « rencontres bilatérales » pour « finaliser l’agenda social » !
 
Evidemment, la direction se permet d’agir ainsi, parce que le mouvement a été affaibli ces derniers jours.
 
Qui acceptera cette nouvelle manœuvre de division ?

Ce que propose la direction demain, ce sont des « bilatérales ». Les réunions séparées avec chaque fédération permettent à la direction de rechercher tout ce qui peut nous diviser.
La fédération SUD-Rail propose que les deux fédérations qui ont appelé à la grève depuis le 6 avril au soir – CGT et SUD-Rail – aillent ensemble voir la direction.
 
Voir la direction, mais pour faire quoi ?
Ce que propose la direction demain, c’est « une réunion destinée à finaliser l’agenda social ».
La fédération SUD-Rail veut des négociations, sur le contenu des préavis nationaux et les revendications des grévistes, …
 
La fédération SUD-Rail renouvelle son soutien à tous les grévistes, et tient à saluer les équipes militantes CGT et SUD-Rail qui sur le terrain se battent ensemble, dans l’intérêt des cheminot-e-s. Au plan fédéral la même unité serait bien utile !

Notre position n’a pas varié : SUD-Rail est disponible pour négocier, mais il y a trois conditions indispensables pour ne pas trahir les grévistes:

-  Exiger que les éventuelles discussions en Régions soient un complément à des négociations nationales qui, seules, peuvent répondre à nos revendications.

-  Refuser des discussions où les syndicats se présentent séparément devant la direction.

-  Dénoncer ce qui ne serait qu’un calendrier de réunions, sans réponse
immédiate aux revendications des grévistes.


sudSNCF_anim.gifLa SNCF en société anonyme - par Marc le 20/04/2010 • 10h03

La SNCF en société anonyme ?

 
Ni EDF ni GDF ne devaient être privatisés lorsque des capitaux privés sont arrivés,
la Poste a ouvert son capital et fonctionne déjà comme le privé…
et la Commission européenne veut maintenant aussi
transformer la SNCF en société anonyme !

cra_ecrire.gifLa fédération SUD-rail écrit à G. Pépy - par Marc le 20/04/2010 • 09h53

La fédération SUD-rail écrit à G. Pépy

Paris, le 19 avril 2010
 
 
Objet : Contribution de la fédération SUD-Rail à la réunion du 21 avril 2010.
 
Monsieur le Président,  
 
Il y a une semaine, vous avez proposé aux fédérations syndicales une réunion le 21 avril. Ainsi, de par votre seule (mauvaise) volonté, il faudra 15 jours de grève dans l’entreprise pour en arriver à ce que direction et représentants des cheminot-e-s puissent se retrouver autour d’une table pour tenter de solutionner les nombreux problèmes posés.
 
Les cheminot-e-s nous ont confié la responsabilité de les représenter et les défendre, particulièrement dans les moments si difficiles pour eux que sont les mouvements de grève. Assumant pleinement cette responsabilité, nous participerons à la réunion du 21 avril.
 
La fédération SUD-Rail se rendra à cette réunion, pour y défendre les revendications contenues dans notre préavis de grève reconductible commun à tous les cheminot-e-s, et portées par les assemblées générales de grévistes.
 
Nous avons bien noté vos interventions médiatiques répétées sur le seul thème « pas de négociation durant la grève ».
Notre organisation syndicale refuse ce chantage : ce n’est pas la direction qui décide quand il y a grève ou pas, ce
sont les salarié-e-s, en l’occurrence les cheminot-e-s grévistes. A l’heure où nous vous écrivons, tout laisse penser que cette réunion se tiendra durant la grève. Pour avancer, mieux vaut des négociations « à chaud » : les grévistes peuvent apprécier directement les résultats et décider de la suite ou non du mouvement.
 
Demander l’arrêt de la grève pour que la réunion se tienne, c’est peut être votre rôle, même si vous n’y croyez pas … Mais comment pourriez-vous espérer compter sur l’appui d’une fédération syndicale qui organiserait cela !
 
Reste que, sans aucun doute, il eut été plus judicieux de tenir cette réunion plus tôt, si elle a vocation à répondre aux revendications des cheminot-e-s en grève !
 Le 21 avril, nous n’entendons pas discuter des conditions à mettre en place pour organiser des transferts massifs de cheminot-e-s dans des entreprises ferroviaires privées, filiales ou non, que ce soit au Fret, en Voyageurs Grande Vitesse, TER ou Ile-de-France.
 
Par contre nous sommes prêts à être force de propositions pour définir les dispositions à mettre en œuvre rapidement pour mettre fin au dumping social que le gouvernement et la direction de l’entreprise ont organisé dans le transport ferroviaire de marchandises. Ainsi, nous pourrons éviter la même dérive pour le transport ferroviaire de voyageurs.
 
 
Nous sommes aussi disponibles, dans le cadre de la défense de l’entreprise publique intégrée, pour travailler à un statut unique applicable à tous les travailleurs/ses du rail, un statut unique de haut niveau social, ayant pour référence les dispositions applicables aux cheminot-e-s de l’EPIC SNCF.
 
 
Vous le savez, les réorganisations et restructurations en cours ou programmées créent des dysfonctionnements de plus en plus importants. Ces restructurations bouleversent l’organisation du travail dans tous les métiers.   Dans chaque filière, les cheminot-e-s sont touché-e-s avec des conséquences graves pour leur sécurité et leur santé. Ces restructurations sont à l’origine de difficultés grandissantes dans l’accomplissement des tâches quotidiennes des cheminot-e-s pour offrir au public, aux utilisateurs du transport ferroviaire,  la qualité de service qu’ils sont en droit d’attendre.  
 
Les cheminot-e-s sont très attaché-e-s au fait de rendre un service public de qualité avec comme élément essentiel et incontournable, la préoccupation à chaque instant de maintenir un haut niveau de sécurité des circulations.  
 
Les cheminot-e-s  sont  actuellement dans un contexte qui ne leur permet pas d’assurer leurs missions dans de bonnes conditions, avec des difficultés propres à chaque métier.  
 
Pour ces raisons, la fédération SUD-Rail demande un moratoire et un gel immédiat des restructurations en cours qui conduisent à des suppressions d’emplois et à des fermetures de sites de production.
 
 
D’autre part, les restructurations en cours ou mises en place ces dernières années dégradent les perspectives de déroulement de carrière, les conditions de rémunérations et les perspectives de départs à la retraite. Il y a sur ces sujets des réponses urgentes et significatives à donner.
 
 
La fédération SUD-Rail est aussi prête pour des négociations, ayant un véritable contenu, permettant de traiter de façon satisfaisante les nombreuses revendications spécifiques à chacun des métiers de cheminot-e-s.  
 
Ces revendications vous sont connues et sont contenues dans le préavis de grève qui vous a été déposé. Il est temps que la direction daigne répondre sérieusement aux nombreux problèmes que soulèvent à juste titre les cheminot-e-s.
 
 
Au cours de cette réunion, nous voulons également une réponse précise et claire sur la réponse que le gouvernement entend donner à la demande de la Commission de Bruxelles, de transformer la SNCF en Société Anonyme sur le modèle de la Poste.
 
Soyez assuré que nous saurons rendre compte aux cheminot-e-s des résultats de cette réunion et leur faire part de l’attention que vous aurez su, ou pas, porter aux problèmes non résolus qui les ont contraints au sacrifice financier de la grève. Les cheminot-e-s réunis en assemblée générale décideront alors de l’opportunité ou non de stopper le mouvement de grève en cours.
 
Nous vous rappelons que les revendications vous ont été transmisses des semaines avant la grève. Nous vous rappelons également qu’il serait bien de répondre aux courriers que nous vous adressons (déjà 2 sans réponse, depuis le début de la grève, sans remonter plus loin…) : il ne s’agit pas là de leçon de « dialogue social », juste de rapports normaux entre direction d’entreprise et organisations syndicales. Enfin, nous rappelons aussi que nous n’avons pas oublié l’intervention de M. Nogué parlant de « preneurs d’otages » à propos des cheminot-e-s grévistes : et nous notons votre absence de réponse à notre interpellation à ce sujet…
 
 
Dans l’attente de réponses positives permettant de régler le conflit en cours (et avant le 21 si vous le voulez), recevez, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations syndicales.

 

greve_carre.jpg7 ème jour de grève - par Marc le 14/04/2010 • 10h50

7ème jour de grève, la direction doit négocier.
 
La direction de la SNCF ne veut pas engager de négociation au prétexte "de ne pas léser les organisations syndicales qui n'appellent pas au mouvement de grève". Elle se réfugie derrière la proposition d'une réunion avec toutes les organisations syndicales le 21 avril, si le trafic a repris, pour ne pas répondre aux revendications portées par les cheminots en grève. 

C'est inacceptable. Jouer le pourrissement en dit long sur le sens que donne la direction au "dialogue social".
 
Les cheminots sont en lutte contre le démantèlement du service public, les risques accrus pour la sécurité des usagers et des cheminots au nom d'un libéralisme débridé. La direction doit répondre, le gouvernement doit prendre ses responsabilités également.
 
La casse du service public de transport ferroviaire est une constante européenne quels que soient les gouvernements depuis plus de 20 ans. Les exemples donnés par d'autres pays européens ne sont pas pris en compte, les mêmes politiques, entraîneront les mêmes
résultats en France et ailleurs.
 
Pour alerter l'opinion publique sur les dérives libérales, une manifestation internationale s'est déroulée ce 13 avril à Lille devant l'Agence Ferroviaire Européenne pour "contrer des directives dangereuses qui menacent la sécurité et l'emploi."
 
Un millier de manifestants, représentant les cheminots des pays européens (en particulier Français, Anglais, Allemands, Italiens, Espagnols), ont rappelé l'importance d'un service public de transport ferroviaire fiable au service des usagers et non de la finance.
 
SUD-Rail a pris toute sa place dans cette manifestation en lien direct avec le mouvement de grève en cours pour sauvegarder et améliorer notre service public.

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