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Les 10 dernières nouvelles
A propos des Assises du ferroviaire…
- par Marc
le 05/01/2012 • 10h31
A propos des Assises du ferroviaire…
Les « Assises du ferroviaire » lancées en septembre, se sont terminées le 15 décembre, sans surprises :  des préconisations en faveur de la privatisation partielle du chemin de fer (sous le terme « ouverture à la concurrence »)  une attaque en règle contre le statut social des cheminots et cheminotes  une absence de réponse à la question du financement du système, amenant à un schéma de réduction de l'offre ferroviaire pour les voyageurs  une critique forte du système actuel de gestion de l'infrastructure et une préconisation de rapprochement entre Réseau Ferré de France, Direction de la Circulation Ferroviaire et SNCF Infra, au sein d'une entité commune.
Vers un nouveau changement de l’organisation du système ferroviaire ?
Les Assises proposent une réintégration du gestionnaire d'infrastructure au sein d'un groupe SNCF, pivot du système ferroviaire. Les arguments sont ceux que SUD-Rail a développés depuis 1997 pour combattre la création de RFF et la désintégration consécutive du système ferroviaire.
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SUD-Rail s’oppose à une holding capitalistique où les branches seraient des Sociétés Anonymes, organisant la privatisation et la disparition du Statut des cheminot-e-s.
Ces entités doivent être des services de la SNCF.
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Les préconisations des Assises penchent en faveur d'une réintégration du gestionnaire d'infrastruc-ture au sein d'un groupe SNCF, pivot du système ferroviaire. C'est la position défendue depuis peu par la direction SNCF.
La plupart des arguments justifiant cette position sont ceux que SUD-Rail a développés depuis 1997 pour combattre la création de RFF et la désintégration consécutive du système ferroviaire. Nous avions donc raison contre les dirigeants de la SNCF, notamment MM. Pépy et Azéma, qui ont depuis 15 ans accompagné et facilité la mise en place d’une organisation antiéconomique et inefficace, contribuant ainsi à détruire à petit feu le système ferroviaire public. SUD-Rail partage une bonne part des analyses du rapport sur la « gouvernance » issu des Assises. Voir en particulier dans sa page 4 : « L’évolution historique de la séparation entre RFF et son gestionnaire délégué – la SNCF – (…) engendre un manque de coordination aux interfaces du système et des coûts de transaction. (…) Il en résulte une défiance et un épuisement des équipes, caractérisés par une mécanique contractuelle complexe, et la multiplication des dispositifs de contrôle sur les équipes SNCF, sans donner pour autant les moyens souhaités par RFF pour remplir ses missions. Ainsi le statu quo actuel apparaît largement intenable ; il rend nécessaire le regroupement des compétences de gestion de l’infrastructure, aujourd’hui éclatées entre la branche infrastructure de la SNCF et RFF (…) la Commission conclut qu’un regroupement des compétences de gestion de l’infrastructure de RFF et SNCF Infra sous un management unique est nécessaire. [En gras dans le rapport lui-même]. Tout ajustement intermédiaire risque d’accentuer les dysfonctionnements opérationnels, les coûts de gestion, et la démotivation du personnel ferroviaire. » Un peu plus loin, on lit : «La même logique de cloisonnement présente un risque de perte d’une certaine expertise, des savoirs et des métiers, [souligné dans le rapport] particulièrement dommageable pour réagir efficacement aux situations perturbées. ». Ce risque-là est déjà amplement matérialisé.
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Nous prenons acte avec intérêt de l'évolution récente de la direction de la SNCF, mais nous avons beaucoup d'interrogations et de critiques.
La direction SNCF propose le maintien d’une sorte de «petit RFF» où serait situé l’organisme de répartition des capacités (ORC) chargé de recevoir les demandes de sillons, de les attribuer et d’entériner le graphique de circulation.
Pour SUD-Rail, tarification des sillons et perception des péages doivent relever du ministère chargé des Transports, car il s’agit là de politique des transports nationaux et de financement, et non d’un démembrement de l’Etat (RFF). En revanche, l’ORC (demandes et attributions des sillons) doit relever du service Infra de la SNCF, en prenant les précautions d’organisation nécessaires pour se conformer au droit européen, comme l’Allemagne l’a réalisé en 2001 avec l’accord de la Commission de Bruxelles.
Nous revendiquons la disparition totale de RFF et l’intégration de ses salarié-e-s au sein de l’entreprise publique SNCF. Que signifie la proposition de la direction SNCF de créer trois branches contrôlées à 100% par le «groupe SNCF» : Gestionnaire de l’Infrastructure, Gares et Connexions, Activités de transport SNCF?
SUD-Rail s’oppose à une liaison capitalistique où les trois branches seraient des Sociétés Anonymes, organisant la privatisation progressive et la disparition du Statut des cheminot-e-s. Ces entités doivent être des services de la SNCF intégrée, certes dotés chacun d’une comptabilité distincte et d’un compte de bilan, pour des raisons de compatibilité européenne. La constitution d’une « holding » à la tête d’un ensemble de filiales de droit privé est le rêve de certains dirigeants ; elle s’inscrit dans une logique de Monopoly international, totalement étrangère au service public ferroviaire et à la satisfaction des besoins collectifs. SUD-Rail s’oppose à une holding capitalistique où les branches seraient des Sociétés Anonymes, organisant la privatisation et la disparition du Statut des cheminot-e-s. Ces entités doivent être des services de la SNCF.
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La persistance d’un choix idéologique en faveur de la privatisation
Malgré l'échec économique et social de la concurrence privée dans le fret ferroviaire, les Assises prônent encore et toujours l'ouverture aux intérêts privés. Ces derniers semblent pourtant peu intéressés, vu la faiblesse des marges dans le transport : ainsi, Veolia vient de décider de vendre l'intégralité de sa branche « transports de voyageurs », 6 mois après l’avoir fusionnée avec Transdev. Depuis plusieurs mois l’« ouverture à la concurrence » était fallacieusement présentée comme une réponse aux besoins des Conseils régionaux, mais ceux-ci ne sont pas demandeurs. Alors, les privatisateurs nous disent désormais qu’il faut commencer par les Trains d’Equilibre du Territoire, dont l’Autorité Organisatrice est l’Etat ! Cette orientation en faveur du privé est totalement idéologique. SUD-Rail la combat avec force ! Les enjeux écologiques et sociaux exigent un rééquilibrage planifié entre modes de transport en faveur, entre autres, du rail, ce qui nécessite de disposer d'un grand service public.
Les Assises s’attaquent au Statut des cheminot-e-s pour faciliter la concurrence privée
L'attaque contre le Statut des cheminot-e-s est directement liée à la volonté de faciliter l'arrivée de la concurrence privée. Entre une direction SNCF qui veut transformer l'établissement public en une myriade de sociétés anonymes et les intérêts privés, il y a convergence pour mettre à mort le Statut et le remplacer par une convention collective de droit privé et des garanties sociales au rabais. SUD-Rail qui revendique, depuis sa création, un Statut unique pour tous les travailleurs/ses du rail, construit à partir des acquis du Statut des cheminot-e-s, ne laissera pas faire! La défense, l’amélioration et l’application à tous du Statut vont dans le sens du progrès social ; ils correspondent aussi à un impérieux besoin en matière de sécurité ferroviaire
Les moyens financiers existent
Les Assises reconnaissent qu'il manque 1 à 1,5 milliards d'euros par an pour financer le système ferroviaire, mais leur proposition consiste à réduire le nombre de trains et à augmenter les tarifs ! Il existe pourtant des solutions.
Le retour à un système unifié permettrait d'économiser d'importants coûts de transaction (essentiellement entre la SNCF et RFF), estimés à environ 1 milliard d'euros par an par les dirigeants des chemins de fer allemands, qui ne sont pourtant pas des « irresponsables » au sens de la pensée dominante ! La mise en place d'une politique multimodale des transports, fondée sur l'intérêt général, permettrait de réorienter les flux financiers existants déjà dans le secteur du transport. Rappelons, par exemple, les faramineux bénéfices des sociétés d'autoroute, bradées au privé en 2005, qui constituent une rente d'environ 2 milliards d'euros chaque année pour les grands groupes privés contrôlant aujourd'hui le secteur autoroutier. Évoquons aussi les mises en place, toujours renvoyées aux calendes, d’une « écotaxe poids lourd » (qui rapporte près de 4 milliards d’euros par an en Allemagne pour financer la politique des transports) et d’une taxe « carbone » qui serait favorable au rail….
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Le budget SNCF 2012 présenté au ministère début décembre, sera soumis au Comité Central d’Entreprise et au Conseil d’Administration de la SNCF cette semaine.
- Les suppressions d’effectifs se poursuivent : - 1 232 au fret, - 700 au total. L’effectif moyen serait en 2012 de 149 752 cheminot-e-s. Il était de 176 580 il y a 10 ans, de 196 100 fin 1991, de 248 570 fin 1981… et entre temps le trafic assuré a considérablement augmenté.
- Dans son projet de budget 2012, la direction SNCF programme une nouvelle baisse du volume de marchandises transportées : - 6,3%, soit une perte de 50% en seulement cinq ans.
- Au titre de l’exercice 2011, la SNCF va verser plus de 230 millions d’euros de « dividendes » à son « actionnaire », l’Etat. En 2010, c’était 69,3 millions, en 2008, c’était 183,3 millions ; en 2007, 131,3 millions. En 2009 il n’y a pas eu de versement, du fait du déficit comptable de la SNCF. Sur 5 ans, cela représente plus de 610 millions qui n’ont pas été utilisés pour améliorer le service public ferroviaire ou diminuer la «dette». L’emploi des termes « dividendes » et « actionnaire » constitue un détournement de langage à but très politique, car la SNCF n’est pas une société par actions, et n’a pas pour but d’enrichir des actionnaires mais d’assurer à la population un service défini par un cahier des charges.
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L’avenir du service public ferroviaire, de son organisation et du statut social des travailleurs concernés se joue sans doute dans les prochains mois. Nous avons des propositions concrètes pour sortir par le haut de la crise actuelle.
Mais nous ne sommes pas naïfs : les propositions seules sont insuffisantes. Il est nécessaire de construire un rapport de forces dans l'unité la plus large.
A propos des Assises du ferroviaire…
Les « Assises du ferroviaire » lancées en septembre, se sont terminées le 15 décembre, sans surprises :  des préconisations en faveur de la privatisation partielle du chemin de fer (sous le terme « ouverture à la concurrence »)  une attaque en règle contre le statut social des cheminots et cheminotes  une absence de réponse à la question du financement du système, amenant à un schéma de réduction de l'offre ferroviaire pour les voyageurs  une critique forte du système actuel de gestion de l'infrastructure et une préconisation de rapprochement entre Réseau Ferré de France, Direction de la Circulation Ferroviaire et SNCF Infra, au sein d'une entité commune.
Vers un nouveau changement de l’organisation du système ferroviaire ?
Les Assises proposent une réintégration du gestionnaire d'infrastructure au sein d'un groupe SNCF, pivot du système ferroviaire. Les arguments sont ceux que SUD-Rail a développés depuis 1997 pour combattre la création de RFF et la désintégration consécutive du système ferroviaire.
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SUD-Rail s’oppose à une holding capitalistique où les branches seraient des Sociétés Anonymes, organisant la privatisation et la disparition du Statut des cheminot-e-s.
Ces entités doivent être des services de la SNCF.
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Les préconisations des Assises penchent en faveur d'une réintégration du gestionnaire d'infrastruc-ture au sein d'un groupe SNCF, pivot du système ferroviaire. C'est la position défendue depuis peu par la direction SNCF.
La plupart des arguments justifiant cette position sont ceux que SUD-Rail a développés depuis 1997 pour combattre la création de RFF et la désintégration consécutive du système ferroviaire. Nous avions donc raison contre les dirigeants de la SNCF, notamment MM. Pépy et Azéma, qui ont depuis 15 ans accompagné et facilité la mise en place d’une organisation antiéconomique et inefficace, contribuant ainsi à détruire à petit feu le système ferroviaire public. SUD-Rail partage une bonne part des analyses du rapport sur la « gouvernance » issu des Assises. Voir en particulier dans sa page 4 : « L’évolution historique de la séparation entre RFF et son gestionnaire délégué – la SNCF – (…) engendre un manque de coordination aux interfaces du système et des coûts de transaction. (…) Il en résulte une défiance et un épuisement des équipes, caractérisés par une mécanique contractuelle complexe, et la multiplication des dispositifs de contrôle sur les équipes SNCF, sans donner pour autant les moyens souhaités par RFF pour remplir ses missions. Ainsi le statu quo actuel apparaît largement intenable ; il rend nécessaire le regroupement des compétences de gestion de l’infrastructure, aujourd’hui éclatées entre la branche infrastructure de la SNCF et RFF (…) la Commission conclut qu’un regroupement des compétences de gestion de l’infrastructure de RFF et SNCF Infra sous un management unique est nécessaire. [En gras dans le rapport lui-même]. Tout ajustement intermédiaire risque d’accentuer les dysfonctionnements opérationnels, les coûts de gestion, et la démotivation du personnel ferroviaire. » Un peu plus loin, on lit : «La même logique de cloisonnement présente un risque de perte d’une certaine expertise, des savoirs et des métiers, [souligné dans le rapport] particulièrement dommageable pour réagir efficacement aux situations perturbées. ». Ce risque-là est déjà amplement matérialisé.
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Nous prenons acte avec intérêt de l'évolution récente de la direction de la SNCF, mais nous avons beaucoup d'interrogations et de critiques.
La direction SNCF propose le maintien d’une sorte de «petit RFF» où serait situé l’organisme de répartition des capacités (ORC) chargé de recevoir les demandes de sillons, de les attribuer et d’entériner le graphique de circulation.
Pour SUD-Rail, tarification des sillons et perception des péages doivent relever du ministère chargé des Transports, car il s’agit là de politique des transports nationaux et de financement, et non d’un démembrement de l’Etat (RFF). En revanche, l’ORC (demandes et attributions des sillons) doit relever du service Infra de la SNCF, en prenant les précautions d’organisation nécessaires pour se conformer au droit européen, comme l’Allemagne l’a réalisé en 2001 avec l’accord de la Commission de Bruxelles.
Nous revendiquons la disparition totale de RFF et l’intégration de ses salarié-e-s au sein de l’entreprise publique SNCF. Que signifie la proposition de la direction SNCF de créer trois branches contrôlées à 100% par le «groupe SNCF» : Gestionnaire de l’Infrastructure, Gares et Connexions, Activités de transport SNCF?
SUD-Rail s’oppose à une liaison capitalistique où les trois branches seraient des Sociétés Anonymes, organisant la privatisation progressive et la disparition du Statut des cheminot-e-s. Ces entités doivent être des services de la SNCF intégrée, certes dotés chacun d’une comptabilité distincte et d’un compte de bilan, pour des raisons de compatibilité européenne. La constitution d’une « holding » à la tête d’un ensemble de filiales de droit privé est le rêve de certains dirigeants ; elle s’inscrit dans une logique de Monopoly international, totalement étrangère au service public ferroviaire et à la satisfaction des besoins collectifs. SUD-Rail s’oppose à une holding capitalistique où les branches seraient des Sociétés Anonymes, organisant la privatisation et la disparition du Statut des cheminot-e-s. Ces entités doivent être des services de la SNCF.
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La persistance d’un choix idéologique en faveur de la privatisation
Malgré l'échec économique et social de la concurrence privée dans le fret ferroviaire, les Assises prônent encore et toujours l'ouverture aux intérêts privés. Ces derniers semblent pourtant peu intéressés, vu la faiblesse des marges dans le transport : ainsi, Veolia vient de décider de vendre l'intégralité de sa branche « transports de voyageurs », 6 mois après l’avoir fusionnée avec Transdev. Depuis plusieurs mois l’« ouverture à la concurrence » était fallacieusement présentée comme une réponse aux besoins des Conseils régionaux, mais ceux-ci ne sont pas demandeurs. Alors, les privatisateurs nous disent désormais qu’il faut commencer par les Trains d’Equilibre du Territoire, dont l’Autorité Organisatrice est l’Etat ! Cette orientation en faveur du privé est totalement idéologique. SUD-Rail la combat avec force ! Les enjeux écologiques et sociaux exigent un rééquilibrage planifié entre modes de transport en faveur, entre autres, du rail, ce qui nécessite de disposer d'un grand service public.
Les Assises s’attaquent au Statut des cheminot-e-s pour faciliter la concurrence privée
L'attaque contre le Statut des cheminot-e-s est directement liée à la volonté de faciliter l'arrivée de la concurrence privée. Entre une direction SNCF qui veut transformer l'établissement public en une myriade de sociétés anonymes et les intérêts privés, il y a convergence pour mettre à mort le Statut et le remplacer par une convention collective de droit privé et des garanties sociales au rabais. SUD-Rail qui revendique, depuis sa création, un Statut unique pour tous les travailleurs/ses du rail, construit à partir des acquis du Statut des cheminot-e-s, ne laissera pas faire! La défense, l’amélioration et l’application à tous du Statut vont dans le sens du progrès social ; ils correspondent aussi à un impérieux besoin en matière de sécurité ferroviaire
Les moyens financiers existent
Les Assises reconnaissent qu'il manque 1 à 1,5 milliards d'euros par an pour financer le système ferroviaire, mais leur proposition consiste à réduire le nombre de trains et à augmenter les tarifs ! Il existe pourtant des solutions.
Le retour à un système unifié permettrait d'économiser d'importants coûts de transaction (essentiellement entre la SNCF et RFF), estimés à environ 1 milliard d'euros par an par les dirigeants des chemins de fer allemands, qui ne sont pourtant pas des « irresponsables » au sens de la pensée dominante ! La mise en place d'une politique multimodale des transports, fondée sur l'intérêt général, permettrait de réorienter les flux financiers existants déjà dans le secteur du transport. Rappelons, par exemple, les faramineux bénéfices des sociétés d'autoroute, bradées au privé en 2005, qui constituent une rente d'environ 2 milliards d'euros chaque année pour les grands groupes privés contrôlant aujourd'hui le secteur autoroutier. Évoquons aussi les mises en place, toujours renvoyées aux calendes, d’une « écotaxe poids lourd » (qui rapporte près de 4 milliards d’euros par an en Allemagne pour financer la politique des transports) et d’une taxe « carbone » qui serait favorable au rail….
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Le budget SNCF 2012 présenté au ministère début décembre, sera soumis au Comité Central d’Entreprise et au Conseil d’Administration de la SNCF cette semaine.
- Les suppressions d’effectifs se poursuivent : - 1 232 au fret, - 700 au total. L’effectif moyen serait en 2012 de 149 752 cheminot-e-s. Il était de 176 580 il y a 10 ans, de 196 100 fin 1991, de 248 570 fin 1981… et entre temps le trafic assuré a considérablement augmenté.
- Dans son projet de budget 2012, la direction SNCF programme une nouvelle baisse du volume de marchandises transportées : - 6,3%, soit une perte de 50% en seulement cinq ans.
- Au titre de l’exercice 2011, la SNCF va verser plus de 230 millions d’euros de « dividendes » à son « actionnaire », l’Etat. En 2010, c’était 69,3 millions, en 2008, c’était 183,3 millions ; en 2007, 131,3 millions. En 2009 il n’y a pas eu de versement, du fait du déficit comptable de la SNCF. Sur 5 ans, cela représente plus de 610 millions qui n’ont pas été utilisés pour améliorer le service public ferroviaire ou diminuer la «dette». L’emploi des termes « dividendes » et « actionnaire » constitue un détournement de langage à but très politique, car la SNCF n’est pas une société par actions, et n’a pas pour but d’enrichir des actionnaires mais d’assurer à la population un service défini par un cahier des charges.
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L’avenir du service public ferroviaire, de son organisation et du statut social des travailleurs concernés se joue sans doute dans les prochains mois. Nous avons des propositions concrètes pour sortir par le haut de la crise actuelle.
Mais nous ne sommes pas naïfs : les propositions seules sont insuffisantes. Il est nécessaire de construire un rapport de forces dans l'unité la plus large.

Le gouvernement est responsable de la hausse des prix SNCF
- par Marc
le 28/12/2011 • 15h14
Le gouvernement est responsable de la hausse des prix SNCF
C’est le gouvernement qui est premier responsable de cette hausse de tarifs, à travers les ponctions faites sur les finances de la SNCF. Le budget 2012 en est la traduction. La direction SNCF ne s’est nullement opposée aux décisions gouvernementales. SUD-Rail a voté contre le budget 2012 au CCE et au Conseil d’Administration où le représentant des usagers (FNAUT) l’a malheureusement approuvé.
Cette augmentation intervient dans un contexte difficile pour des millions de salariés, chômeurs, retraités, jeunes en formation. Malgré les incantations du Grenelle de l’environnement, aucune volonté politique ne permet concrètement de rendre les transports ferroviaires accessibles au plus grand nombre. Au contraire, les usagers continuent d’être considérés comme des payeurs de la dette ferroviaire gérée par RFF.
Le budget 2012 de la SNCF est marqué par des choix politiques qui pèsent lourdement sur l’entreprise :
- Le montant des péages versés à RFF augmente de 76% en 10 ans : 3,43 milliards en 2012
- Le coût de l’énergie de traction croît de 5% par rapport à 2011 : 713 millions
- Les décisions imposées à travers le Service Annuel 2012 coûtent 150 millions
- La hausse des impôts et taxes (à l’inverse des cadeaux faits aux patrons et actionnaires du privé) : 150 millions.
- Les dons à l’Etat qui se poursuivent : 230 millions en 2012.
Soit, 4,7 milliards d’€ de dépenses directement liées à des choix gouvernementaux !
- RFF continue de siphonner les finances SNCF ; c’est la conséquence de la désorganisation du système ferroviaire depuis 1997 et du refus de l’Etat de jouer le rôle qui lui revient en matière de politique des transports.
- La « libéralisation du marché de l’électricité » coûte cher à l’entreprise publique SNCF, ce qui montre une fois de plus l’opposition entre libéralisme et besoins collectifs. Entre 2008 et 2012, la facture augmente de 20%.
- Les diktats de RFF pour le Service Annuel 2012, acceptés par la direction SNCF, ont des conséquences financières : allongement de temps de parcours, hausse des sillons, ouverture tardive à la vente, travaux de nuit, sillons non garantis, … l’impact est d’environ 150 millions.
- Concernant les impôts et taxes, l’exemple de la Taxe sur les Revenus des Entreprises Ferroviaires (TREF), qui ne concerne que la SNCF, est éloquent. A travers la loi de finances 2012, le Parlement a modifié l’article consacré au compte d’affectation spéciale des «Services nationaux de transport conventionnés de voyageurs ». L’encadrement des taux de la TREF était compris entre 5 et 20% ; ce sera dorénavant entre 15 et 35%, et le plafond est relevé de 75 millions d’€ à 155 millions. Cette taxe sert … à financer les Trains d’Equilibre du Territoire (TET) dont l’Etat est devenu l’Autorité Organisatrice. En résumé, pour payer à la SNCF ce qu’il doit dans le cadre de la convention signée fin 2010, l’Etat … ponctionne plus fortement la SNCF. Ce tour de passe-passe n’est pas une surprise : c’est une des raisons qui a amené SUD-Rail à refuser de valider cette convention. L’autre ressource des TET, la taxe sur les sociétés d’autoroutes, n’a pas été modifiée par le gouvernement…
- La SNCF (EPIC) devrait payer 927 millions d'impôts et taxes en 2012, soit une augmentation de 26 % depuis 2008.
- Le budget de l’entreprise prévoit un nouveau don à l’Etat, à hauteur de 230 millions. Ces 5 dernières années, la SNCF s’est ainsi délestée de 614 millions d’€, au titre de « dividendes » qui n’ont aucune réalité juridique s’agissant d’un Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial. C’est ainsi que la « dette » augmente !
Le gouvernement est responsable de la hausse des prix SNCF
C’est le gouvernement qui est premier responsable de cette hausse de tarifs, à travers les ponctions faites sur les finances de la SNCF. Le budget 2012 en est la traduction. La direction SNCF ne s’est nullement opposée aux décisions gouvernementales. SUD-Rail a voté contre le budget 2012 au CCE et au Conseil d’Administration où le représentant des usagers (FNAUT) l’a malheureusement approuvé.
Cette augmentation intervient dans un contexte difficile pour des millions de salariés, chômeurs, retraités, jeunes en formation. Malgré les incantations du Grenelle de l’environnement, aucune volonté politique ne permet concrètement de rendre les transports ferroviaires accessibles au plus grand nombre. Au contraire, les usagers continuent d’être considérés comme des payeurs de la dette ferroviaire gérée par RFF.
Le budget 2012 de la SNCF est marqué par des choix politiques qui pèsent lourdement sur l’entreprise :
- Le montant des péages versés à RFF augmente de 76% en 10 ans : 3,43 milliards en 2012
- Le coût de l’énergie de traction croît de 5% par rapport à 2011 : 713 millions
- Les décisions imposées à travers le Service Annuel 2012 coûtent 150 millions
- La hausse des impôts et taxes (à l’inverse des cadeaux faits aux patrons et actionnaires du privé) : 150 millions.
- Les dons à l’Etat qui se poursuivent : 230 millions en 2012.
Soit, 4,7 milliards d’€ de dépenses directement liées à des choix gouvernementaux !
- RFF continue de siphonner les finances SNCF ; c’est la conséquence de la désorganisation du système ferroviaire depuis 1997 et du refus de l’Etat de jouer le rôle qui lui revient en matière de politique des transports.
- La « libéralisation du marché de l’électricité » coûte cher à l’entreprise publique SNCF, ce qui montre une fois de plus l’opposition entre libéralisme et besoins collectifs. Entre 2008 et 2012, la facture augmente de 20%.
- Les diktats de RFF pour le Service Annuel 2012, acceptés par la direction SNCF, ont des conséquences financières : allongement de temps de parcours, hausse des sillons, ouverture tardive à la vente, travaux de nuit, sillons non garantis, … l’impact est d’environ 150 millions.
- Concernant les impôts et taxes, l’exemple de la Taxe sur les Revenus des Entreprises Ferroviaires (TREF), qui ne concerne que la SNCF, est éloquent. A travers la loi de finances 2012, le Parlement a modifié l’article consacré au compte d’affectation spéciale des «Services nationaux de transport conventionnés de voyageurs ». L’encadrement des taux de la TREF était compris entre 5 et 20% ; ce sera dorénavant entre 15 et 35%, et le plafond est relevé de 75 millions d’€ à 155 millions. Cette taxe sert … à financer les Trains d’Equilibre du Territoire (TET) dont l’Etat est devenu l’Autorité Organisatrice. En résumé, pour payer à la SNCF ce qu’il doit dans le cadre de la convention signée fin 2010, l’Etat … ponctionne plus fortement la SNCF. Ce tour de passe-passe n’est pas une surprise : c’est une des raisons qui a amené SUD-Rail à refuser de valider cette convention. L’autre ressource des TET, la taxe sur les sociétés d’autoroutes, n’a pas été modifiée par le gouvernement…
- La SNCF (EPIC) devrait payer 927 millions d'impôts et taxes en 2012, soit une augmentation de 26 % depuis 2008.
- Le budget de l’entreprise prévoit un nouveau don à l’Etat, à hauteur de 230 millions. Ces 5 dernières années, la SNCF s’est ainsi délestée de 614 millions d’€, au titre de « dividendes » qui n’ont aucune réalité juridique s’agissant d’un Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial. C’est ainsi que la « dette » augmente !

Communiqué
- par Marc
le 08/12/2011 • 11h10
Communiqué de presse 05/12/2011
- par Marc
le 05/12/2011 • 16h04
Accident de Passage à Niveau à Le Breuil (Rhône) :
Qu’attendent la SNCF, RFF et les pouvoirs publics pour agir ?
Dimanche 4 décembre, à 17h20, un TER à vide percute à 100 km/h une voiture sur un passage à niveau non-protégé dans la commune de Le Breuil dans le Rhône. L’accident tue sur le coup le père et ses trois enfants et blesse très grièvement la mère. La fédération Sud Rail apporte tout son soutien le plus sincère aux personnes endeuillées par ce drame ainsi que sa solidarité aux cheminots présents, choqués par cet événement tragique.
Les passages à niveau non-protégés, c'est-à-dire sans barrière ni système d’annonce visuel et/ou sonore des trains, sont nombreux dans la région Rhône-Alpes ainsi que partout en France (une dizaine rien que sur la ligne incriminée entre Lyon et Paray-le-Monial). Sous principe d’une quantité insuffisante de passages routiers sur ces passages à niveau, la SNCF, exploitante, et RFF, gestionnaire du réseau, ne considèrent pas comme « préoccupant » nombre de ceux-ci. Mais si ces entreprises classent les passages à niveau selon leur « dangerosité », c’est uniquement pour réaliser des économies sur leur frais d’entretien. Des évènements comme celui-ci démontrent qu’il n’y a pas de passage à niveau sans risque et que, par conséquent, tous doivent être considérés comme « préoccupant » et sécurisés dans ce sens.
La séparation entre RFF et SNCF encourage pour ces entreprises la recherche incessante de rentabilité et de profits dans le secteur ferroviaire avec un gros impact sur la sécurité. Elles doivent prendre immédiatement les mesures adéquates en faveur d’une bonne cohabitation entre les circulations routières et ferroviaires et arrêter de se ranger trop facilement derrière les erreurs ou le non-respect du Code de la Route des automobilistes. Les dirigeants de ces entreprises doivent se rappeler que lorsqu’il y a un accident, c’est déjà trop tard !
Les cheminots, en particulier les agents de conduite, sont en premières lignes en cas d’accident de ce genre. Il est aussi de la responsabilité de la SNCF de préserver leur intégrité physique et psychologique en évitant de les exposer eux aussi à de tels évènements. La prévention des risques passe par l’information immédiate des membres du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et sur les Conditions de Travail) compétent, ce qui n’a pas été le cas dans cette affaire.
La fédération Sud-Rail exige toujours le retour à une entreprise intégrée et publique assurant l’ensemble des missions de service public ferroviaire. Le chemin de fer a un coût que les entreprises ferroviaires et l’Etat doivent assumer. C’est l’unique condition pour assurer un niveau optimal de sécurité sur tout le réseau.
Accident de Passage à Niveau à Le Breuil (Rhône) :
Qu’attendent la SNCF, RFF et les pouvoirs publics pour agir ?
Dimanche 4 décembre, à 17h20, un TER à vide percute à 100 km/h une voiture sur un passage à niveau non-protégé dans la commune de Le Breuil dans le Rhône. L’accident tue sur le coup le père et ses trois enfants et blesse très grièvement la mère. La fédération Sud Rail apporte tout son soutien le plus sincère aux personnes endeuillées par ce drame ainsi que sa solidarité aux cheminots présents, choqués par cet événement tragique.
Les passages à niveau non-protégés, c'est-à-dire sans barrière ni système d’annonce visuel et/ou sonore des trains, sont nombreux dans la région Rhône-Alpes ainsi que partout en France (une dizaine rien que sur la ligne incriminée entre Lyon et Paray-le-Monial). Sous principe d’une quantité insuffisante de passages routiers sur ces passages à niveau, la SNCF, exploitante, et RFF, gestionnaire du réseau, ne considèrent pas comme « préoccupant » nombre de ceux-ci. Mais si ces entreprises classent les passages à niveau selon leur « dangerosité », c’est uniquement pour réaliser des économies sur leur frais d’entretien. Des évènements comme celui-ci démontrent qu’il n’y a pas de passage à niveau sans risque et que, par conséquent, tous doivent être considérés comme « préoccupant » et sécurisés dans ce sens.
La séparation entre RFF et SNCF encourage pour ces entreprises la recherche incessante de rentabilité et de profits dans le secteur ferroviaire avec un gros impact sur la sécurité. Elles doivent prendre immédiatement les mesures adéquates en faveur d’une bonne cohabitation entre les circulations routières et ferroviaires et arrêter de se ranger trop facilement derrière les erreurs ou le non-respect du Code de la Route des automobilistes. Les dirigeants de ces entreprises doivent se rappeler que lorsqu’il y a un accident, c’est déjà trop tard !
Les cheminots, en particulier les agents de conduite, sont en premières lignes en cas d’accident de ce genre. Il est aussi de la responsabilité de la SNCF de préserver leur intégrité physique et psychologique en évitant de les exposer eux aussi à de tels évènements. La prévention des risques passe par l’information immédiate des membres du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et sur les Conditions de Travail) compétent, ce qui n’a pas été le cas dans cette affaire.
La fédération Sud-Rail exige toujours le retour à une entreprise intégrée et publique assurant l’ensemble des missions de service public ferroviaire. Le chemin de fer a un coût que les entreprises ferroviaires et l’Etat doivent assumer. C’est l’unique condition pour assurer un niveau optimal de sécurité sur tout le réseau.

Les ASCT passent à l’action
- par Marc
le 21/11/2011 • 18h27
Les ASCT passent à l’action :
Préavis de grève national SUD-Rail !
La multiplication des agressions et la violence de celles-ci, le nombre de dépôts de sacs depuis le début de l’année dans les ECT, le dépôt de sac national suite à l’agression dramatique d’un ASCT strasbourgeois devraient conduire la direction à prendre des mesures. Or ni dans le cadre du dépôt de sac national, ni lors de la réunion sureté du 10 octobre, la direction a répondu aux attentes des ASCT.
Depuis 1 mois, chaque semaine, les agressions graves s’accumulent. Il est temps que la direction entende les revendications concernant notamment l’équipement des trains.
La fédération SUD-Rail avait proposé aux autres fédérations d’agir unitairement. Devant leur refus, SUD-Rail a décidé de prendre ses responsabilités une fois de plus en mettant son outil syndical à disposition des cheminots qui veulent lutter pour leurs conditions de travail.
Un préavis de grève national Trains a été déposé du 20 novembre 10h00 au 6 décembre 08h00 couvrant toutes les périodes des dimanches 10h00 aux mardis 08h00, préavis portant sur la sûreté, l’équipement des trains, l’EAS, l’emploi.
Lire/Télécharger le tract
Les ASCT passent à l’action :
Préavis de grève national SUD-Rail !
La multiplication des agressions et la violence de celles-ci, le nombre de dépôts de sacs depuis le début de l’année dans les ECT, le dépôt de sac national suite à l’agression dramatique d’un ASCT strasbourgeois devraient conduire la direction à prendre des mesures. Or ni dans le cadre du dépôt de sac national, ni lors de la réunion sureté du 10 octobre, la direction a répondu aux attentes des ASCT.
Depuis 1 mois, chaque semaine, les agressions graves s’accumulent. Il est temps que la direction entende les revendications concernant notamment l’équipement des trains.
La fédération SUD-Rail avait proposé aux autres fédérations d’agir unitairement. Devant leur refus, SUD-Rail a décidé de prendre ses responsabilités une fois de plus en mettant son outil syndical à disposition des cheminots qui veulent lutter pour leurs conditions de travail.
Un préavis de grève national Trains a été déposé du 20 novembre 10h00 au 6 décembre 08h00 couvrant toutes les périodes des dimanches 10h00 aux mardis 08h00, préavis portant sur la sûreté, l’équipement des trains, l’EAS, l’emploi.
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Libéralisation TER: pas avant 2016!
- par Marc
le 21/11/2011 • 17h39
Réglementation du travail RH 0077 : Défendons nos droits, ne lâchons rien!
- par Marc
le 18/11/2011 • 15h35
Réglementation du travail RH 0077 :
Défendons nos droits, ne lâchons rien !
En déterminant l’utilisation au travail et les périodes de repos, le RH0077 modèle notre quotidien, nos conditions de travail mais aussi de vie. Depuis son entrée en vigueur en 1999, cette réglementation du travail n’est pas appliquée par la direction, notamment en ce qui concerne l’attribution de 52 repos doubles annuels à chacun(e). La direction de la SNCF n'a qu'une hâte : profiter de l'ouverture à la concurrence du trafic Voyageurs pour remettre en cause la réglementation et imposer à tous une convention collective au rabais. A SUD-Rail, nous avons choisi de tout mettre en œuvre pour défendre notre réglementation du travail, en commençant par la faire appliquer à la SNCF, et en revendiquant sa généralisation à tous les travailleurs du rail.
La fédération SUD-Rail et 902 cheminots
saisissent les Prud’hommes
Le 28 septembre 2011, la fédération SUD-Rail a déposé 902 dossiers au Tribunal des Prud’hommes de Paris, pour non respect par la SNCF de la réglementation RH0077 et la non attribution de 52 repos doubles annuels à chaque cheminot(e).
L’audience au tribunal des Prud’hommes de Paris est fixée au 20 décembre 2011 (et au 6 mars pour le collège Encadrement).
Ces 902 dossiers sont issus de 19 régions SNCF, de plus de 80 établissements (ou direction/entité Fret) et représentent pas moins de 71 grades différents des métiers du Commercial Voyageurs, du Transport Mouvement, du Matériel, de l’Equipement, de la Traction, de la SUGE...
Pour les années 2006-2010, ces 902 cheminot(e)s totalisent 14 193 repos doubles volés, soit 28 386 jours! C’est un scandale!
Ces 902 nouveaux dossiers prud’homaux font suite à la « première vague » de 126 dossiers que la fédération SUD-Rail avait déposés en juin 2009, et pour lesquels la SNCF a été condamnée en septembre 2010 à indemniser 2194 repos doubles volés à ces cheminot(e)s, à hauteur de 180 € par repos double manquant.
Concernant les 126 dossiers pour lesquels la SNCF a été condamnée en septembre 2010, celle-ci s’est pourvue en Cassation et a fait Appel pour les dossiers dont l’indemnisation du préjudice était supérieure à 4000 €. Si les dossiers en Appel devraient être traités en 2012, la Cour de Cassation vient de rejeter le pourvoi de la SNCF au motif que celui-ci n’était pas admissible: une défaite de plus pour la direction de la SNCF!
Pour respecter le RH 0077 il faut des embauches!
En refusant de réaliser des embauches en nombre suffisant pour pouvoir appliquer le RH 0077, la direction nous contraint d’aller devant le Conseil des prud’hommes de Paris pour obtenir des réparations pour les agents qui se sont fait voler leurs droits. Si on applique l’indemnisation de 180 € par repos doubles manquants retenus dans la précédente condamnation, pour 14 193 repos doubles volés la facture s’élèverait cette fois-ci à 2 554 740 €.
Mais ne nous trompons pas de combat, la finalité n’est pas de monnayer nos repos volés, le but est bien de faire respecter notre réglementation du travail.
Partout le personnel manque : les postes non tenus et figés se multiplient et dégradent nos conditions de travail, les congés refusés ou décalés nous empêchent de profiter de notre temps libre, les formations reportées...
La direction fait aujourd’hui le choix de ne plus respecter sa réglementation, d’être condamnée et de devoir verser des dommages et intérêts plutôt que d’embaucher !
Oui, il y a urgence à embaucher, c’est le message qu’a porté la fédération SUD Rail lors de la dernière réunion de la Commission Nationale Mixte du 4 novembre 2011. Lors de cette réunion, la direction nous a présenté le bilan 2010 concernant l’attribution des 52 repos périodiques doubles : pas une région SNCF n’atteint la moyenne de 52 repos périodiques doubles en 2010!
La fédération SUD Rail est intervenue en séance auprès du représentant du ministère des Transports et de la direction SNCF pour demander que les embauches nécessaires soient réalisées.
La direction a refusé de répondre, ne présentant pour 2012 qu’un nouvel outil statistique pour un meilleur suivi de la non attribution des repos doubles... Elle espère sans doute, suite aux « Assises ferroviaires », la mise en place d’une nouvelle réglementation du travail au rabais, avec moins de droits pour les cheminot(e)s, et plus de bénéfices pour jouer au «Monopoly ferroviaire».
Défendons le RH0077 et son extension à tous les travailleurs du rail !
Si notre réglementation du travail est perfectible, il n’en demeure pas moins qu’elle doit être respectée : le RH 0077 assure des garanties, tant au niveau des conditions de travail et de sécurité pour les personnels, que la sécurité des circulations. L’arrivée de la concurrence, hier au Fret et demain au Voyageurs, avec la circulation du premier train privé le 11 décembre entre Paris et Venise, accélère le processus de casse de notre réglementation du travail. C’est ainsi que lors des « Assises ferroviaire », le représentant de Veolia n’a pas hésité à en appeler au gouvernement pour créer un nouveau cadre législatif !
Alors qu’elle devrait être prise comme la référence réglementaire et donc appliquée à l’ensemble des travailleurs du rail, notre réglementation du travail ne cesse de subir des attaques répétées de la part de ceux qui veulent développer le business dans le ferroviaire.
Refusons le dumping social. Le RH0077 doit être respecté à la SNCF et être étendu à tous les travailleurs du rail.
Le combat pour la défense de notre réglementation du travail est aussi celui de la défense de notre statut et de l’avenir d’un service public ferroviaire rendu par une entreprise publique.
Ne les laissons pas faire, mobilisons-nous !!!
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Réglementation du travail RH 0077 :
Défendons nos droits, ne lâchons rien !
En déterminant l’utilisation au travail et les périodes de repos, le RH0077 modèle notre quotidien, nos conditions de travail mais aussi de vie. Depuis son entrée en vigueur en 1999, cette réglementation du travail n’est pas appliquée par la direction, notamment en ce qui concerne l’attribution de 52 repos doubles annuels à chacun(e). La direction de la SNCF n'a qu'une hâte : profiter de l'ouverture à la concurrence du trafic Voyageurs pour remettre en cause la réglementation et imposer à tous une convention collective au rabais. A SUD-Rail, nous avons choisi de tout mettre en œuvre pour défendre notre réglementation du travail, en commençant par la faire appliquer à la SNCF, et en revendiquant sa généralisation à tous les travailleurs du rail.
La fédération SUD-Rail et 902 cheminots
saisissent les Prud’hommes
Le 28 septembre 2011, la fédération SUD-Rail a déposé 902 dossiers au Tribunal des Prud’hommes de Paris, pour non respect par la SNCF de la réglementation RH0077 et la non attribution de 52 repos doubles annuels à chaque cheminot(e).
L’audience au tribunal des Prud’hommes de Paris est fixée au 20 décembre 2011 (et au 6 mars pour le collège Encadrement).
Ces 902 dossiers sont issus de 19 régions SNCF, de plus de 80 établissements (ou direction/entité Fret) et représentent pas moins de 71 grades différents des métiers du Commercial Voyageurs, du Transport Mouvement, du Matériel, de l’Equipement, de la Traction, de la SUGE...
Pour les années 2006-2010, ces 902 cheminot(e)s totalisent 14 193 repos doubles volés, soit 28 386 jours! C’est un scandale!
Ces 902 nouveaux dossiers prud’homaux font suite à la « première vague » de 126 dossiers que la fédération SUD-Rail avait déposés en juin 2009, et pour lesquels la SNCF a été condamnée en septembre 2010 à indemniser 2194 repos doubles volés à ces cheminot(e)s, à hauteur de 180 € par repos double manquant.
Concernant les 126 dossiers pour lesquels la SNCF a été condamnée en septembre 2010, celle-ci s’est pourvue en Cassation et a fait Appel pour les dossiers dont l’indemnisation du préjudice était supérieure à 4000 €. Si les dossiers en Appel devraient être traités en 2012, la Cour de Cassation vient de rejeter le pourvoi de la SNCF au motif que celui-ci n’était pas admissible: une défaite de plus pour la direction de la SNCF!
Pour respecter le RH 0077 il faut des embauches!
En refusant de réaliser des embauches en nombre suffisant pour pouvoir appliquer le RH 0077, la direction nous contraint d’aller devant le Conseil des prud’hommes de Paris pour obtenir des réparations pour les agents qui se sont fait voler leurs droits. Si on applique l’indemnisation de 180 € par repos doubles manquants retenus dans la précédente condamnation, pour 14 193 repos doubles volés la facture s’élèverait cette fois-ci à 2 554 740 €.
Mais ne nous trompons pas de combat, la finalité n’est pas de monnayer nos repos volés, le but est bien de faire respecter notre réglementation du travail.
Partout le personnel manque : les postes non tenus et figés se multiplient et dégradent nos conditions de travail, les congés refusés ou décalés nous empêchent de profiter de notre temps libre, les formations reportées...
La direction fait aujourd’hui le choix de ne plus respecter sa réglementation, d’être condamnée et de devoir verser des dommages et intérêts plutôt que d’embaucher !
Oui, il y a urgence à embaucher, c’est le message qu’a porté la fédération SUD Rail lors de la dernière réunion de la Commission Nationale Mixte du 4 novembre 2011. Lors de cette réunion, la direction nous a présenté le bilan 2010 concernant l’attribution des 52 repos périodiques doubles : pas une région SNCF n’atteint la moyenne de 52 repos périodiques doubles en 2010!
La fédération SUD Rail est intervenue en séance auprès du représentant du ministère des Transports et de la direction SNCF pour demander que les embauches nécessaires soient réalisées.
La direction a refusé de répondre, ne présentant pour 2012 qu’un nouvel outil statistique pour un meilleur suivi de la non attribution des repos doubles... Elle espère sans doute, suite aux « Assises ferroviaires », la mise en place d’une nouvelle réglementation du travail au rabais, avec moins de droits pour les cheminot(e)s, et plus de bénéfices pour jouer au «Monopoly ferroviaire».
Défendons le RH0077 et son extension à tous les travailleurs du rail !
Si notre réglementation du travail est perfectible, il n’en demeure pas moins qu’elle doit être respectée : le RH 0077 assure des garanties, tant au niveau des conditions de travail et de sécurité pour les personnels, que la sécurité des circulations. L’arrivée de la concurrence, hier au Fret et demain au Voyageurs, avec la circulation du premier train privé le 11 décembre entre Paris et Venise, accélère le processus de casse de notre réglementation du travail. C’est ainsi que lors des « Assises ferroviaire », le représentant de Veolia n’a pas hésité à en appeler au gouvernement pour créer un nouveau cadre législatif !
Alors qu’elle devrait être prise comme la référence réglementaire et donc appliquée à l’ensemble des travailleurs du rail, notre réglementation du travail ne cesse de subir des attaques répétées de la part de ceux qui veulent développer le business dans le ferroviaire.
Refusons le dumping social. Le RH0077 doit être respecté à la SNCF et être étendu à tous les travailleurs du rail.
Le combat pour la défense de notre réglementation du travail est aussi celui de la défense de notre statut et de l’avenir d’un service public ferroviaire rendu par une entreprise publique.
Ne les laissons pas faire, mobilisons-nous !!!
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Leur dette, nous ne la paierons pas !
- par Marc
le 09/11/2011 • 19h59
Contre la casse du ferroviaire
- par Marc
le 03/11/2011 • 18h46
Contre la casse du ferroviaire:
construisons une vraie résistance sociale!!!
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